Nourriture

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Oui, le chiffre de 40 % de gaspillage alimentaire est globalement crédible et souvent cité au niveau mondial et européen, y compris en France, même s’il varie selon les sources et les définitions (de la production à la consommation).

Ce n’est pas un chiffre officiel « France seulement », mais il reflète une réalité bien documentée : selon la FAO et diverses études européennes, environ un tiers à 40 % des aliments produits dans le monde (pour l’alimentation humaine) sont perdus ou gaspillés entre la ferme et l’assiette. En France, les estimations varient entre 20-30 % au niveau national (selon l’ADEME et le Ministère de l’Agriculture) jusqu’à des pics plus élevés dans certaines filières ou si on inclut les pertes en amont (champs non récoltés pour raisons esthétiques, normes commerciales, etc.). Le président de Kokopelli cité dans la vidéo pointe un scandale structurel : injonction à produire toujours plus alors qu’une part massive est gaspillée.

### Détail des chiffres en un paragraphe
En France, la production alimentaire est abondante grâce à son agriculture puissante (premier producteur européen), mais le gaspillage reste massif : on estime que environ 30 % de la nourriture produite n’atteint pas l’assiette des consommateurs, avec des pertes réparties entre 10-15 % à la production/transformation, 10-20 % chez les distributeurs et restaurateurs, et le reste chez les ménages (environ 150 kg par personne et par an, dont une partie encore comestible). À l’échelle européenne et mondiale, le fameux 40 % inclut souvent les pertes post-récolte dans les pays en développement et les gaspillages des pays riches. En amont (production et transformation), une part importante est détruite ou perdue pour plusieurs raisons : normes esthétiques strictes (fruits et légumes calibrés, sans taches ou de taille uniforme, ce qui rejette 10-30 % des récoltes selon les cultures comme les pommes, carottes ou tomates), surproduction volontaire pour garantir les contrats avec la grande distribution, aléas climatiques non valorisés, prix trop bas à la ferme incitant au non-récolte, et pertes lors de la transformation (emballages, calibrage). Des études montrent que ces pertes en amont représentent souvent 20 à 40 % dans certaines filières fruitières et légumières. En France, des initiatives comme la loi Garot (2016) contre le gaspillage en grande distribution ont permis des progrès, mais le problème persiste du fait des normes cosmétiques, des dates de péremption, des surstocks et des habitudes de consommation. Des sources comme l’ADEME indiquent que réduire ce gaspillage de moitié pourrait nourrir des millions de personnes supplémentaires sans augmenter les surfaces cultivées. La France produit donc significativement trop par rapport à ce qui est réellement consommé, avec une surproduction effective autour de 20 à 40 % selon les filières, ce qui représente un gaspillage structurel important en ressources (eau, terre, intrants) et une perte économique majeure.

Le paradoxe de l’offre surabondante et des prix élevés s’explique par le fait que la logique classique de l’offre et de la demande est fortement distordue par les intermédiaires : la grande distribution et les centrales d’achat captent l’essentiel de la valeur ajoutée, les normes strictes et les contrats de volume obligent à une surproduction systématique (pour sécuriser l’approvisionnement), tandis qu’une partie importante est détruite ou retirée du marché pour maintenir les cours (éviter l’effondrement des prix à la production). Résultat : l’abondance profite peu au consommateur final, les marges sont concentrées en aval, et les prix restent élevés malgré le gaspillage massif.

Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 12h16

4 commentaires

         

 

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coraumonts Vermisseau

En cherchant, je trouve des chiffres différents. On trouve bien 40%, mais pas de la même chose : 40% des déchets alimentaires viennent des ménages. Les déchets représentent 9,7 millions de tonnes, contre une production agricole de 128 millions (hors élevage), soit 7,5% de la production primaire végétale. Je pense que la personne a mélangé les chiffres.

Ca n'empêche que ça reste trop. D'autant plus que la France est un des mauvais élèves de l'Europe, principalement sur les étapes de transformation et de consommation à domicile.

Ressources :
- production de déchets France vs Europe : https://www.sta...opeenne-en-2023
- production agricole France : https://fr.wiki...tions_agricoles

Désolé si tu as déjà cité certains de ces éléments, mais ton texte est trop tassé pour capter tous les détails.
Image de coraumonts
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GruikMan En réponse à coraumonts Vermisseau

En cherchant dans les poubelles tu peux bouffer gratis... Mais c'est menu imposé...
Sinon y a plan quinquennal ...
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Mabritte Vermisseau

il n'y a pas que l'alimentaire : le textile et pas mal de produits manufacturés sont détruits avant utilisation ....
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GruikMan Vermisseau

Après les restos du coeur, les restos de la poubelle !!!
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