Immigration illégale : l’UE serre la vis

## **Expulsions : l'Europe serre la vis sans rupture idéologique, malgré les pays récalcitrants**

Ce vote du Parlement européen du 26 mars 2026 (389 pour, 206 contre, 32 abstentions) mandate officiellement le lancement de négociations trilogues avec le Conseil de l'UE et la Commission européenne pour adopter un nouveau règlement sur le retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, remplaçant la directive "retour" de 2008. Concrètement, cela signifie que le Parlement donne son feu vert à sa position négociée en commission (déjà adoptée début mars), autorisant ses négociateurs à entrer en discussions contraignantes avec les États membres pour trouver un compromis final. Ce n'est pas encore une loi adoptée, mais une étape décisive : les trilogues (souvent secrets) viseront à fusionner les positions des trois institutions d'ici quelques mois, potentiellement fin 2026, avant un vote final en plénière et publication au Journal officiel pour une application progressive en 2027-2028. Pour pallier les refus des pays d'origine (comme l'Algérie ou le Maroc qui bloquent souvent les laissez-passer), le texte renforce les pressions diplomatiques (réduction de visas, aide au développement conditionnée), crée des centres de retour hors UE en pays tiers coopératifs (ex. : Albanie pour l'Italie), et prévoit des expulsions vers des transit alternatifs ou des retours volontaires incités financièrement (jusqu'à 2 000 €).

Ce nouveau règlement sur le retour des migrants irréguliers représente un durcissement explicite et concret de la politique migratoire européenne, mais dans la continuité d'une évolution progressive amorcée par la directive "retour" de 2008 et le Pacte sur la migration et l'asile (effectif depuis 2026), plutôt qu'un véritable changement de paradigme qui renverserait les principes fondamentaux. Il intensifie massivement les contrôles frontaliers, impose une solidarité mécanique entre États membres et booste l'efficacité des expulsions (visant à passer d'un taux d'exécution de 20% à un objectif bien plus élevé, potentiellement doublé), via la reconnaissance mutuelle des décisions de retour (un ordre d'expulsion émis en France s'applique automatiquement en Italie sans réexamen), des détentions administratives prolongées jusqu'à 24 mois pour les récalcitrants qui fuient ou s'opposent, et des centres de retour externalisés hors UE (comme les plateformes en Albanie testées par l'Italie pour accélérer les départs). Les critiques divergent fortement : la droite (PPE, ECR) y voit une victoire historique pour une approche "ferme et efficace" face aux flux migratoires massifs (Syrie, Ukraine, Afrique), tandis que la gauche, les ONG et les Verts dénoncent une "usine à déportations" inhumaine risquant des zones de non-droit dans les centres externalisés, avec des recours non suspensifs qui bafouent les droits humains ; les centristes/libéraux saluent un équilibre pragmatique entre sécurité accrue et protection minimale des cas légitimes. Au final, il s'agit d'une intensification sécuritaire pragmatique et mesurée, sans rupture des fondements (solidarité UE et droits fondamentaux minimaux).

Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 14h03

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IPZ Vermisseau

Pas de post sur le fait que pour le moment Ursula bloque la construction du prochaine EPR en France le temps qu'elle y réfléchisse et donne sont autorisation ou pas ?
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GruikMan En réponse à IPZ Vermisseau

3615 Ursula
Pour te détendre...
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Flaneur En réponse à IPZ Ver TikToké

l’argent est français. Mais si la France donne trop d’argent à EDF, ça peut désavantager les autres pays en Europe.
Du coup la Commission européenne vérifie juste que c’est réglo.
Et elle peut très bien autoriser — c’est même le plus probable — mais elle contrôle avant. EDF profite du marché commun mais y’a des règles .
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