Allô patron ? On est mal !

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Extrait de l'émission Cash Investigation présentée par Elise Lucet. Vite ! Que l'équipe de communication de crise viennent exfiltrer ce monsieur, les consommateurs pourraient le voir.

http://www.rtl.fr/culture/medias-people/video-cash-investigation-lidl-elise-lucet-7790247736

Envoyé par Henry_Hill le 29 septembre 2017 à 17h19

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jose_cahuette Vermisseau

Une des dernières Vraies journalistes en France !
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Sayo Jeune asticot

Tu t'"infiltres" dans une boîte de 25000 employés, tu trouves (ou provoques) un cas particulier qui peut faire du buzz, tu t'en sers pour prendre en traître le directeur en direct, et bim ! Journalimsme !
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Zap En réponse à Sayo Vermisseau

Tout à fait.
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bebabeloola En réponse à Sayo Asticot

Certainement. D'un autre côté, la réponse du type n'est pas correcte non plus.
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Yamha Vermisseau

Ce ne serait pas un peu du procès d'intention que ton commentaire ? Comment juges-tu alors la non réponse du bonhomme en face de Lucet ?
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Tube Lombric Shaolin

Ce que je ne comprends pas, et quelqu'un pourrait peut être m'y aider mais face à de tels propos: pourquoi la personne ne dit pas que oui c'est inacceptable et que c'est du harcèlement? Parcequ'il donne l'impression de laxisme alors que de la sévérité envers un directeur régional et faire tomber sa tête le rendrait plus sympathique d'abord et restaurerait l'image du groupe ensuite. (Grosso modo dire: il a abusé, il sera sanctionné, c'est inacceptable et nous n'avions pas connaissance de telles manoeuvres)
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Gu0sur20 En réponse à Tube Vermisseau

Parce qu'il ne peut s'engager sur une quelconque action sans avoir connaissance de tout le contexte (ce qu'il dit). Il est évident que les propos tenus par ce salarié sont inexcusables (ce qu'il dit aussi). Pour autant un tel comportement peut être symptomatique d'un mal plus profond encore. Je présume que ce salarié sera convoqué pour s'expliquer sur ce comportement qui impacte l'image de Lidl, ne l'oublions pas. La suite logique sera très certainement une sanction disciplinaire.

Mais de tels comportements sont généralement induits par une souffrance caractérisée du salarié. Une analyse plus poussée de cet incident montrerait que ce manager est également harcelé par sa hiérarchie et ne fait que se défouler sur son collaborateur.

Au delà de ça, oui c'est du harcèlement moral. Oui le patron de Lidl est pénalement responsable. Et oui les salariés sont des victimes.
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john5 En réponse à Tube

Parce qu'il a totalement raison. On ignore tout du contexte. Ça peut être du harcèlement effectivement, mais ça peut aussi être autre chose, un conflit personnel, une vengeance, une crise de colère isolée, on n'en sait rien. Il dit exactement ce qu'il faut dire : ce ton est inacceptable, mais effectivement il n'a aucun lieu de juger si c'est du harcèlement ou non. C'est exactement pour ces raisons que la justice se règle en prenant le temps de prendre connaissance du dossier, d'écouter les parties et témoins et d'examiner tous les éléments avant d'émettre un jugement. On ne juge une personne qu'on ne connaît en réagissant à chaud sur 10 secondes d'enregistrement hors contexte.
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krondor En réponse à john5 Vermisseau

faux, il connait le problème parce que justement il réfléchie. Il connait le problème et il le cautionne parce que cela fait partie de la stratégie managériale de l'entreprise.
N'importe qui aurait dit (sensiblement) comme ci-après :
"Ces propos sont inacceptables au sein de notre entreprise. Nous prenons à cœur que nos salariés et collaborateurs puissent s'épanouir au sein de notre entité. Ils font partis de ce qui fait notre marque. Cela dit, au vu du contexte inexistant pour le moment, je ne peux garantir tel ou tel issue à cet enregistrement. Vous me transmettez la copie et je la fait suivre pour une enquête interne. Nous ne pouvons accepter la violence verbale ou physique entre collaborateur/supérieur hiérarchique, c'est contre productif."

