L’union européenne donne son feu vert aux centres de retours pour les immigrés illégaux refusés par leur pays

À l’instar d’autres pays ayant déjà externalisé une partie de leur politique migratoire (comme l’Australie avec certains dispositifs de traitement hors de son territoire), l’Union européenne vient de valider un accord politique qui ouvre la possibilité de “centres de retour” dans des pays tiers. Il ne s’agit donc pas d’un système unique au monde, ni d’un dispositif déjà en place à ce stade, mais d’un principe général encore en phase de négociation et de mise en œuvre.

Les pays refusent parfois de reprendre leurs ressortissants expulsés parce qu’ils ne coopèrent pas toujours avec les autorités consulaires, notamment en retardant ou refusant la délivrance de laissez-passer nécessaires au retour. Dans d’autres cas, la réadmission est compliquée par des difficultés d’identification ou par des documents d’état civil incomplets, ce qui rend les procédures d’expulsion plus longues et plus incertaines. Il peut aussi exister des raisons politiques ou diplomatiques, certains États considérant ces retours comme peu prioritaires.

Les pays tiers mentionnés dans le débat public restent à ce stade des pistes et non des choix arrêtés, avec des exemples souvent cités comme certains États des Balkans occidentaux (par exemple l’Albanie ou la Serbie) ou des pays parfois évoqués dans d’autres coopérations migratoires comme la Tunisie ou l’Égypte. Dans ces scénarios encore en discussion, les personnes pourraient être placées en rétention administrative dans ces centres en attendant leur retour vers leur pays d’origine, mais les conditions exactes (durée de détention, garanties juridiques, niveau de contrôle et rôle des autorités européennes) ne sont pas encore définies et dépendront des futurs accords bilatéraux et de leur application concrète.

Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 13h43

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LeFreund Versecuté

Un pas en avant, deux en arrière... Le jour ou l'union européenne introduira une sorte de green card pour couper l'herbe sous le pied des passeurs et offrir une chance équitable à tout le monde, y aura plus besoin de toutes ces conneries mais visiblement il y a trop d'argent en jeu...
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Bidon85 En réponse à LeFreund Vermisseau

Déjà, simplement "consigner" les visa. La personne ne repart pas dans son pays d'origine ? Une place bloquée.
Une personne entrée illégalement sur le territoire Français ne peut pas être expulsé car le pays d'origine traîne des pieds ? on lui attribue un visa expiré et donc ça fait encore une place de moins pour le pays concerné.
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