2021 : Mettre les mathématiques en option non obligatoire au bac = bombe a retardement

Chargement du lecteur...

La population des ingénieurs diplômés en France connaît une croissance continue depuis 10 ans. En 2016, on comptait près d'un million d'ingénieurs diplômés, dont 780 000 étaient en activité professionnelle. Cette population augmente d'environ 4 % par an, si bien qu'en 2025, la France compte 1 250 000 ingénieurs diplômés, dont 1 137 000 sont actuellement en activité. Cette progression s'explique notamment par le nombre croissant de diplômés chaque année : 46 500 nouveaux ingénieurs ont été diplômés en 2023, et ce chiffre est passé à 47 400 en 2024.
Comparaison avec les autres pays européens
La France affiche chaque année le plus grand nombre d'ingénieurs diplômés au sein de l'Union européenne, devant l'Allemagne et le Royaume-Uni. Cette position de leader s'explique par plusieurs facteurs. La France dispose de 145 écoles d'ingénieurs de haut niveau et environ 75 universités délivrant des diplômes d'ingénieur. Le pays bénéficie également d'un système éducatif spécifique avec les classes préparatoires aux grandes écoles et les Grandes Écoles, reconnues internationalement. En termes de recherche et développement, la France compte 266 700 chercheurs en équivalent temps plein, ce qui la place en 2e position au sein de l'Union européenne derrière l'Allemagne. Par ailleurs, avec 9,3 chercheurs pour 1 000 actifs, la France se place devant le Royaume-Uni, l'Allemagne et les États-Unis. L'Île-de-France à elle seule compte 162 000 collaborateurs en recherche et développement, soit plus que le Grand Londres, Stuttgart et Munich réunis, ce qui en fait le premier pôle de recherche en Europe.
Les inquiétudes pour l'avenir : l'alerte du PDG de Safran
Pour le moment, la France forme environ 47 400 ingénieurs par an, un chiffre en progression constante. Cependant, ce volume reste bien en deçà d'une demande annuelle estimée à plus de 60 000 diplômés. Dans ce contexte, Olivier Andriès, directeur général de Safran et polytechnicien, a tiré la sonnette d'alarme concernant la réforme du baccalauréat de 2019 qui a supprimé les mathématiques du tronc commun obligatoire en classe de première et terminale. Il qualifie cette décision de bombe à retardement pour la France et constitue une menace lente mais certaine pour l'avenir industriel du pays. Le dirigeant critique également l'objectif d'avoir 80 % de bacheliers en baissant le niveau, affirmant que cette stratégie ne fait que déplacer le problème de la sélection. Pour Olivier Andriès, les mathématiques structurent la pensée rationnelle et la capacité d'analyse des problèmes complexes, bien au-delà des simples calculs techniques. Il souligne également que cette réforme a eu un impact négatif rapide sur le nombre de jeunes filles candidates aux filières scientifiques et dans les écoles d'ingénieurs, aggravant ainsi la sous-représentation des femmes qui ne constituent que 28 % des effectifs d'ingénieurs formés en 2021. Face à cette situation, le gouvernement a tenté de corriger le problème en réintroduisant progressivement les mathématiques, d'abord sous forme d'option d'1h30 par semaine à partir de la rentrée 2023 pour les élèves de première n'ayant pas choisi la spécialité, puis en créant une épreuve anticipée de mathématiques obligatoire pour tous les élèves de première à partir de juin 2026

Envoyé par Flaneur le 17 janvier 2026 à 08h14

+ 3 -

Mabritte Vermisseau

la meilleure solution pour passer d'un PISA médiocre à un PISA catastrophique ...
+ 0 -

Flaneur En réponse à Mabritte Ver TikToké

Ce classement ne concerne que les gens qui ont 15 ans à cet âge-là, la réforme d’enlever les mathématiques en première et terminale n’aura pas d’effet. Apparemment, le but de la réforme c’est de rendre les maths comme une spécialité pour que ceux qui ont la bosse des maths se spécialisent mais que ceux qui n’y arrive pas ne vont pas à l’échec
+ 5 -

Shoot En réponse à Flaneur Vermisseau

"Pour Olivier Andriès, les mathématiques structurent la pensée rationnelle et la capacité d'analyse des problèmes complexes,"
Voila ce qu'on leur retire.
+ -1 -

