Avant y’avait enquête maintenant y’a enquête

Le 7 juillet 2026, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi n°691 portée par le député Eric Pauget instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, par 313 voix pour et 199 contre.

Ont voté pour le texte : le groupe Droite républicaine à l'origine de la proposition, le Rassemblement national qui portait cette demande de longue date via Marine Le Pen, et le gouvernement, favorable au dispositif amendé.

Ont voté contre : l'ensemble de la gauche, à savoir La France insoumise, le Parti socialiste, les écologistes et les communistes, qui ont dénoncé un « permis de tuer ». Les partis du bloc central, Renaissance, Horizons et le MoDem, s'étaient montrés très réservés pendant les débats sans pour autant empêcher l'adoption du texte.

Sur le fond, le texte ne supprime pas les enquêtes ni le contrôle judiciaire : en cas de tir mortel, une enquête reste obligatoire et automatique dès la découverte du décès, indépendamment de toute plainte de la famille, en vertu de l'article 74 du Code de procédure pénale. Ce que change réellement la loi, c'est le point de départ de cette enquête : au lieu de partir neutre en cherchant si les conditions de la légitime défense étaient réunies, l'enquête présume désormais que l'usage de l'arme était légal, et il faut apporter la preuve d'une disproportion manifeste pour renverser cette présomption et aboutir à une mise en examen. Dans les affaires les plus flagrantes, où des preuves irréfutables existent, l'issue ne change probablement pas. Mais dans les dossiers ambigus, qui constituent la majorité des contentieux, ce basculement du doute favorise désormais le policier plutôt que l'ouverture d'une instruction plus poussée, ce qui explique l'opposition de la Défenseure des droits, du Syndicat de la magistrature, du Barreau de Paris et d'organisations comme Amnesty International, tout en distinguant cet effet juridique réel du calendrier et de la rhétorique politique qui ont aussi marqué ce débat.

Le 7 juillet 2026, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi n°691 portée par le député Eric Pauget instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, par 313 voix pour et 199 contre.

Ont voté pour le texte : le groupe Droite républicaine à l'origine de la proposition, le Rassemblement national qui portait cette demande de longue date via Marine Le Pen, et le gouvernement, favorable au dispositif amendé.

Ont voté contre : l'ensemble de la gauche, à savoir La France insoumise, le Parti socialiste, les écologistes et les communistes, qui ont dénoncé un « permis de tuer ». Les partis du bloc central, Renaissance, Horizons et le MoDem, s'étaient montrés très réservés pendant les débats sans pour autant empêcher l'adoption du texte.

Sur le fond, le texte ne supprime pas les enquêtes ni le contrôle judiciaire : en cas de tir mortel, une enquête reste obligatoire et automatique dès la découverte du décès, indépendamment de toute plainte de la famille, en vertu de l'article 74 du Code de procédure pénale. Ce que change réellement la loi, c'est le point de départ de cette enquête : au lieu de partir neutre en cherchant si les conditions de la légitime défense étaient réunies, l'enquête présume désormais que l'usage de l'arme était légal, et il faut apporter la preuve d'une disproportion manifeste pour renverser cette présomption et aboutir à une mise en examen. Dans les affaires les plus flagrantes, où des preuves irréfutables existent, l'issue ne change probablement pas. Mais dans les dossiers ambigus, qui constituent la majorité des contentieux, ce basculement du doute favorise désormais le policier plutôt que l'ouverture d'une instruction plus poussée, ce qui explique l'opposition de la Défenseure des droits, du Syndicat de la magistrature, du Barreau de Paris et d'organisations comme Amnesty International, tout en distinguant cet effet juridique réel du calendrier et de la rhétorique politique qui ont aussi marqué ce débat.

Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 09h09

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ZPI Vermisseau

La police risquera moins en vous tirant dessus qu'en vous crachant dessus. Vous devrez apporter la preuve que le flic ne vous a pas tué illégalement. Dans les fait ; c'est un permis de tuer en effet.
+ 5 -

Mabritte En réponse à ZPI Vermisseau

Yeesss! On tire d’abord et on cause ensuite ! .... moins de paperasse et de temps perdu ! :-))

Bon : maintenant quand on voit le nombre de kalach' qui flinguent à tout va pour un regard de travers, on se dit que les sommations d'usage commencent à dater un peu ....
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misterbeam En réponse à ZPI Vermisseau

Oui, car c'est bien connu, les flics tirent sur des gens innocents dans la rue, et sans aucune raison valables !
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ZPI En réponse à misterbeam Vermisseau

Oui. Les cas ne manquent pas.
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Weng-Weng Lombrico de la Cruz

"Oh min dieu il fonce droit sur nous!"
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Rwan En réponse à Weng-Weng