Le soucis, c'est qu'il ne peut tenir ces propos car, cette personne à tout le process de gestion managérial dans la tête qui l'empêche de facto de tenir ce discours. Il fait partie de la chaine de commandement, qu'il la cautionne ou non, il subit un travail d’enrôlement, de conviction de la part de toute la hiérarchie dirigeante. Sa réaction est donc logique au vu de la dynamique dans laquelle il baigne. Il ne peut pas dire "[...]Nous ne pouvons accepter la violence verbale ou physique entre collaborateur/superieur hyérarchique, c'est contre productif." puisque il a les rapport d'incidents et les résultats de la stratégie globale. Je pense que nous assistons là à un cas d'école de relation publique et de spirale managériale.

(si jamais un cas a étudier en RH est la restructuration de Novatis en 2001 qui est passée d'une stratégie de compétition à celle de collaboration. On assiste à un changement comportemental des salariés fascinant. Meilleur engagement, meilleure résultat, meilleure qualité de vie, meilleurs objectifs (oui oui même le choix des objectifs devient plus intéressant) personnel/team et service.. etc...).
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john5 En réponse à krondor

Comment tu le sais que c'est la stratégie managériale ? Moi l'émission je l'ai pas vue mais l'honnêteté de ce genre d'enquête est au moins aussi douteuse. Quoi qu'il en soit si c'est effectivement leur stratégie, elle est très mauvaise, parce que les menaces et le harcèlement moral ça pousse plutôt les gens à se mettre en arrêt maladie, démissionner ou porter plainte plutôt que des les pousser à donner leur meilleur pour la boîte.
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krondor En réponse à john5 Vermisseau

Alors regarde l’émission. Parce que ce petit bout n'est rien comparé au harcèlement morale et le fichage en liste noir de gréviste, le chantage... la pénibilité du travail non reconnu. Les suicides d'ouvriers SUR les lieux de travail. Je ne parle pas pour ne rien dire.
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pclt Lombric Shaolin

Cette Elise Lucet ne cesse de harceler dans le privé. J'aimerais autant de pugnacité ou hargne à l'egard de la télevision/radio publique/financement d'une certaine culture/subventions à la presse, enquête dont les enjeux sont tout aussi importants pour nous petit peuple ponctionné d'office
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Chinois11 Ténia koué

Quelle salope !
C'est un coup bas ça xD
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Tabernakos Vermisseau

Cela me fait penser à une émission "Streap-tease'' en 2 volets et qui se passe dans une manufacture avec un contre-maître complètement siphonné. L'affaire se termine par une grève et la fermeture de l'entreprise. Impossible de remettre la main dessus! :^((
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emerson Archi-ver

Hum... ce sentiment de déjà-vu...

En 2011 j'ai été pris en interim chez un fabricant et distributeur de peinture en BTP en vue de vider le sous-sol du magasin et d'être formé pour le jour où un collègue allait prendre la place du commercial bientôt à la retraite. Le chef de région, un ancien footballeur professionnel complètement teubé (les footeux lyonnais doivent le connaître) débarque un jour et me propose un CDI, que j'ai signé. Entre-temps le collègue n'est plus intéressé pour devenir commercial, salaire trop bas, trop de contraintes etc... Alors il fait un bilan de compétences, fait traîner le truc quoi...
2 mois après la signature de mon CDI le chef m'annonce que tout-compte-fait il n'allait pas pouvoir me garder; Il y avait un vendeur en trop, et que puisque j'étais le dernier arrivé c'était moi qui giclais. Il m'a donc dit qu'il allait me faire une rupture conventionnelle (le truc que normalement on ne peut pas imposer, maintenant je sais que c'est faux...)
Pendant un mois j'ai fouillé tout ce que j'ai pu là-dessus, la prime légale de licenciement, les délais de rétractation etc... je ne voulais pas me faire baiser, c'était quand-même le 3ème CDI en 1an1/2 qui me filait sous les pattes et j'en avais raz-le-cul

Arrive le jour J: Le ̶c̶h̶e̶f̶ nettoyeur arrive, me donne le papier à signer, et je vois à l'euro près ma prime de licenciement... Pour le coup je me suis dis que puisque c'est lui qui c'était mal démerdé et qu'il refusait de négocier avec le collègue, il aurait pu faire un effort pour la peine et me filer plus que ces pauvres 240 balles à la con. Alors j'ai refusé de signer, il a essayé de la jouer à l'émotion "Tu sais, j'ai connu ça moi aussi..." avec un regard de chien battu, juste avant de se comporter comme le dernier des enfoirés
(La suite est semblable au coup de gueule de la vidéo: )

Lui: "Bon! puisque c'est comme ça: Lundi tu ira au dépôt de la Roche-sur-Yon, mardi ce sera Morlaix, mercredi tu ira à Quimper, jeudi à Angers et vendredi à Brest ! Et avec ton véhicule personnel, et le 1er jour où tu arrives en retard je te vire pour faute, pigé ?!!" (pour rigoler regardez sur Google Map les bornes que ça fait chaque jour de Quimper...)

