La population des ingénieurs diplômés en France connaît une croissance continue depuis 10 ans. En 2016, on comptait près d'un million d'ingénieurs diplômés, dont 780 000 étaient en activité professionnelle. Cette population augmente d'environ 4 % par an, si bien qu'en 2025, la France compte 1 250 000 ingénieurs diplômés, dont 1 137 000 sont actuellement en activité. Cette progression s'explique notamment par le nombre croissant de diplômés chaque année : 46 500 nouveaux ingénieurs ont été diplômés en 2023, et ce chiffre est passé à 47 400 en 2024.
Comparaison avec les autres pays européens
La France affiche chaque année le plus grand nombre d'ingénieurs diplômés au sein de l'Union européenne, devant l'Allemagne et le Royaume-Uni. Cette position de leader s'explique par plusieurs facteurs. La France dispose de 145 écoles d'ingénieurs de haut niveau et environ 75 universités délivrant des diplômes d'ingénieur. Le pays bénéficie également d'un système éducatif spécifique avec les classes préparatoires aux grandes écoles et les Grandes Écoles, reconnues internationalement. En termes de recherche et développement, la France compte 266 700 chercheurs en équivalent temps plein, ce qui la place en 2e position au sein de l'Union européenne derrière l'Allemagne. Par ailleurs, avec 9,3 chercheurs pour 1 000 actifs, la France se place devant le Royaume-Uni, l'Allemagne et les États-Unis. L'Île-de-France à elle seule compte 162 000 collaborateurs en recherche et développement, soit plus que le Grand Londres, Stuttgart et Munich réunis, ce qui en fait le premier pôle de recherche en Europe.
Les inquiétudes pour l'avenir : l'alerte du PDG de Safran
Pour le moment, la France forme environ 47 400 ingénieurs par an, un chiffre en progression constante. Cependant, ce volume reste bien en deçà d'une demande annuelle estimée à plus de 60 000 diplômés. Dans ce contexte, Olivier Andriès, directeur général de Safran et polytechnicien, a tiré la sonnette d'alarme concernant la réforme du baccalauréat de 2019 qui a supprimé les mathématiques du tronc commun obligatoire en classe de première et terminale. Il qualifie cette décision de bombe à retardement pour la France et constitue une menace lente mais certaine pour l'avenir industriel du pays. Le dirigeant critique également l'objectif d'avoir 80 % de bacheliers en baissant le niveau, affirmant que cette stratégie ne fait que déplacer le problème de la sélection. Pour Olivier Andriès, les mathématiques structurent la pensée rationnelle et la capacité d'analyse des problèmes complexes, bien au-delà des simples calculs techniques. Il souligne également que cette réforme a eu un impact négatif rapide sur le nombre de jeunes filles candidates aux filières scientifiques et dans les écoles d'ingénieurs, aggravant ainsi la sous-représentation des femmes qui ne constituent que 28 % des effectifs d'ingénieurs formés en 2021. Face à cette situation, le gouvernement a tenté de corriger le problème en réintroduisant progressivement les mathématiques, d'abord sous forme d'option d'1h30 par semaine à partir de la rentrée 2023 pour les élèves de première n'ayant pas choisi la spécialité, puis en créant une épreuve anticipée de mathématiques obligatoire pour tous les élèves de première à partir de juin 2026
Envoyé par Flaneur le 17 janvier 2026 à 08h14
Mabritte Vermisseau
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Shoot En réponse à Flaneur Vermisseau
Voila ce qu'on leur retire.
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GruikMan En réponse à Flaneur Vermisseau
Quoique les 2 ont aussi besoin d'un niveau minimum de math dans leur boulot.
Après où est le limite...?
Les talibans disent sur l'école c'est pas pour les filles etc ....
Black Lombric
L'éducation n'aide pas à la docilité servile...
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Black En réponse à Flaneur Lombric
"Bonne intention" : méééé...
"Expertise" : heuuu...
Demandes à divers profs de différents niveaux (si tu en as sous la main) comment ils perçoivent leur gestion par le ministère de l'éducation...
Idem pour la police
Idem pour l'hospitalier
Le cancer de notre société vient des écoles de management/gestion qui affirment que n'importe qui peut gérer n'importe quoi dans n'importe quel contexte.
Ça donne des ordres et des stratégies totalement déconnectée du réels...
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Toto51 En réponse à Flaneur Vermisseau
Perso moi c etait l histoire-géo et le français qui me faisait défaut, et heureusement que j ai pas eu le choix/que c était pas une option, parce que je suis déjà pas bon dans ces domaines mais je serais un débile mentale sans ces micro-bases, parce que même si ça ne m interessais pas de ouf, j ai quand même retenu des petites choses qui au final sont indispensable pour pas avoir l air d un indien dans la ville.
Et au pire, ca va faire des débiles qui se prendront pour des génies à savoir faire une simple équation.
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Orme En réponse à Flaneur Dresseuse de lombriks
Et c'est là que l'Éducation Nationale de beaucoup de pays est coupable. Méthodes standardisées, classes surchargées, profs démotivés ... C'est une vraie machine à échec[s].
Ne te décourage pas, il existe des solutions : formations alternées, stages pratiques, compagnonnage même, faut juste trouver comment ça marche dans ta tête.