Flaneur En réponse à Shoot Ver TikToké

C’est vrai, mais quand on arrive en premier et terminale on a entre 16 et 18 ans, on a fait des mathématiques pendant toute la scolarité jusque-là. Aussi les mathématiques font décrocher beaucoup de monde et pour eux y a pas de bénéfices de structuration de l’esprit y a plus le sentiment d’échec. Peut-être que ceux qui ne choisissent pas l’option maths obligatoire, devraient avoir tout de même des mathématiques, moins compliqué ou du moins moins abstraite. pour que ça continue à structurer leur esprit.
+ 2 -

GruikMan En réponse à Flaneur Vermisseau

Il parle d'ingénieur, pas de maçon ou de vendeur de fleurs..
Quoique les 2 ont aussi besoin d'un niveau minimum de math dans leur boulot.
Après où est le limite...?
Les talibans disent sur l'école c'est pas pour les filles etc ....
+ 12 -

Black Lombric

Parfois on a l'impression, vague, mais tout de même, que l'on cherche à rendre les gens le moins cultivé possible...
L'éducation n'aide pas à la docilité servile...
+ -4 -

Flaneur En réponse à Black Ver TikToké

Je pense pas que ce soit le but . Je pense que c’est fait de bonne intention et aussi c’est leur expertise. Nous, on a un regard extérieur bien qu’on a tous eu une scolarité. Moi par exemple les maths ça m’a fait décrocher ça m’a envoyé a l’échecs, j’avais l’impression d’être nul.
+ 6 -

Black En réponse à Flaneur Lombric

Je comprends ton ressenti (j'ai ressenti la même chose, mais je suis également obstiné et revanchard)

"Bonne intention" : méééé...
"Expertise" : heuuu...


Demandes à divers profs de différents niveaux (si tu en as sous la main) comment ils perçoivent leur gestion par le ministère de l'éducation...

Idem pour la police
Idem pour l'hospitalier

Le cancer de notre société vient des écoles de management/gestion qui affirment que n'importe qui peut gérer n'importe quoi dans n'importe quel contexte.
Ça donne des ordres et des stratégies totalement déconnectée du réels...
+ 0 -

Flaneur En réponse à Black Ver TikToké

Oui mais peut etre qu’avec l’option on v avoir des classes d’excellence ou ya que des motivés et des doués en math dans la classe , l’émulation les poussera plus loin
+ 1 -

Toto51 En réponse à Flaneur Vermisseau

Peut être aussi que certains qui seront paumés et qu en auront un peu rien à faire de l école vers 16-18 ans ne choisiront pas cette option et le regretterons plus tard, mais ce sera trop tard.

Perso moi c etait l histoire-géo et le français qui me faisait défaut, et heureusement que j ai pas eu le choix/que c était pas une option, parce que je suis déjà pas bon dans ces domaines mais je serais un débile mentale sans ces micro-bases, parce que même si ça ne m interessais pas de ouf, j ai quand même retenu des petites choses qui au final sont indispensable pour pas avoir l air d un indien dans la ville.

Et au pire, ca va faire des débiles qui se prendront pour des génies à savoir faire une simple équation.
+ 0 -

Flaneur En réponse à Toto51 Ver TikToké

Débile, le mot est un peu fort, l’école, c’est indispensable mais faut pas prolonger l’école si on n’est pas fait pour les études avoir une base correcte, c’est bien, mais connaître ses limites et attaquer tout de suite le travail ça rend pas forcément débile, on peut être intelligent, même plus intelligent que quelqu’un qui a fait des longues études
+ 2 -

Orme En réponse à Flaneur Dresseuse de lombriks

Personne n’est « nul » en maths ou en apprentissage en général. On n’a juste pas tous la même façon d’apprendre, ni le même rythme. Mens, Praxis, Kine. Certains comprennent mieux en discutant, d’autres en faisant des exercices concrets, d’autres en manipulant ou en visualisant. Ce qu’il te faut, ce n’est pas « plus de talent », c’est surtout des explications qui te parlent, des exercices adaptés à ta façon d’apprendre, et un contexte où tu peux te tromper sans te faire juger. Avec ça, ton cerveau peut vraiment accrocher, même aux maths.

Et c'est là que l'Éducation Nationale de beaucoup de pays est coupable. Méthodes standardisées, classes surchargées, profs démotivés ... C'est une vraie machine à échec[s].

