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la France n’a quasiment jamais été étrangère aux troubles populaires : en comptant émeutes, révoltes, jacqueries, insurrections et révolutions de toutes tailles, on parle de plusieurs dizaines d’épisodes par an en moyenne, avec certaines périodes où les soulèvements se comptaient par dizaines en quelques mois.
Au delà des problèmes et débats de ces manifestations.
Je ne vois pas comment tout cela peut être réglé.
Je ne vois aucunes de leurs revendications être satisfaites.
et je côtoie des jeunes ( collège, lycée) par mon travail, je discutent avec eux ils ne savent même pas pourquoi ils vont cramer des poubelles et se fritter avec les flics.
Mais par contre l'adrénaline et l'excitation de ses manifestations ça ils kiffent... wallah
Simplement : une augmentation du budget de l'éducation Nationale pour les écoles publiques (et pas les privées) afin de fournir les moyens nécessaires à l'éducation de nos enfants.
On y rajoute une petite démission de notre grosse cuve à pisse nationale et on aura déjà bien avancé sur le problème je trouve.
Et on fait ça comment maintenant qu'ils ont cramé un nouvel établissement à 70 millions ?
Leur envoyer plus de budget après ça, autant cramer les billets tout de suite ça ira plus vite.
Ce qui se passe actuellement est une conséquence de la diminution drastique du budget alloué. C'est donc les économies précédemment réalisées qui partent en fumée. Un investissement sur l'éducation ne me paraît pas lunaire. Si tu veux faire des mathématiques, compte l'argent que ça coûte d'envoyer les équipes de police/CRS/Brav-M etc partout en France avec la quantité de munitions qu'ils utilisent.
Ils se révoltent parce que l'Etat les néglige comme c'est le cas avec les pompiers, le personnel soignant, les agriculteurs etc etc. C'est clair que tu ne verras pas de manifestation de milliardaires vu comment ils se sont gavés pendant la même période.
Il y a un vrai problème de redistribution des richesses dans ce pays et ça n'est pas uniquement dû au système capitaliste dans lequel nous vivons, c'est une volonté politique claire et il est temps qu'ils en payent les conséquences.
Le budget de l’Éducation nationale n’a PAS baissé : il augmente régulièrement depuis des années. Après vérification, je ne trouve aucune donnée sérieuse montrant une baisse du budget sur la période récente.
Quant à l’idée de ne plus financer l’école privée sous contrat, c’est une fausse bonne idée. Le financement du privé n’est pas un “cadeau”, il est encadré par un contrat d’association : en échange de ce financement, les établissements privés doivent respecter les programmes de l’Éducation nationale et accueillir TOUS les élèves, quelle que soit leur confession ou leur absence de confession.
Ce cadre permet à l’État de garder un contrôle sur ce qui est enseigné.
C’est d’ailleurs pour cela que les écoles catholiques ne s’y opposent pas : elles acceptent ce contrôle. Pour les écoles islamiques, ils seraient bien emmerdés t si l’État décidait d’y mettre le nez. Car ces écoles ne respectent aucunement nos lois, nos programmes, notre culture.
Et si demain on arrêtait de financer le privé sous contrat, ce serait le bordel pour le public : des milliers d’élèves se retrouveraient à devoir intégrer des établissements déjà saturés et en manque de moyens.
Le réseau catholique représente environ 20 % des élèves en France. Même si seulement 5 % de ces familles n’avaient plus les moyens de financer une scolarité hors contrat, cela ferait déjà plusieurs milliers d’élèves supplémentaires à absorber dans le public,
Le privé c'est surtout des élèves qui coutent moins cher à l'Etat, t'inquiète pas qu'ils sont bien content que ces écoles existent.
Dans ce cas, comment expliquer l'état des bâtiments scolaires et la surcharge des classes dont tu parles ? Soit on dépense mal (les prix des bâtiments publiques sont une blague), soit on ne dépense pas uniformément par rapport aux besoins.
