La guerre moderne

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La vidéo illustre le paysage contemporain de la guerre des drones, dominé par des engins aériens légers et bon marché qui transforment radicalement les combats terrestres. On y voit des scènes de combats saturés de fumées, d’explosions et de traînées de feu, avec des véhicules blindés en mouvement, des positions fortifiées, des structures en flammes et des drones opérant à basse altitude. Ces images, probablement issues d’un exercice militaire plutôt que d’un engagement réel en raison de leur rythme continu et de leur cadrage soigné, mettent en lumière les armes et tactiques qui caractérisent les fronts actuels, notamment ceux du conflit russo-ukrainien.

Parmi les innovations les plus marquantes figurent les « dragon drones », aussi appelés drones-dragons ou Dracarys. Il s’agit de drones multirotors pilotés en vue subjective (FPV) équipés de canisters de thermite, un mélange de poudre d’aluminium et d’oxyde de fer. Une fois allumée, la réaction produit du fer fondu à des températures comprises entre 2 000 et 2 500 °C, qui s’écoule ou est projeté en pluie de feu sur les cibles. Apparus en Ukraine à l’été et à l’automne 2024, ces engins ont rapidement été imités par la Russie. Leur utilité principale réside dans leur capacité à brûler la végétation et les couverts naturels qui dissimulent les positions ennemies, à pénétrer dans les tranchées, dugouts et abris pour y consumer l’oxygène, incendier le matériel et infliger des brûlures catastrophiques, ou encore à endommager des véhicules blindés, y compris ceux protégés par des grilles ou des tôles improvisées. Le thermite n’étant pas un explosif mais un incendiaire auto-entretenu difficile à éteindre, il se révèle particulièrement efficace contre les fortifications et les stocks de munitions à un coût très faible, tout en générant un fort impact psychologique.

Ces drones-dragons ne sont pas exactement le « napalm moderne », même s’ils appartiennent à la même famille d’armes incendiaires. Le napalm est un gel de pétrole ou d’essence épaissi qui adhère aux surfaces et brûle avec des flammes ouvertes à des températures bien plus basses (autour de 800-1 200 °C), créant de vastes incendies de zone. Le thermite, lui, produit du métal en fusion capable de percer l’acier, de brûler sous l’eau et de concentrer une chaleur extrême sur un point précis, ce qui le rend plus adapté à la destruction de matériel et de fortifications qu’à la création d’incendies de masse. Les sources spécialisées les classent souvent ensemble (avec le phosphore blanc) comme agents incendiaires, et certains effets tactiques se ressemblent – notamment contre les véhicules –, mais la chimie et le mode d’action restent distincts. Le thermite délivré par drone offre surtout une précision et une capacité de pénétration que le napalm classique n’avait pas.

Au-delà de ces drones incendiaires, d’autres nouveautés ont profondément modifié les modes d’engagement. Les drones FPV kamikazes, petits et produits en masse, permettent des frappes précises et économiques contre chars, véhicules, infanterie ou positions. Les versions à fibre optique, guidées par un câble ultra-fin plutôt que par radio, contournent totalement le brouillage électronique et offrent une image haute définition stable même dans des zones saturées de guerre électronique. Ces systèmes, d’abord déployés à grande échelle en 2024-2025, ont vu leur portée progressive s’étendre jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres. On trouve également des charges thermobaric ou improvisées adaptées aux drones, qui maximisent l’effet de souffle et de chaleur dans les espaces confinés, ainsi que des améliorations en guidage terminal par intelligence artificielle pour compenser les pertes de signal en phase finale.

Ces technologies rendent le champ de bataille plus transparent et plus létal à faible coût : un opérateur distant peut neutraliser des cibles coûteuses avec des engins disposables, forçant une adaptation constante des défenses (filets anti-drones, brouilleurs, barrières mécaniques). La production massive, souvent à l’échelle industrielle, et la rapidité d’innovation des deux camps illustrent une révolution tactique où la densification des drones aériens redéfinit la survivabilité des forces au sol.

Envoyé par Flaneur le 4 octobre 2026 à 16h51

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HansKARSH Vermisseau

Monde de merde...
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Nioa Vermisseau

Incroyablement terrifiant !
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BonPublic Vermisseau

Quelle technologie !

Et quand je pense qu'il y a encore des lunettes de WC qui ne tiennent pas et qui retombent alors qu'on est en train de pisser.
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KukuLele Vermisseau

Mais arrêtez !! C'est super sexy la guerre, demandez à notre Président ou à Barrot ce qu'ils en pensent... Ils nous y préparent comme Alexis Le Rossignol s'est préparé dans les zonzons mexicaines...
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Tuveuxvoirmabique Vermisseau

Vivement que la commission européenne et sa sérénissime présidente n'importe ceci jusqu'à chez nous pour défendre nos valeurs.
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Bidon85 Vermisseau

Tout ça avec des machines à laver en plus. Alors imaginez ce qu'ils pourraient faire avec des vraies technologies.
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trucmoi En réponse à Bidon85 Ver d'os

La mienne elle fait pas ça. J'ai du me faire avoir en l'achetant.
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jeanbb En réponse à trucmoi Vermisseau

Mets un parpaing dedans tu va voir! New feature znab'zd!
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Ezellar Lombric Shaolin

Alors, déjà, ça me donne envie de vomir.
Et ensuite, je me rappelle qu'il faut bien que je débranche mon chargeur USB pour sauver le climat.
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RegisTered Vermisseau

ces images montrent des exercices militaires russes conjoints avec 7 autres pays dont le Pakistan, la Biélorussie et la Chine, qui se sont déroulés en aout 2026
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titouille En réponse à RegisTered

De ce que je peux comprendre, la ligne de front actuelle ne ressemble pas du tout à ça. Tout le monde est planqué dans son abri, y'a pas de véhicules, tout est surveillé par des drones d'observation, et un "truc" qui bouge se fait dégommer en quelques minutes par un FPV.

Là, c'est un démonstration de ce que pourrait être une opération de mouvement, mais ça semble plutôt être une démonstration de force, mettre pleins de trucs qui pètent dans tous les sens, qu'un exercice d'entraînement tactique.

Après, la guerre n'était pas mieux avant en terme de boucherie. Le front de l'est, durant la 2ème GM, avait fait 15 millions de morts chez les soldats des deux camps, en 4 ans.
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john5

Sweet man-made horrors beyond my comprehension...
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Black Lombric

Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque.
Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum chacun dans son camp, il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes.
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