Dans l’aukus lulu ?

Un rapport du *Congressional Research Service* publié fin janvier 2026 examine plusieurs scénarios possibles autour de la mise en œuvre de l’accord AUKUS, dont celui où les États-Unis choisiraient finalement de ne vendre aucun sous-marin nucléaire de classe Virginia à l’Australie. Ce document ne constitue pas une décision politique, mais une analyse destinée à éclairer le Congrès américain sur les options et les risques associés au programme.

Le scénario étudié repose avant tout sur des contraintes industrielles et stratégiques. Les chantiers navals américains peinent déjà à produire suffisamment de sous-marins pour répondre aux besoins de la marine américaine. Dans un contexte de tensions croissantes avec la Chine et de préparation à un éventuel conflit autour de Taïwan, certains responsables estiment qu’une cession de 3 à 5 sous-marins à l’Australie pourrait affaiblir directement les capacités américaines au moment où elles seraient jugées cruciales.

Le rapport met également en avant une ambiguïté politique persistante du côté australien. Canberra n’a jamais pris d’engagement formel garantissant son soutien automatique aux États-Unis en cas de conflit avec la Chine. Cela signifie que Washington pourrait transférer des moyens militaires stratégiques à un allié qui conserverait la liberté de ne pas s’aligner, ce qui alimente les réticences au Congrès sans pour autant remettre officiellement en cause l’accord AUKUS.

À la date du 7 février 2026, aucune conclusion définitive n’a été actée. AUKUS reste officiellement en vigueur, les gouvernements américain, britannique et australien continuent d’afficher leur engagement, et les calendriers annoncés pour les livraisons et la construction de nouveaux sous-marins n’ont pas été annulés. Le rapport du CRS met en lumière des doutes et des tensions internes, mais il ne tranche rien.

Cette situation résonne fortement avec l’épisode franco-australien de 2021. La France avait alors perdu, de manière brutale, un contrat stratégique de sous-marins au profit d’AUKUS, dans ce qui a été perçu comme une manœuvre américaine ayant fait capoter une vente déjà conclue. Plusieurs années plus tard, le paradoxe est frappant : après avoir écarté la solution française pour accéder à des sous-marins nucléaires américains, l’Australie se retrouve face à la possibilité que ces sous-marins ne soient jamais livrés ou restent sous commandement américain, ce qui donne rétrospectivement du poids aux critiques françaises sur la fiabilité politique, industrielle et stratégique de ce choix.

Un rapport du *Congressional Research Service* publié fin janvier 2026 examine plusieurs scénarios possibles autour de la mise en œuvre de l’accord AUKUS, dont celui où les États-Unis choisiraient finalement de ne vendre aucun sous-marin nucléaire de classe Virginia à l’Australie. Ce document ne constitue pas une décision politique, mais une analyse destinée à éclairer le Congrès américain sur les options et les risques associés au programme.

Le scénario étudié repose avant tout sur des contraintes industrielles et stratégiques. Les chantiers navals américains peinent déjà à produire suffisamment de sous-marins pour répondre aux besoins de la marine américaine. Dans un contexte de tensions croissantes avec la Chine et de préparation à un éventuel conflit autour de Taïwan, certains responsables estiment qu’une cession de 3 à 5 sous-marins à l’Australie pourrait affaiblir directement les capacités américaines au moment où elles seraient jugées cruciales.

Le rapport met également en avant une ambiguïté politique persistante du côté australien. Canberra n’a jamais pris d’engagement formel garantissant son soutien automatique aux États-Unis en cas de conflit avec la Chine. Cela signifie que Washington pourrait transférer des moyens militaires stratégiques à un allié qui conserverait la liberté de ne pas s’aligner, ce qui alimente les réticences au Congrès sans pour autant remettre officiellement en cause l’accord AUKUS.

