Les NGT (nouvelles techniques génomiques) ne sont pas simplement un nouveau nom pour les OGM, mais une catégorie qui regroupe des modifications génétiques plus précises, comme celles réalisées avec CRISPR. La différence réelle avec les OGM dits “classiques” est surtout technique : les OGM historiques impliquent souvent l’insertion d’un gène étranger provenant d’une autre espèce, alors que les NGT permettent généralement de modifier très finement un gène existant sans forcément introduire de matériel génétique extérieur, ce qui peut produire des changements proches de mutations naturelles. L’Union européenne travaille actuellement sur une réforme pour adapter la réglementation, avec une distinction entre des NGT-1 (modifications légères, proches de mutations naturelles ou de sélection classique) et des NGT-2 (modifications plus importantes, encadrées de façon proche des OGM actuels).
Concernant la date du 18 mai, il ne s’agit pas d’un changement immédiat en France, mais très probablement d’une période proche d’un vote important au niveau du Parlement européen sur ce texte. Ce vote serait une étape clé du processus législatif, mais pas une entrée en vigueur : après cela, il faut encore un accord entre institutions européennes et une application progressive dans les États membres.
Sur les impacts pour les agriculteurs, les critiques sont proches de celles déjà connues avec les OGM. Elles portent notamment sur la question des semences brevetées, qui peuvent limiter la possibilité pour les agriculteurs de resemer leurs propres graines, et sur la concentration du marché des semences entre quelques grandes entreprises. Il existe aussi des inquiétudes sur la “contamination” génétique entre cultures voisines par le pollen, ce qui peut poser des problèmes de coexistence entre cultures conventionnelles, bio et potentiellement NGT. Ces risques ne sont pas propres aux NGT mais dépendent surtout des règles qui seront mises en place.
Concernant la santé, les autorités scientifiques européennes évaluent les plantes issues des biotechnologies au cas par cas. Pour les NGT-1, considérées comme proches de mutations naturelles, les risques ne sont pas jugés fondamentalement différents de ceux des variétés classiques. Pour les NGT-2, les évaluations seraient similaires à celles des OGM. À ce jour, il n’existe pas de preuve scientifique générale montrant un danger spécifique des NGT pour la santé humaine, mais comme pour toute innovation alimentaire, les effets sont étudiés au cas par cas et font l’objet de débats sur le long terme.
Enfin, la création des NGT vient du fait que les anciennes règles sur les OGM, datant des années 2000, ne sont plus adaptées aux nouvelles techniques comme CRISPR. L’objectif est de moderniser le cadre réglementaire en distinguant plus finement les niveaux de modification génétique et en évitant de traiter de la même manière des technologies très différentes. Les enjeux sont multiples : d’abord climatiques et agricoles, avec la nécessité de développer des plantes plus résistantes aux sécheresses, aux fortes chaleurs, aux inondations et aux maladies qui se multiplient avec le réchauffement, afin de stabiliser les rendements. Ensuite environnementaux, avec la volonté de réduire l’usage des pesticides et des engrais chimiques en développant des variétés plus résistantes naturellement, dans le cadre des objectifs de transition écologique européens. Il y a aussi un enjeu de sécurité alimentaire, car la production mondiale doit suivre une population en croissance tout en restant stable face aux aléas climatiques. Enfin, il existe un enjeu économique et de compétitivité, puisque d’autres régions du monde comme les États-Unis, la Chine ou le Brésil utilisent déjà largement ces technologies avec des réglementations plus souples, ce qui pousse l’Europe à ne pas prendre de retard dans l’innovation agricole. C’est cette combinaison entre adaptation au changement climatique, transition environnementale, sécurité alimentaire et compétitivité qui explique la création des NGT, tout en alimentant des débats sur leur encadrement, la transparence, les brevets et leurs effets à long terme.
Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 11h10
KukuLele Vermisseau
Zanza14 Jeune asticot
Taldwin Vermisseau
Les OGM où autres sont digérés dans l'estomac, il n'y a aucun impact sur l'ADN humain ou autre.
Je reste ouvert à des études scientifiques qui montrent le contraire.
alextazy0 En réponse à Taldwin Asticot
Procrastinateur En réponse à Taldwin Vermisseau
Mais l'ogm induit sa spécificité
Si ton ogm est sélectionné pour être "résistant" aux insectes, il y aura donc un niveau de toxicité même faible
Si il est résistant aux désherbants, alors il absorbera les désherbant s sans crever
Et ça, indépendamment du fait que la modification génétique d'origine soit neutre pour nous
PaulLucas En réponse à Taldwin Vermisseau
Jakarta En réponse à PaulLucas Lombric
Black En réponse à Taldwin Lombric
(le produits chimiques, les pesticides sont mis sur le marché sans étude de toxicité croisées, voir directes parfois, donc c'est tout à fait crédible...)
Par contre, une hyper-sensibilité accidentelle à une maladie c'est complètement jouable.
Imaginons que l'été prochain, tous les champs de blé de la même souche soient décimés par une maladie ; les pays pauvres seraient directement sacrifiés
Et l'année n+1 : pénurie de semences !
Kalium Vermisseau
Heureusement qu'il y a les sous-titres :)
g012 En réponse à Kalium Asticot
GruikMan Vermisseau
Nioa Vermisseau
vilainchat Vermisseau