L’union européenne donne son feu vert aux centres de retours pour les immigrés illégaux refusés par leur pays

À l’instar d’autres pays ayant déjà externalisé une partie de leur politique migratoire (comme l’Australie avec certains dispositifs de traitement hors de son territoire), l’Union européenne vient de valider un accord politique qui ouvre la possibilité de “centres de retour” dans des pays tiers. Il ne s’agit donc pas d’un système unique au monde, ni d’un dispositif déjà en place à ce stade, mais d’un principe général encore en phase de négociation et de mise en œuvre.

Les pays refusent parfois de reprendre leurs ressortissants expulsés parce qu’ils ne coopèrent pas toujours avec les autorités consulaires, notamment en retardant ou refusant la délivrance de laissez-passer nécessaires au retour. Dans d’autres cas, la réadmission est compliquée par des difficultés d’identification ou par des documents d’état civil incomplets, ce qui rend les procédures d’expulsion plus longues et plus incertaines. Il peut aussi exister des raisons politiques ou diplomatiques, certains États considérant ces retours comme peu prioritaires.

Les pays tiers mentionnés dans le débat public restent à ce stade des pistes et non des choix arrêtés, avec des exemples souvent cités comme certains États des Balkans occidentaux (par exemple l’Albanie ou la Serbie) ou des pays parfois évoqués dans d’autres coopérations migratoires comme la Tunisie ou l’Égypte. Dans ces scénarios encore en discussion, les personnes pourraient être placées en rétention administrative dans ces centres en attendant leur retour vers leur pays d’origine, mais les conditions exactes (durée de détention, garanties juridiques, niveau de contrôle et rôle des autorités européennes) ne sont pas encore définies et dépendront des futurs accords bilatéraux et de leur application concrète.

Envoyé par Flaneur le 2 juin 2026 à 13h43

+ 0 -

LeFreund Versecuté

Un pas en avant, deux en arrière... Le jour ou l'union européenne introduira une sorte de green card pour couper l'herbe sous le pied des passeurs et offrir une chance équitable à tout le monde, y aura plus besoin de toutes ces conneries mais visiblement il y a trop d'argent en jeu...
+ 2 -

Bidon85 En réponse à LeFreund Vermisseau

Déjà, simplement "consigner" les visa. La personne ne repart pas dans son pays d'origine ? Une place bloquée.
Une personne entrée illégalement sur le territoire Français ne peut pas être expulsé car le pays d'origine traîne des pieds ? on lui attribue un visa expiré et donc ça fait encore une place de moins pour le pays concerné.
+ -2 -

GruikMan En réponse à Bidon85 Vermisseau

Et on supprime toutes les subventions et aides a ces mêmes pays d'ailleurs... Ainsi que toute procédure regroupement familial ou autres visas. Nada.
+ 0 -

Bidon85 En réponse à GruikMan Vermisseau

Sauf que cela signifierait que tu ne peux plus utiliser ces aides ou subventions comme moyen de pression sur les actions auxquels elles sont assignées. Et certaines des ces aides sont même dépensées en France comme les bourses étudiantes.

Dans ma proposition, l'action est sur le même sujet. Si le pays veut du flux (étudiants, travailleurs saisonnier, stages, travailleurs expatrié ...), il doit reprendre ou faire revenir ses ressortissants et on lui laisse la souveraineté des méthodes.
+ 0 -

GruikMan En réponse à Bidon85 Vermisseau

Oui c'est la même idée...mais en plus drastique, si ça bloque sur un cas on stoppe tout jusqu'au déblocage de ce cas.
Y aura dans le lot un fils a papa qui sera pas content et fera peut être bouger les choses..
+ 0 -

Bidon85 En réponse à GruikMan Vermisseau

Ce n'est pas "plus drastique", au contraire.
Tu suspends une aide qui n'a rien à voir ? Les algériens vont dire "ok, on arrête ce à quoi l'aide était destiné". Donc non seulement tu n'atteins pas ton objectif mais pire, tu perds les avantages que tu avais.

Tu suspend les aides ? Le fils à papa n'en a rien à faire, il est capable de payer ses études, son trajets ...

Avec ma méthode, les fils à papa ont plus de chances d'être rejetés par manque de place et eux ont les moyens de faire pression sur leurs gouvernements.
Tu évites aussi les accusations comme quoi tu fais du chantage. Si le pays étranger n'arrive plus a obtenir des visas pour ses ressortissants car visas non libérés par le départ des personnes, ce n'est pas la faute de la France mais du pays qui ne veut pas reprendre ces personnes.

L'effet est peut-être un peu plus long mais sûrement plus efficace.
+ 0 -

GruikMan En réponse à Bidon85 Vermisseau

C'est pas du chantage, c'est un prêté pour un vomi !!
Inscrivez-vous ou Connectez-vous pour envoyer un commentaire
51