Les établissements privés restent le symbole d'une éducation à 2 vitesses avec un système privilégié pour des personnes qui ont les moyens. C'est peut-être intéressant financièrement mais en terme de mixité sociale c'est un problème. Mais je suis d'accord sur le besoin de les garder sous contrôle au niveau du contenu, les écoles hors programme (peu importe leur confession au passage) sont une dérive sectaire même si ça reste très minoritaire.
ATTENTION : les chiffres ci-dessous sont totalement fictifs et servent uniquement à expliquer le principe. Ne cherchez pas à les comparer aux vrais chiffres de l'Éducation nationale.
Imagine que tu diriges une école de 500 élèves avec 20 profs.
Année 1 : L'État/les collectivités te donnent 500 000 € pour faire fonctionner l'école.
Avec ça, tu peux payer l'électricité, le chauffage, l'entretien des bâtiments, le matériel, etc.
Tu termines l'année à l'équilibre : 500 000 € de dépenses pour 500 000 € de budget.
Année 2 : L'école passe à 600 élèves.
On augmente donc ton budget à 600 000 €.
Sur le papier, tu peux te dire : « Super, le budget a augmenté de 20 %. »
Sauf qu'entre-temps :
l'électricité ,les coûts d'entretien ,les matériaux, les salaires ont augmenté ,le bâtiment vieillit et coûte davantage à entretenir.
Imaginons que tes dépenses nécessaires soient désormais de 630 000 €.Tu as donc 600 000 € de budget pour 630 000 € de besoins. Tu dois commencer à faire des économies quelque part.
Année 3 : L'école passe à 700 élèves. Ton budget monte encore, à 700 000 €. Encore une fois, sur le papier, le budget augmente.
Mais tes besoins ont eux aussi augmenté : imaginons qu'il te faille maintenant 770 000 € pour maintenir exactement le même niveau de service. Tu dois donc économiser 70 000 €. Tu réduis alors certaines dépenses : entretien moins fréquent, travaux reportés, moins de matériel, postes non remplacés, classes plus chargées, etc.
Et c'est là qu'on arrive au paradoxe :
Le budget peut augmenter chaque année tout en ayant, dans les faits, de moins en moins de moyens disponibles pour assurer le même niveau de service.
Effectivement, j'ai fait quelques recherches entre temps et l'augmentation du budget ne suit pas l'inflation donc au final, il y a moins de moyens alloués parce que l'état rabote sur des besoins primaires comme l'éducation, la santé, les aides sociales etc.
Ils la méritent largement leur révolution mais le niveau de répression montre bien à quel point ils en ont peur et combien ils s'en foutent. C'est glaçant !
ladentduchat Asticot
Je ne vois pas comment tout cela peut être réglé.
Je ne vois aucunes de leurs revendications être satisfaites.
et je côtoie des jeunes ( collège, lycée) par mon travail, je discutent avec eux ils ne savent même pas pourquoi ils vont cramer des poubelles et se fritter avec les flics.
Mais par contre l'adrénaline et l'excitation de ses manifestations ça ils kiffent... wallah
Darkjul En réponse à ladentduchat Lombric
On y rajoute une petite démission de notre grosse cuve à pisse nationale et on aura déjà bien avancé sur le problème je trouve.
glurp En réponse à Darkjul LoMBriK addict !
Leur envoyer plus de budget après ça, autant cramer les billets tout de suite ça ira plus vite.
Darkjul En réponse à glurp Lombric
Ils se révoltent parce que l'Etat les néglige comme c'est le cas avec les pompiers, le personnel soignant, les agriculteurs etc etc. C'est clair que tu ne verras pas de manifestation de milliardaires vu comment ils se sont gavés pendant la même période.