Ne te décourage pas, il existe des solutions : formations alternées, stages pratiques, compagnonnage même, faut juste trouver comment ça marche dans ta tête.
+ 0 -

Flaneur En réponse à Orme Ver TikToké

À mon âge 46 ans, j’ai pas envie de reprendre les mathématiques de toute façon. J’en ai plus vraiment l’utilité. Et puis surtout je suis soulagé de ne plus être obligé d’étudier au début de ma scolarité, on va dire jusqu’en troisième au collège c’était agréable. Puis au lycée les cours en eux-mêmes c’est devenu une torture mentale aujourd’hui encore. Il m’arrive souvent de faire un rêve où je suis en cours et que la prof annonce un contrôle et je comprends absolument rien, je suis en stress et quand je me réveille, je suis soulagé que c’est que tout ça, c’est derrière moi. Après je remets pas en question le le l’éducation nationale, c’est une chance d’avoir une éducation de ce niveau simplement c’est pas pour moi.
+ 1 -

Mabritte En réponse à Black Vermisseau

"panem et circenses" c'est bien assez
+ 1 -

ZPI En réponse à Black Vermisseau

Bah évidement que c'est prévu comme ça, qui va aller bosser dans leurs usines sinon ?
+ 6 -

UNiTY Vermisseau

Je me souviens des propos de Luc Ferry, ancien ministre de l’Éducation nationale, plus exactement ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, affirmant que "Dans la vie quotidienne, les mathématiques ne servent strictement à rien".
Il n’occupait plus ses fonctions au moment de cette déclaration, mais venant de quelqu’un qui a dirigé l’éducation nationale, c'est tout de même édifiant.

Nous sommes gouvernés par des "littéraires", bien souvent déconnectés des réalités scientifiques et techniques, pourtant essentielles dans notre société.
+ 0 -

Flaneur En réponse à UNiTY Ver TikToké

Oui c’est pas digne d’un ancien ministre de l’éducation nationale. Je pense que l’éducation doit permettre à tous les talents de s’exprimer. Ce qui veulent faire des maths doivent pouvoir avoir des classes qui les emmène loin et pareil pour ceux qui sont pas bon en maths.
+ 0 -

BonPublic En réponse à UNiTY Vermisseau

Je conteste allègrement cette proposition.
Au moins un ministre de l'éducation foncièrement scientifique a prouvé qu'il posait aussi problème en s'appuyant sur son aura scientifique.
+ 2 -

Ced En réponse à BonPublic Lombrik

Le dégraisseur de mammouth a aussi posé problème dans son domaine scientifique. ;)
+ 0 -

Black En réponse à Ced Lombric

Nan mais c'est la faute à la tectonique des plaques que les neiges de l'Atlas elles fondent !!!
+ 0 -

UNiTY En réponse à BonPublic Vermisseau

En France, de toutes façons, nous n'avons pas la culture scientifique au niveau de la prise de décision. Même quand un homme politique est issu de ce milieu, il doit gouverner selon les règles de l'administration.
Il n'y a pas ou peu d'expérimentation, on généralise les décisions à l'échelle nationale, on modifie rarement une réforme une fois appliquée, et on admet surtout pas son échec. Même un scientifique doit s'y adapter. Les scientifiques ou les experts techniques conseillent, mais ne décident pas.
Je pense aussi que les français (dont je fais parti) participent aussi à cet état d'esprit : Un politique qui revient sur sa décision est mal considéré.
En Allemagne, par exemple, on expérimente une réforme au niveau local, on permet l'amélioration continue. Les ingénieurs et les experts techniques ont bien plus de poids au niveau politique. On voit les résultats au niveau industriel, mais pas que.
Beaucoup de pays sont dans ce cas, comme la Corée du sud et le Japon.
+ 2 -

trucmoi Ver d'os

J’ai toujours trouvé que la manière dont étaient enseignées les mathématiques, du moins dans la spécialité S du lycée, était une véritable torture et un non-sens total = très dur de ne pas dégoûter des jeunes avec cette matière. Pourtant, j’étais meilleur que la moyenne, puisque je me suis acharné à fond à cause de son coefficient 1 Million au bac.

C’est exactement comme si on forçait des gens à apprendre par cœur, en long en large et en travers pendant un nombre incalculable d’heures, la théorie de l’utilisation d’un marteau et de son fonctionnement. Quels types de marteaux et quelles marques il existe, quelles sont les dimensions exactes de chaque marteau qu’il faut apprendre par cœur, quels effets précis aura l’impact d’un marteau sur une planche en bois, en fer ou en peau de mouton si l’on frappe avec tel angle et telle force avec tel ou tel marteau, comment se débrouiller pour utiliser un marteau pour tailler un arbre si l’on n’a pas de hache. Ce qui se passe exactement si plusieurs personnes utilisent des marteaux différents dans X conditions différentes. Comment prouver que notre marteau n'est pas aussi un couteau ou un tire bouchon etc

Tout ça sans JAMAIS leur laisser essayer un marteau en vrai = ultra chiant et démotivant/20. C’est censé être dans les autres sciences qu'on apprend à utiliser les connaissances en marteau, c’est-à-dire en physique-chimie au lycée, et à la rigueur en SVT. Ce qui représente encore d’autres cours théoriques en pelle et en râteau à se taper à côté avec qu’une minuscule partie de ces connaissances en marteau utilisée dans ces matières.

