Quand tu demandes un crédit immobilier, le banquier ne sort pas d’un coffre-fort des billets déjà existants pour te les prêter. Il crée purement et simplement de l’argent nouveau en inscrivant une ligne de crédit sur ton compte : d’un côté il crédite ton solde du montant du prêt (disons 300 000 €), de l’autre il inscrit une créance équivalente dans ses livres. Cet argent n’existait nulle part une seconde plus tôt ; il naît au moment où le banquier appuie sur la touche « valider ».
C’est le principe de la création monétaire par le crédit (ou « monnaie endogène ») : les banques commerciales ne prêtent pas l’épargne des déposants comme on l’imagine souvent, elles génèrent la quasi-totalité de la monnaie scripturale en circulation. Les réserves obligatoires auprès de la banque centrale ne servent qu’à freiner un peu le processus, mais elles n’empêchent pas la création. Résultat : tu reçois de l’argent « frais », tu l’utilises pour acheter le bien, le vendeur le dépose dans sa banque, et le cycle continue.
Le côté vraiment vertigineux, c’est que tu devras ensuite rembourser non seulement ce capital inventé, mais aussi les intérêts. Or ces intérêts, eux, n’ont pas été créés en même temps que le prêt. Pour les trouver, il faut que d’autres crédits soient accordés ailleurs dans l’économie, sinon la masse monétaire ne suffit pas à couvrir toutes les dettes. C’est pourquoi le système repose sur une croissance permanente de l’endettement : sans nouveaux prêts, le remboursement des anciens devient mathématiquement impossible pour tout le monde.
Bref, le banquier n’a pas « prêté » de l’argent qu’il possédait ; il a transformé ta promesse de remboursement en monnaie réelle, et c’est cette simple écriture comptable qui fait tourner l’économie moderne.
Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 10h15
GruikMan Vermisseau
le-long-brick Longbric
timotheo Vermisseau
J'ai un compte June (Ğ1). C'est une monnaie libre, qui n'est pas indexé sur l'euro. Le concept est intéressant. La création de monnaie se fait automatiquement par le versement d'un dividende universel quotidien, reversé à tout les membres.
Jackyzgood Lombric
La dernière fois que j'ai voulu mettre en place une pyramide de Ponzi on m'a dis que c'était illégal ...
Mabritte Vermisseau
Enderion En réponse à Mabritte Vermisseau
Ombreloup Lombric Shaolin
Weng-Weng En réponse à Ombreloup Lombrico de la Cruz
Cyclomore En réponse à Weng-Weng Vermisseau
Et encore, l'exemple que je montre à clairement donné de la visibilité à un groupe turc autrement assez confidentiel.
Dans la plupart des cas, c'est juste de "l'inspiration".
Mais si tu pose la question à YT il te dira qu'il gère, et qu'il reverse équitablement sans entraver la créativité.
J'ai quelques doutes, beaucoup de questions, et aussi quelques données à partager. Si il y à des gens qui ont envie de discuter... Pendant une brève période j'ai eu les deux casquette : Annonceur sur YT et possesseur d'une vidéo monétisée.
KukuLele Vermisseau
Enderion En réponse à KukuLele Vermisseau
Enderion Vermisseau
Dit comme ça c'est faut. L'argent tourne. Les intérêts servent à rémunérer les banquiers (et les actionnaires de la banque aussi). Une fois rémunérés, ils vont dépenser cet argent ou épargner, ce qui fait tourner l'argent et pourra servir à rembourser le capital et les intérêts de prêts. Donc sur cette base, il n'y a pas besoin d'avoir d’augmentation de la masse monétaire.
Les problèmes sont plutôt que : 1) il y a une augmentation de la population ce qui nécessite une augmentation de la masse monétaire pour éviter une déflation, 2) l'augmentation de la masse monétaire induit une inflation. L'inflation est une bonne chose car les prêts bancaire se font à montants remboursés constants. Or, au fur et à mesure de l'inflation (et de la hausse des revenus associée), il est de plus en plus facile de remboursé les prêts. Une déflation provoquerait l'effet inverse. 3) Les défauts de remboursements créés un vide dans la monnaie centrale des banques (puisque celles-ci doivent donner de la monnaie centrale quand l'argent créé ex-nihilo quitte la banque ; elle n'ont pas de monnaie centrale en retour en cas de défaut de remboursements). Ce point est compensé par l'augmentation de la masse monétaire et l'inflation associée.