À la date du 7 février 2026, aucune conclusion définitive n’a été actée. AUKUS reste officiellement en vigueur, les gouvernements américain, britannique et australien continuent d’afficher leur engagement, et les calendriers annoncés pour les livraisons et la construction de nouveaux sous-marins n’ont pas été annulés. Le rapport du CRS met en lumière des doutes et des tensions internes, mais il ne tranche rien.

Cette situation résonne fortement avec l’épisode franco-australien de 2021. La France avait alors perdu, de manière brutale, un contrat stratégique de sous-marins au profit d’AUKUS, dans ce qui a été perçu comme une manœuvre américaine ayant fait capoter une vente déjà conclue. Plusieurs années plus tard, le paradoxe est frappant : après avoir écarté la solution française pour accéder à des sous-marins nucléaires américains, l’Australie se retrouve face à la possibilité que ces sous-marins ne soient jamais livrés ou restent sous commandement américain, ce qui donne rétrospectivement du poids aux critiques françaises sur la fiabilité politique, industrielle et stratégique de ce choix.

Envoyé par Flaneur le 7 février 2026 à 09h31

+ 4 -

kast_or Vermisseau

+1 pour le titre
+ 2 -

KukuLele Vermisseau

Les É.-U., l'Australie et le R.-U. forment les « 3 sorcières » ?
+ 1 -

GruikMan En réponse à KukuLele Vermisseau

Aukus Pokus...
+ 8 -

Doupitoum Vermisseau

L'Australie est surtout un fanboy des USA. Il est temps que leurs dirigeants prennent leurs responsabilités et assument devant les australiens, desquels des critiques pointaient les risques de ce revirement.

Ils auraient déjà des sous-marins s'ils n'avaient pas voulu suivre aveuglément les USA. Qu'ils retiennent la leçon sur ce qu'ils peuvent attendre d'eux (l'Europe doit ouvrir les yeux et ... ooooh ça pourrait devenir un allier plus fiable ???)
+ 1 -

Bidon85 En réponse à Doupitoum Vermisseau

D'un autre côté, la France devait fournir des sous-marin diesel à cause du traité de non prolifération nucléaire sans compter les problèmes de secret défense et les USA leurs proposait des sous-marins nucléaire.
Forcément, ça n'aide pas.
+ 1 -

Weng-Weng En réponse à Bidon85 Lombrico de la Cruz

La douille étant que si ils fournissent des sous-marins nucleaires, les USA doivent gérer eux même la maintenance des sous-marins australiens, à un prix fou
+ 2 -

Ombreloup En réponse à Bidon85 Lombric Shaolin

Entre des sous marins diesel où t'es autonome, c'est signé, et tu vas être bientôt livré, de manière à faire un tuilage avec tes sous marins actuels, et des sous marins nucléaires avec dépendance d'entretien et de mise en œuvre, à une date indéterminée, et donc une perte de compétence opérationnelle... je sais pas, ça sonne pas si bien...
+ 0 -

Bidon85 En réponse à Ombreloup Vermisseau

Les dirigeants politique et économique ne pensent jamais à l'humain et à ses compétences comme des investissements. Ils pensent que tout le monde est remplaçable et interchangeable au pied levé.

Ça se voit bien dans les entreprises avec le recours à la sous-traitance et aux intérimaires

Idem pour le matériel.
+ 0 -

Doupitoum En réponse à Bidon85 Vermisseau

Ce qui, de la part de l'Australie, est fondamentalement con, puisque s'ils doivent traité avec l France ou les Usa et l'Uk pour avoir des sous-marins, c'est bien parce qu'ils ne savent pas en faire ...
+ 1 -

Bidon85 En réponse à Doupitoum Vermisseau

C'est ça les écoles de commerce et de finance, les gens qui en sortent croient qu'on peut créer de la valeur sans artisanat et sans industrie...
+ 3 -

Tuveuxvoirmabique Vermisseau

Toujours intéressant de voir que même là toute puissante industrie de guerre américaine forte de ses 800 milliards de dollars/an semble quand même avoir des plafonds de productions.
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