Flaneur En réponse à Orme Ver TikToké
Mabritte En réponse à Black Vermisseau
ZPI En réponse à Black Vermisseau
UNiTY Vermisseau
Il n’occupait plus ses fonctions au moment de cette déclaration, mais venant de quelqu’un qui a dirigé l’éducation nationale, c'est tout de même édifiant.
Nous sommes gouvernés par des "littéraires", bien souvent déconnectés des réalités scientifiques et techniques, pourtant essentielles dans notre société.
Flaneur En réponse à UNiTY Ver TikToké
BonPublic En réponse à UNiTY Vermisseau
Au moins un ministre de l'éducation foncièrement scientifique a prouvé qu'il posait aussi problème en s'appuyant sur son aura scientifique.
Ced En réponse à BonPublic Lombrik
Black En réponse à Ced Lombric
UNiTY En réponse à BonPublic Vermisseau
Il n'y a pas ou peu d'expérimentation, on généralise les décisions à l'échelle nationale, on modifie rarement une réforme une fois appliquée, et on admet surtout pas son échec. Même un scientifique doit s'y adapter. Les scientifiques ou les experts techniques conseillent, mais ne décident pas.
Je pense aussi que les français (dont je fais parti) participent aussi à cet état d'esprit : Un politique qui revient sur sa décision est mal considéré.
En Allemagne, par exemple, on expérimente une réforme au niveau local, on permet l'amélioration continue. Les ingénieurs et les experts techniques ont bien plus de poids au niveau politique. On voit les résultats au niveau industriel, mais pas que.
Beaucoup de pays sont dans ce cas, comme la Corée du sud et le Japon.
trucmoi Ver d'os
C’est exactement comme si on forçait des gens à apprendre par cœur, en long en large et en travers pendant un nombre incalculable d’heures, la théorie de l’utilisation d’un marteau et de son fonctionnement. Quels types de marteaux et quelles marques il existe, quelles sont les dimensions exactes de chaque marteau qu’il faut apprendre par cœur, quels effets précis aura l’impact d’un marteau sur une planche en bois, en fer ou en peau de mouton si l’on frappe avec tel angle et telle force avec tel ou tel marteau, comment se débrouiller pour utiliser un marteau pour tailler un arbre si l’on n’a pas de hache. Ce qui se passe exactement si plusieurs personnes utilisent des marteaux différents dans X conditions différentes. Comment prouver que notre marteau n'est pas aussi un couteau ou un tire bouchon etc
Tout ça sans JAMAIS leur laisser essayer un marteau en vrai = ultra chiant et démotivant/20. C’est censé être dans les autres sciences qu'on apprend à utiliser les connaissances en marteau, c’est-à-dire en physique-chimie au lycée, et à la rigueur en SVT. Ce qui représente encore d’autres cours théoriques en pelle et en râteau à se taper à côté avec qu’une minuscule partie de ces connaissances en marteau utilisée dans ces matières.
J’aurais tellement aimé qu’on construise de vrais projets, pas à pas, pour rendre concrets les tonnes de cours et d’exercices faits, et donner un sens à ces connaissances. Et surtout, construire des trucs utiles ! Pour ça, il faudrait que les maths soient directement intégrées aux cours permettant de réaliser ces projets, et pas enseignées comme un truc à part, totalement infâme, qu’il faut déterrer de sa mémoire en cas de besoin. Par exemple, j’ai vraiment kiffé le peu de cours de code informatique que j’ai eus (mini-option), avec un projet qu’on a réalisé à partir d’une maquette de notre choix j'ai eu (mini option). Là il y avait une motivation et un sens à faire des math pour résoudre plusieurs problèmes et rendre le projet viable.
Bidon85 En réponse à trucmoi Vermisseau
Le vrai problème est que les enseignants ne se coordonnent pas entre eux pour faire le pont entre les différentes matières.
Flaneur En réponse à trucmoi Ver TikToké
trucmoi En réponse à Flaneur Ver d'os
On est tous obligés, de sacrifier certaines matières pour en privilégier d’autres quand des contrôles arrivent plus vite. Ex, mettre de côté la géographie sur le Japon pour réviser le français et être prêt au prochain contrôle. Ce n’est pas trop handicapant, car les cours de géo suivant porteront sur un nouveau thème comme les États-Unis, avec de nouvelles bases pour tout le monde et la possibilité de réviser plus tard le Japon.
En maths, cette matière mis de côté temporairement = gros retard très vite, car les nouveaux exercices reposent très souvent sur les notions précédentes. Si celles-ci ne sont pas vites acquises, on se retrouve bloqué, et la matière devient charabia.
J'ai vu beaucoup d'élèves subir cette situation, surtout dans d'autres spécialités ou les math sont moins important et les cours bcp moins récurrents. Obligation de prendre des cours du soir régulièrement pour certains de mes amis pour rattraper quelques heures ratées pour faute de maladie, et abandon totale des math pour d'autres.
Black En réponse à trucmoi Lombric
Après 3 rdv avec 2 profs de maths pour échanger, je n'ai jamais obtenu mieux que "à plein de choses que tu verras plus tard (en post-bac)"
Pour un ado en quête de sens, bonjour la catastrophe...
gwen Vermisseau
Je vais faire plus simple, dans les années 80 il n'y avait que très peu de gens qui faisait moins de 10 secondes au 100 metre, aujourd'hui il y en a vraiment beaucoup plus. Selon sa logique le 100 metres est plus facile car il est plus court.
le-long-brick Longbric