Beaucoup de Britanniques regrettent aujourd’hui le Brexit, avec une majorité estimée autour de 55 à 57 % considérant que quitter l’Union européenne a été une erreur, un sentiment qualifié de « Bregret ». Cette décision a entraîné de nombreux défauts concrets sur la vie quotidienne et l’économie du pays. Sur le plan économique, le Brexit a réduit les échanges commerciaux avec l’Union européenne, principal partenaire du Royaume-Uni, d’environ 12 à 16 % pour les exportations et importations, avec des baisses encore plus marquées dans l’agriculture et l’alimentation atteignant près de 30 %. Les formalités douanières supplémentaires ont alourdi les coûts pour les entreprises, particulièrement les petites structures, et ont freiné les exportations de produits périssables comme les fruits de mer, rendant certaines activités non viables.
L’investissement des entreprises a fortement chuté après le référendum, avec une baisse estimée entre 12 et 18 % par rapport à ce qu’il aurait pu être, due à l’incertitude prolongée qui a duré des années. Cela a ralenti la croissance du PIB, avec des estimations plaçant l’impact négatif entre 2 et 8 % selon les études, accumulé progressivement. La productivité du travail et l’emploi ont également souffert, avec des réductions estimées autour de 3 à 4 % par rapport aux pays comparables, affectant particulièrement les secteurs exposés à l’Europe. Les ménages britanniques ont subi une hausse des prix, notamment alimentaires, amplifiée par les disruptions des chaînes d’approvisionnement et les coûts supplémentaires liés aux barrières commerciales.
Sur l’immigration, promise comme un gain majeur avec un contrôle accru des frontières, le Brexit a paradoxalement conduit à une augmentation nette de la migration globale, mais provenant davantage de pays non européens. Les secteurs comme l’hospitalité, la transformation alimentaire, l’agriculture et les soins de santé ont fait face à des pénuries de main-d’œuvre qualifiée venue d’Europe, entraînant des hausses de salaires dans certains cas mais aussi des réductions de production, des délais et des coûts plus élevés répercutés sur les consommateurs. Dans le NHS, le système de santé public, la baisse des infirmiers et personnels européens a contribué à des tensions, avec des impacts sur la qualité des soins et une augmentation des risques pour les patients dans certains hôpitaux.
Politiquement, le Brexit a généré une instabilité durable, avec plusieurs changements de Premiers ministres en une décennie, des divisions profondes au sein de la société et une perte d’influence internationale. Les jeunes générations se sentent particulièrement lésées, avec moins d’opportunités de mobilité et d’emplois liés à l’Europe. Les régions comme l’Écosse et le Pays de Galles ont vu leurs aspirations indépendantistes ravivées, compliquant encore la cohésion du Royaume-Uni. Globalement, au lieu de la prospérité vantée, le Brexit a imposé des coûts bureaucratiques, une moindre attractivité pour les investissements étrangers et une économie plus isolée, sans que les accords commerciaux avec des pays tiers ne compensent les pertes européennes. Ces effets cumulés expliquent pourquoi de nombreux Britanniques estiment aujourd’hui que les promesses n’ont pas été tenues et que le pays paie un prix élevé pour cette sortie.
Envoyé par Flaneur Hier à 15h33
Nioa Vermisseau
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Le castor a la queue très épaisse dans une dimension (seulement)...
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g012 Asticot
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UKip your shit....
afturgugluck Vermisseau
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Peevee LoMBriK addict !
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