Dans certains ateliers en Inde, notamment dans le textile, des couturiers portent des caméras fixées sur la tête qui enregistrent leur travail en continu, capturant leurs gestes précis, leurs mouvements de mains et la manière dont ils manipulent les tissus et les machines. Ces images sont ensuite utilisées pour entraîner des intelligences artificielles, en particulier des systèmes capables d’imiter des gestes humains pour des robots ou des machines automatisées. Même si l’objectif principal est l’entraînement de l’IA, ces dispositifs peuvent aussi servir à analyser la productivité, les erreurs ou les méthodes de travail, ce qui peut s’apparenter à une forme de surveillance.
Concernant l’argent, il n’existe pas de chiffre public fiable indiquant combien chaque travailleur “rapporte” précisément via ces caméras. La valeur de ces données dépend de nombreux facteurs (volume d’images, qualité, contrat avec les entreprises d’IA, usage final), et elle est généralement intégrée dans des accords globaux entre entreprises, pas calculée individuellement par ouvrier. Ce qu’on sait, en revanche, c’est que les travailleurs ne touchent généralement pas de rémunération supplémentaire pour porter ces caméras : ils sont payés comme couturiers, souvent avec des salaires modestes, tandis que c’est leur employeur ou les entreprises partenaires qui récupèrent la valeur économique des données produites. Autrement dit, même si ces images peuvent valoir beaucoup pour l’entraînement des IA, cette valeur ne revient presque jamais directement aux personnes filmées.
Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 14h08
BarneyGumbles Lombric Shaolin