Jaurais rêvé qu'il y ai un amendement qui demande ça
+ 6 -

yosegaman Jeune lombric

Image de yosegaman
+ 4 -

Antubis Vermisseau

Tout irait mieux si un formulaire de pré-délit pouvait être remplis par leurs auteurs.
De cette façon, les forces de l'ordre pourraient enfin apporter une réponse proportionnée.
Ainsi seules les intentions de tuer pourraient justifier la légitime défense.
+ 2 -

Lanceleau Vermisseau

"tu va mieux te tenir si la police a le droit de se défendre si tu les agresses ?
Bah non je vais juste chialer et continuer d'être con"
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Orguy Vermisseau

C'était déjà pas le cas? Ils sont assermenté de base. On les embauche à 20 ans et on leur dit : A partir de maintenant, tout ce que tu diras et quoi que tu dise, ce sera la vérité en face d'un contradicteur. A moins que le gars s'accuse volontairement il est innocent par défaut.
+ 0 -

Bidon85 Vermisseau

"en cas de tir mortel, une enquête reste obligatoire et automatique dès la découverte du décès en vertu de l'article 74 du Code de procédure pénale."

Faux : "Article 74

En cas de découverte d'un cadavre, qu'il s'agisse ou non d'une mort violente, mais si la cause en est inconnue ou suspecte, l'officier de police judiciaire qui en est avisé ou, sous son contrôle, l'agent de police judiciaire informe immédiatement le procureur de la République, se transporte sans délai sur les lieux et procède aux premières constatations.
[...]"

La cause est connue car c'est automatiquement un "tir de légitime défense" donc ce n'est plus applicable et c'est "tout l'intérêt" de la présomption de légitime défense : supprimer les enquêtes et donc la suspension automatique de l'agent concerné le temps de l'enquête.
+ -1 -

Ptilupus Lombric Shaolin

Pas étonné que les magistrats et autres aient voté contre, ils sont de gauche. Après si tu ne fais pas n'importe quoi et que tu respectes l'autorité et les lois, je ne vois pas quel danger tu cours. Alors que les flics, eux, sont bien souvent face à une délinquance de plus en plus sauvage et prête à tout pour se farcir un mec en bleu.
D’un coté de plus en plus de monde demande une répression réelle face à la violence qui nous entoure, mais de l’autre il ne faut pas donner à nos forces de l’ordre les moyens de se défendre et être toujours montré du doigts comme de grands assassins face aux bisounours qu’ils arrêtent.
+ 0 -

Bidon85 En réponse à Ptilupus Vermisseau

Imagine que tu te ballades paisiblement dans la rue. Un policier en intervention tire sur un véhicule et le rate. Tu te prend la balle perdue.

Va-t-il dire déclaré qu'il t'a touché par accident et devoir subir les sanctions ou va-t-il t'accuser de l'avoir agressé pour faire passer ça en "légitime défense" sans enquête ?
Quelle preuve pourras-tu apporter si l'enquête démarrent plusieurs jours après parce que tu as déposé plainte alors que des centaines de personnes auront polluée la scène de la "légitime défense" et que les caméras de surveillance auront été effacée car personne ne les aura demandé immédiatement ?

Sans compter les problèmes du genre "flic ripoux" et swatting qui sont de plus en plus fréquent. Imagine que tu subisses du swatting. Les agents ne vont pas gentiment frapper à ta porte. Ils vont la défoncer et si tu tiens un objet dans la main, ils tireront avant même que tu réagisses et diront que tu allais les agresser avec.
Quelle sera tes preuves pour prouver ton innocence ? Aucune.

Tu vois, même les paisibles citoyen devraient s'inquiéter.
+ 0 -

Eutha En réponse à Ptilupus Lombric

Les faits-divers de personnes "malmenées" par des policiers juste parce qu'ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment sont légions pourtant.
Croire que 100% des tirs seront des réponses proportionnées et à l'encontre de personnes dangereuses pour l'intégrité physique des policiers est soit complètement naïf soit de la mauvaise fois.
+ 1 -

Orguy Vermisseau

Notre police n'a pas besoin de l'approbation ou de la compréhension de la population. Elle a besoin de son soutien, de sa confiance. Ce genre de texte créé la suspicion. Je suis contre tout comme je désapprouve les policiers qui protègent ceux qui ont fauté dans leur corporation. Ce sont eux les fautifs. L'erreur ou la faute sont des moments difficiles normaux de la vie. Couvrir ces erreurs ne l'est pas. Ceux qui font ça jettent l'opprobre sur notre police. Aucune insulte ne les décrit assez fort. On en vient à ce genre de texte qui va encore enfoncer les policiers loin de la population. Jusqu'au jour où l'on découvrira que comme les prêtre pédophile il y aura des policiers serial killer, puisque c'est le meilleur endroit pour eux. Nos députés sont des incompétent repus des largesses de la république. Je ne suis pas proche des policiers mais j'ai vécu dans un pays qui apprécie sa police et ça change beaucoup de choses.
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