Moi: "Nan mais t’inquiètes pas pour ça Jacques, on va faire comme ça, je vais être ir-ré-pro-chable..."

Lui: "...et...putain t'es vraiment con ! On a 18 avocats... tu crois vraiment que tu fais le poids ?!...t'y arrivera pas...tu te tire une balle dans le pied là...tu va perdre du pognon sur ce coup..."

Et il est sorti du magasin en me traitant de gros con... D'habitude il y avait un pied-de-biche près de la porte, là il n'y était pas, ouf... j'y pense parfois mais si ce pied-de-biche avait été là je crois que je lui aurais fracassé le crâne avec et je serais sûrement en zonzon aujourd'hui... Je ne veux pas passer pour un sauvage mais j'ai même pensé ce jour-là à le suivre pour savoir où il habitait pour cramer sa baraque... comme quoi la connerie peut être contagieuse même l'espace d'un instant

L'après-midi il est revenu du resto visiblement calmé, et a force de négociations à fini par monter ma prime à 800 balles (1mois de salaire, on coupe la poire en deux gnagnagna...) et j'ai finalement signé sa merde. La prochaine fois je demanderai 6 mois de salaire. En signant sa griffe il a marmonné "C'est bien, tu te laisses pas faire...faut jamais se laisser faire dans la vie...".

Ce connard a reçu une promotion depuis, les grands patrons aiment bien avoir ce genre de chiens de garde à leur service, tu m'étonnes que le big boss de Lidl n'en a rien à foutre de cette histoire...
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Arsayne En réponse à emerson Jeune asticot

Tain, je crois que le pire dans ton histoire c'est la petite remarque bien paternaliste, genre "te laisse pas faire" alors que c'est lui qui essayait de t'entuber. J'crois que c'est là que le pied de biche m'aurait démangée...!
+ 3 -

Zebulon Man Faye Gang Bang Addict

Grand moment de solitude...
+ 2 -

Bobbybat Vermisseau

https://www.you...h?v=s5uHC6TN2wo
Plutôt bien fait, mais orienté... Ne pas oublier que c'est du genre focus, même si par moment il semble y avoir un semblant de méthode scientifique.
Comme le dit Sayo c'est un "cas particulier", même si on sait que c'est symptomatique
Mais tout n'est pas noir et plusieurs points mérites d'être critiqués :
1) Sur la partie grande distribution, c'est le discount qui prend, et uniquement Lidl. Et les autres ?
2) La faute au discount ?
Nous somme aussi consommateur, comme les 2 faces d'une même pièce, ce système économique très contraint est une réponse à un marché...
3) Ils mettent notamment en avant le multi tâche et l'ampleur de ce qui est soulevé.
- C'est la mort de faire différentes choses ? On paye à perdre du temps sinon ?
- Soulever 8 tonnes c'est différent que de le faire par 500 grammes ....
Encore une fois, c'est la distribution, faut s'attendre à de la manutention et brasser des volumes...
4) Problème de santé.
Oui l'être humain est inégal et a ses capacités, son capital santé.
La prévention et la formation n'est absolument pas abordée. Absente chez Lidl ?
5) Changement de carrière.
Comme dit sur le reclassement, faut pas s'attendre à ce qu'un cœur de métier principalement manutentionnaire puisse se reconvertir dans l'administratif... Quid du CIF ?
6) La caissière debout.
Ce ne sont pas les mêmes muscles qui travaillent, elle repose ses épaules. Elle a une chaise.
Le changement de tâches permet en partie de faire d'autres mouvements.
7) Le fameux barème des indemnités.
Oui il est nettement moins avantageux. Mais peut-être basée sur ce qui ressort des prud'hommes.
Oui c'est bien de le faire pour l'équité et les prud'hommes n'étant pas des juges professionnels.
Le barème est INDICATIF, le juge reste décisionnaire.
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Libel Vermisseau

Fini Lidl.
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