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Le fonctionnement d'internet repose sur un système comparable à un annuaire téléphonique géant : quand tu tapes un nom de site, des serveurs traduisent ce nom en adresse numérique pour t'y amener. Cet annuaire est contrôlé par seulement douze organisations, majoritairement américaines, chapeautées par une entité appelée l'ICANN qui fait office d'arbitre mondial. À cela s'ajoutent des entreprises comme Amazon, Google ou Microsoft qui louent l'espace où sont stockées physiquement la plupart des données du monde — comme des propriétaires d'immenses entrepôts numériques. Et enfin Google ou Meta décident de ce qui apparaît ou non dans les résultats de recherche et les fils d'actualité.

Peuvent-ils alors faire disparaître des informations ? En partie oui. Retirer un site de l'annuaire le rend invisible pour la quasi-totalité des gens, même s'il existe toujours quelque part. Supprimer un contenu des résultats de recherche, c'est l'enterrer vivant. Effacer des données d'un entrepôt numérique, c'est les détruire concrètement.

Un des derniers remparts contre cette disparition s'appelle la Wayback Machine, gérée par une organisation américaine à but non lucratif appelée l'Internet Archive. Elle fonctionne comme une photographie automatique du web : elle visite régulièrement des milliards de pages et en garde une copie datée, permettant de retrouver ce qui a été supprimé ou modifié. C'est grâce à elle qu'on peut par exemple retrouver un article effacé ou voir à quoi ressemblait un site il y a vingt ans.

Mais elle n'est pas à l'abri. Étant centralisée en un seul endroit — physiquement basée à San Francisco —, elle reste vulnérable. Elle a déjà subi des cyberattaques importantes, notamment en 2024 où des millions de données d'utilisateurs ont été compromises. Elle peut aussi être contrainte légalement de supprimer des contenus, comme n'importe quelle entreprise américaine soumise au droit américain. Et surtout, elle ne sauvegarde pas tout — loin de là — et certains contenus peuvent en être retirés sur demande. Assange avait donc raison sur le fond : même les archives ne sont pas une garantie absolue. La mémoire d'internet est entre les mains de quelques acteurs privés, et ce qui semble gravé dans le marbre numérique peut s'effacer bien plus facilement qu'on ne le croit.

Envoyé par Flaneur Hier à 18h38

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Antubis Vermisseau

Restent les solutions qui ont fait leurs preuves.

Papiers + stylo
+ 3 -

GruikMan En réponse à Antubis Vermisseau

Clou + tablette argile molle.
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Antubis En réponse à GruikMan Vermisseau

Des milliers d'années plus tard on en retrouve encore :P
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MuletPower En réponse à GruikMan Vermisseau

Beaucoup plus efficace, il ya plus de tablettes en argile à partir de 3400-3300 av. J.-C. en Mésopotamie, notamment à Uruk et Ur ( notamment ) qui ont été découvert, que de papyrus sur toute la période egyptienne.
La cause est la durée dans le temps du support
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Bobbybat En réponse à Antubis Vermisseau

Chèvres + graisse de canard
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Renox Vermisseau

Ca aurait pu être pertinent si il n'avait pas été l'instrument des russes.

Orwell critiquait le modèle soviétique pas l'occident.
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yosegaman En réponse à Renox Jeune lombric

du coup c'est pertinent si l'occident devient comme le modèle soviétique :p
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GruikMan En réponse à Renox Vermisseau

Sa critique pouvait aussi s'appliquer au régime nazi ou faciste juste disparus...
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KukuLele Vermisseau

Alors effectivement pour des raisons dont je ne détaillerai pas ici, Wayback Machine ne m'a pas donné les résultats "attendus"...
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Shoot Vermisseau

S'il pouvait nous "leak" le dossier epstine
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