Il y a un vrai problème de redistribution des richesses dans ce pays et ça n'est pas uniquement dû au système capitaliste dans lequel nous vivons, c'est une volonté politique claire et il est temps qu'ils en payent les conséquences.
ladentduchat En réponse à Darkjul Asticot
Quant à l’idée de ne plus financer l’école privée sous contrat, c’est une fausse bonne idée. Le financement du privé n’est pas un “cadeau”, il est encadré par un contrat d’association : en échange de ce financement, les établissements privés doivent respecter les programmes de l’Éducation nationale et accueillir TOUS les élèves, quelle que soit leur confession ou leur absence de confession.
Ce cadre permet à l’État de garder un contrôle sur ce qui est enseigné.
C’est d’ailleurs pour cela que les écoles catholiques ne s’y opposent pas : elles acceptent ce contrôle. Pour les écoles islamiques, ils seraient bien emmerdés t si l’État décidait d’y mettre le nez. Car ces écoles ne respectent aucunement nos lois, nos programmes, notre culture.
Et si demain on arrêtait de financer le privé sous contrat, ce serait le bordel pour le public : des milliers d’élèves se retrouveraient à devoir intégrer des établissements déjà saturés et en manque de moyens.
Le réseau catholique représente environ 20 % des élèves en France. Même si seulement 5 % de ces familles n’avaient plus les moyens de financer une scolarité hors contrat, cela ferait déjà plusieurs milliers d’élèves supplémentaires à absorber dans le public,
Le privé c'est surtout des élèves qui coutent moins cher à l'Etat, t'inquiète pas qu'ils sont bien content que ces écoles existent.
Darkjul En réponse à ladentduchat Lombric
Les établissements privés restent le symbole d'une éducation à 2 vitesses avec un système privilégié pour des personnes qui ont les moyens. C'est peut-être intéressant financièrement mais en terme de mixité sociale c'est un problème. Mais je suis d'accord sur le besoin de les garder sous contrôle au niveau du contenu, les écoles hors programme (peu importe leur confession au passage) sont une dérive sectaire même si ça reste très minoritaire.
Oblivionis En réponse à Darkjul Taret
ATTENTION : les chiffres ci-dessous sont totalement fictifs et servent uniquement à expliquer le principe. Ne cherchez pas à les comparer aux vrais chiffres de l'Éducation nationale.
Imagine que tu diriges une école de 500 élèves avec 20 profs.
Année 1 : L'État/les collectivités te donnent 500 000 € pour faire fonctionner l'école.
Avec ça, tu peux payer l'électricité, le chauffage, l'entretien des bâtiments, le matériel, etc.
Tu termines l'année à l'équilibre : 500 000 € de dépenses pour 500 000 € de budget.
Année 2 : L'école passe à 600 élèves.
On augmente donc ton budget à 600 000 €.
Sur le papier, tu peux te dire : « Super, le budget a augmenté de 20 %. »
Sauf qu'entre-temps :
l'électricité ,les coûts d'entretien ,les matériaux, les salaires ont augmenté ,le bâtiment vieillit et coûte davantage à entretenir.
Imaginons que tes dépenses nécessaires soient désormais de 630 000 €.Tu as donc 600 000 € de budget pour 630 000 € de besoins. Tu dois commencer à faire des économies quelque part.
Année 3 : L'école passe à 700 élèves. Ton budget monte encore, à 700 000 €. Encore une fois, sur le papier, le budget augmente.
Mais tes besoins ont eux aussi augmenté : imaginons qu'il te faille maintenant 770 000 € pour maintenir exactement le même niveau de service. Tu dois donc économiser 70 000 €. Tu réduis alors certaines dépenses : entretien moins fréquent, travaux reportés, moins de matériel, postes non remplacés, classes plus chargées, etc.
Et c'est là qu'on arrive au paradoxe :
Le budget peut augmenter chaque année tout en ayant, dans les faits, de moins en moins de moyens disponibles pour assurer le même niveau de service.
Darkjul En réponse à Oblivionis Lombric
Ils la méritent largement leur révolution mais le niveau de répression montre bien à quel point ils en ont peur et combien ils s'en foutent. C'est glaçant !
Oblivionis Taret