J’aurais tellement aimé qu’on construise de vrais projets, pas à pas, pour rendre concrets les tonnes de cours et d’exercices faits, et donner un sens à ces connaissances. Et surtout, construire des trucs utiles ! Pour ça, il faudrait que les maths soient directement intégrées aux cours permettant de réaliser ces projets, et pas enseignées comme un truc à part, totalement infâme, qu’il faut déterrer de sa mémoire en cas de besoin. Par exemple, j’ai vraiment kiffé le peu de cours de code informatique que j’ai eus (mini-option), avec un projet qu’on a réalisé à partir d’une maquette de notre choix j'ai eu (mini option). Là il y avait une motivation et un sens à faire des math pour résoudre plusieurs problèmes et rendre le projet viable.
+ 2 -

Bidon85 En réponse à trucmoi Vermisseau

Oui, l'utilité des mathématique se trouve souvent dans la mise en application des autres matières enseignées (sciences, physique, chimie, géographie ...).

Le vrai problème est que les enseignants ne se coordonnent pas entre eux pour faire le pont entre les différentes matières.
+ 0 -

Flaneur En réponse à trucmoi Ver TikToké

Ouais c’est carrément devenu abstrait pour moi j’ai dû décrocher après les équations inconnues, je crois là encore ça allait mais après c’est devenu un tourbillon de chiffres.
+ 1 -

trucmoi En réponse à Flaneur Ver d'os

C’est aussi dû au manque de temps des profs pour enseigner une énorme quantité de concepts mathématiques, alors que les élèves doivent en parallèle gérer la charge de travail des autres matières.

On est tous obligés, de sacrifier certaines matières pour en privilégier d’autres quand des contrôles arrivent plus vite. Ex, mettre de côté la géographie sur le Japon pour réviser le français et être prêt au prochain contrôle. Ce n’est pas trop handicapant, car les cours de géo suivant porteront sur un nouveau thème comme les États-Unis, avec de nouvelles bases pour tout le monde et la possibilité de réviser plus tard le Japon.

En maths, cette matière mis de côté temporairement = gros retard très vite, car les nouveaux exercices reposent très souvent sur les notions précédentes. Si celles-ci ne sont pas vites acquises, on se retrouve bloqué, et la matière devient charabia.

J'ai vu beaucoup d'élèves subir cette situation, surtout dans d'autres spécialités ou les math sont moins important et les cours bcp moins récurrents. Obligation de prendre des cours du soir régulièrement pour certains de mes amis pour rattraper quelques heures ratées pour faute de maladie, et abandon totale des math pour d'autres.
+ 0 -

Black En réponse à trucmoi Lombric

Perso j'ai eu un "blocage" en première S, parce que je me demandais constamment "mais ça sert à quoi..?"

Après 3 rdv avec 2 profs de maths pour échanger, je n'ai jamais obtenu mieux que "à plein de choses que tu verras plus tard (en post-bac)"

Pour un ado en quête de sens, bonjour la catastrophe...
+ 1 -

gwen Vermisseau

Le truc débile c'est de croire que l'objectif de % d'obtention du bac a quelque chose à voir avec le niveau du bac en lui même.

Je vais faire plus simple, dans les années 80 il n'y avait que très peu de gens qui faisait moins de 10 secondes au 100 metre, aujourd'hui il y en a vraiment beaucoup plus. Selon sa logique le 100 metres est plus facile car il est plus court.
+ 0 -

le-long-brick Longbric

J'ai la fibre littéraire et je l'ai toujours eue, mais je reconnais sans arrière pensée l'excellence des mathématiques. C'est une partie fondamentale de l'enseignement qui entre dans la structuration d'une personnalité (à plus forte raison quand il s'agit d'ados en plein épanouissement). Il y a plus d'une génération, on s'est moqué du Latin et du Grec, c'était fait pour des sistronphonés du bulbe et on a mis ces matières non obligatoires. OK, mais il faut voir le niveau culturel des bacheliers actuels. Si on fait de même pour les mathématiques il ne faudra rien augurer de bon pour l'avenir. Dans les réceptions chicos du futur, on risque de parler du dernier match de foot de Trou-sur-Caniveau et/ou de se pâmer sur le nouveau caca nerveux de Grand corps malade...
Inscrivez-vous ou Connectez-vous pour envoyer un commentaire
55