En pj de la fiche tinder ?

**En Irlande, la récente « Jennie’s Law » (Domestic Violence Judgments Register Act 2026) crée un registre public des jugements pour les personnes condamnées pour des violences conjugales graves (contre un partenaire ou ex-partenaire), accessible en ligne via le site des Courts Service.**

Toute personne peut y consulter un nom (sous réserve du consentement de la victime pour l’inscription, et pour des infractions graves jugées sur indictment). L’inscription n’est pas systématique mais doit se généraliser ; un condamné peut demander le retrait après 3 ans (décision discrétionnaire du tribunal). Cette mesure, portée après le meurtre de Jennifer Poole (poignardée en 2021 par son ex-conjoint déjà condamné pour violences sur une précédente partenaire), vise à prévenir de nouvelles victimes en permettant de vérifier un antécédent avant ou pendant une relation.

**En France, il n’existe pas d’équivalent public : aucun fichier national ouvert à tous permettant de vérifier librement le nom d’une personne condamnée pour violences conjugales.** Les condamnations figurent au casier judiciaire (non public ; accessible surtout à la personne concernée, à certaines autorités ou dans des contextes professionnels limités) et, pour certaines infractions sexuelles ou violentes, au FIJAIS (fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes), réservé aux autorités judiciaires et de police.

Un portail interne (PVIF) facilite le partage d’informations entre services de police/justice sur les auteurs de violences intrafamiliales, mais il n’est pas accessible au public. La protection repose plutôt sur des outils ciblés : ordonnances de protection (délivrées rapidement par le juge aux affaires familiales, parfois en 24 h en urgence), bracelets anti-rapprochement, téléphones grave danger, pôles spécialisés dans les tribunaux, information des victimes sur les libérations, et un durcissement des poursuites et peines.

Ainsi, l’Irlande opte pour une transparence préventive large (avec garde-fous comme le consentement de la victime et la possibilité de radiation), tandis que la France privilégie des mécanismes de protection et de suivi réservés aux institutions, sans ouverture d’un registre consultable par n’importe qui.

**En Irlande, la récente « Jennie’s Law » (Domestic Violence Judgments Register Act 2026) crée un registre public des jugements pour les personnes condamnées pour des violences conjugales graves (contre un partenaire ou ex-partenaire), accessible en ligne via le site des Courts Service.**

Toute personne peut y consulter un nom (sous réserve du consentement de la victime pour l’inscription, et pour des infractions graves jugées sur indictment). L’inscription n’est pas systématique mais doit se généraliser ; un condamné peut demander le retrait après 3 ans (décision discrétionnaire du tribunal). Cette mesure, portée après le meurtre de Jennifer Poole (poignardée en 2021 par son ex-conjoint déjà condamné pour violences sur une précédente partenaire), vise à prévenir de nouvelles victimes en permettant de vérifier un antécédent avant ou pendant une relation.

**En France, il n’existe pas d’équivalent public : aucun fichier national ouvert à tous permettant de vérifier librement le nom d’une personne condamnée pour violences conjugales.** Les condamnations figurent au casier judiciaire (non public ; accessible surtout à la personne concernée, à certaines autorités ou dans des contextes professionnels limités) et, pour certaines infractions sexuelles ou violentes, au FIJAIS (fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes), réservé aux autorités judiciaires et de police.

Un portail interne (PVIF) facilite le partage d’informations entre services de police/justice sur les auteurs de violences intrafamiliales, mais il n’est pas accessible au public. La protection repose plutôt sur des outils ciblés : ordonnances de protection (délivrées rapidement par le juge aux affaires familiales, parfois en 24 h en urgence), bracelets anti-rapprochement, téléphones grave danger, pôles spécialisés dans les tribunaux, information des victimes sur les libérations, et un durcissement des poursuites et peines.

Ainsi, l’Irlande opte pour une transparence préventive large (avec garde-fous comme le consentement de la victime et la possibilité de radiation), tandis que la France privilégie des mécanismes de protection et de suivi réservés aux institutions, sans ouverture d’un registre consultable par n’importe qui.

Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 15h21

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Flaneur Ver TikToké

Précision : la victime donne uniquement son consentement au moment de l’inscription du nom sur le registre ; ensuite elle n’intervient plus, et le condamné y reste au minimum trois ans (il ne peut demander le retrait qu’après ce délai, sous réserve de l’accord du tribunal).
+ 5 -

le-long-brick Longbric

C'est Barbe-bleue qui va pas être content...
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coraumonts Vermisseau

Encore une façon de stigmatiser les roux !!! C'est un scandale !
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pyjman Vermisseau

Une très bonne chose je trouve.
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trucmoi Ver d'os

Tant qu'à faire, autant directement guillotiner les gens dans la rue ou leur filer un couteau pour se killer eux même, ça irait plus vite et ça fera du spectacle.

Je ne vois pas comment une telle loi peut bien tourner :
- les fausses accusations intentionnelles existent, surtout en cas de conflits dans le couple. Je n'aimerais pas être à la place de celui ou celle qui est condamnée à tort.

- c'est la mort sociale assurée pour la personne figurant dans ces registres publics. Qui veut embaucher une personne qui figure dedans, quand on a le choix de prendre quelqu'un d'autre ? Ou même avoir un locataire apparaisse dans ces registres ? En quoi mettre les personnes encore plus dans la mer**, ça va les inciter à se réinsérer et à ne plus récidiver ?

- les condamnés ET leurs proches risquent de se prendre du harcèlement et de la justice sociale dans la face toute leur vie et de devenir elles mêmes des victimes. Tout le monde peut voir que tu es le frère/soeur/oncle/parent/etc de celui qui a commis des actes de violences conjugales.

- le fait que ce soit la victime qui ait le choix de devenir bourreau, en mettant ou non le nom de la personne qui lui a faite subite ces violences, c'est clairement donner le droit au chantage et à la vengeance à victime sous couvert d'une fausse protection. Je dirais même que ça peut être une pression supplémentaire à ne pas dénoncer un conjoint/e violant en cas d'emprise, parce qu'il y a souvent une culpabilité de la victime à ne pas vouloir dénoncer le conjoint violant par peur des conséquences. C'est ouvertement une incitation à se faire justice soit même.

Je n'ose même pas imaginer l'impact que ça peut avoir sur les victimes qui décident de ne pas mettre le nom dans le registre (exemple par peur de représailles, par pité pour le condamné etc), en cas de récidive. Risque de suicide pour la victime qui n'a pas protégé les suivantes, alors que les situations sont souvent beaucoup plus complexes.

- une personne qui se met en couple avec une autre figurant sur la liste et qui se fait violenter à son tour, on va lui dire que c'est de sa faute parce qu'elle n'avait cas vérifier ? Du coup, faudra constamment vérifier les infos sur tout le monde tout le temps ? Bonjour la paranoïa...

- on va faire pareil avec les autres délits/crimes ? On va laisser les pédophiles en liberté avec un bandeau marqué "pédophile, démerdez vous avec" ? Normalement quelqu'un de dangereux ou qui présente un risque pour les autres, le mieux c'est pas de trouver une autre solution mieux adaptée pour éviter les problèmes style un suivi après condamnation, ou une prolongation de la condamnation ?
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Procrastinateur En réponse à trucmoi Vermisseau

Je ne suis pas 100% d'accord avec toi, mais je te plusse
Tes arguments se tiennent sauf celui des fausses déclarations, pour être inscrit il faut que le conjoint soit condamné donc bon...
On peut aussi objecter que c'est mieux de pouvoir confirmer une crainte avant que ça ne devienne grave donc il y a une utilité à cette publication
Mais quoi qu'il arrive, c'est effectivement la prévention par l'éducation des le plus jeune âge et surtout la prise en compte des plaintes et le suivi de celles ci

Un fichier du "trop tard" c'est commune condamnation à perpétuité des 3,5% des délinquants sexuels attrapés, ça donne l'impression qu'on prend le sujet au sérieux mais ça ne change rien pour la prévention des crimes
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