Les déchets nucléaires en énergie

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Aujourd'hui, le nucléaire civil repose sur l'uranium enrichi, une ressource rare qui nécessite des chaînes d'approvisionnement dépendantes de quelques pays, et dont la transformation produit des déchets à très longue durée de vie qu'on stocke sans vraiment savoir quoi en faire. Cette technologie renverse la logique : au lieu d'avoir besoin d'un combustible rare et importé, elle utilise ce qu'on considère aujourd'hui comme des déchets ou des sous-produits inutilisables — et la France en possède des stocks considérables accumulés depuis des décennies. C'est dans ce contexte que s'inscrit le projet de Stellaria, une start-up française issue du CEA et de Schneider Electric, qui a déposé en décembre 2025 une demande d'autorisation auprès de l'ASN pour construire deux prototypes de réacteurs à sels fondus à neutrons rapides sur le site de Cadarache. Le premier, Alvin, est attendu pour 2031, le second, Megalvin, pour 2032, pour un investissement de 200 à 250 millions d'euros. L'objectif à terme est une centrale de 230 MW d'ici 2035. Si ces jalons sont tenus, la France serait la première à disposer d'un prototype fonctionnel sur ce segment précis — les neutrons rapides en combustible liquide — où aucun pays au monde n'a encore rien de concret. Elle n'aurait plus à dépendre de l'extérieur pour son approvisionnement énergétique, réduirait massivement le volume de ses déchets nucléaires les plus problématiques, et disposerait de réacteurs intrinsèquement plus sûrs. Dans un monde où l'énergie est redevenue une question de souveraineté autant que de climat, être le premier pays à industrialiser cette filière donnerait à la France une avance considérable, non seulement pour elle-même, mais comme exportateur d'une technologie que beaucoup de pays chercheront à acquérir.

Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 13h21

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Weng-Weng Lombrico de la Cruz

C'etait pas le but du projet Superfenix puis Astrid arrêté en 2019 (puis relancé en 2025)?
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Flaneur En réponse à Weng-Weng Ver TikToké

Oui, la France a inventé et maîtrisé la technologie des réacteurs à neutrons rapides avant tout le monde, mais elle l'a abandonnée deux fois pour des raisons politiques, perdant plusieurs décennies d'avance. Ces réacteurs auraient pu depuis longtemps brûler nos déchets nucléaires et nous affranchir de la dépendance à l'uranium enrichi importé. Stellaria tente aujourd'hui de reprendre ce fil avec une approche plus avancée encore — les sels fondus — dans une course mondiale où la France part avec un bagage scientifique sérieux mais un retard accumulé qu'il va falloir rattraper vite.
+ 2 -

Blaxter En réponse à Weng-Weng Vermisseau

C'est exactement ça et pour aller plus loin quand on écoute l'audition de la commission d’enquête sur le nucléaire et surtout celle de Yves BRECHET qui a présidé le conseil scientifique de Framatome entre 2018 et 2026. Il est évident que c'est le projet de consommer ses "déchets". Superphoenix a été fermé pour des raison politique, si on avait maintenu ce réacteur nous serions à un tout autre niveau d’indépendance énergétique.
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titouille

Superphoenix 2 le retour?

C'est pas vraiment nouveau en fait. Pour le moment, on sent quand même bien l'opération de communication destinée à trouver des investisseurs sur ces projets qui sont très commerciaux.

C'est là qu'il y a un truc qui semble très bizarre, on va laisser le secteur privé développer le nucléaire? Tout ça me laisse bien songeur, et ça me fait aussi penser à une vision très dystopique où, dans l'avenir, des conglomérats multi-nationaux pourraient songer à s'équiper d'armes nucléaires pour protéger leurs intérêts.
+ 2 -

Orme En réponse à titouille Dresseuse de lombriks

Image de Orme
+ 1 -

Flaneur En réponse à titouille Ver TikToké

Pour le moment, Stellaria reste une start-up à taille humaine, encadrée par le CEA et soumise au contrôle de l'ASN, ce qui limite les risques immédiats. Mais la vraie question se posera dans quelques années, quand le passage des prototypes à l'échelle industrielle nécessitera des capitaux bien au-delà de ce qu'une start-up française peut lever seule. C'est à ce moment-là que des fonds étrangers ou de grands industriels pourraient entrer au capital et changer la nature du projet. L'État aura alors le choix entre intervenir pour garder le contrôle — comme il l'a fait avec EDF — ou laisser faire au risque de voir une technologie stratégique développée sur sol français et avec de l'expertise publique française passer sous contrôle privé étranger.
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BonPublic Vermisseau

Et qu'est-ce qu'on fera des déchets des déchets ?
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Flaneur En réponse à BonPublic Ver TikToké

J’ai une réponse mais
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BonPublic En réponse à Flaneur Vermisseau

Y a pas la place.
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Olili En réponse à BonPublic Vermisseau

Bah la V3 !
+ 0 -

Blaxter En réponse à BonPublic Vermisseau

La réponse premier degré est que cela fait une quantité très limité de déchets et il y a un site d'enfouissement à Bure dans une couche géologique profonde.
Et pour tout ceux qui se demande comment ça pourrait finir dans le temps https://fr.wiki...aturel_d%27Oklo
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Olili Vermisseau

Bah la V3 !
Zut c'était une réponse pour BonPublic.
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