Sur la question d’un conflit armé hypothétique entre les États-Unis et l’Union européenne pour le Groenland, la réponse dépend fortement du contexte stratégique, des objectifs, du théâtre des opérations et de la définition de “localement”.
En termes de capacités quantitatives, l’Europe (en incluant les pays de l’UE et le Royaume-Uni approximativement) dispose d’environ 1,4 à 1,5 million de personnels actifs, ce qui est supérieur au nombre américain pris individuellement. Les forces terrestres européennes, si on cumule tous les pays, offrent plus de chars et d’artillerie. L’aviation européenne est importante en nombre total, mais souvent moins capable en projection à longue portée comparée à la force aérienne américaine. La marine européenne a un nombre plus élevé de navires légers, mais beaucoup moins d’unités capitales comme les porte-avions et destroyers.
Les États-Unis, en revanche, bénéficient d’un budget et d’une projection mondiale nettement supérieurs, avec la capacité de déployer leurs forces depuis des bases sur tous les océans. Leur force aérienne possède plus d’avions, y compris des bombardiers stratégiques, des avions ravitailleurs, des drones et des unités avancées. La marine américaine reste très supérieure en termes de projection, avec une flotte de porte-avions et de destroyers bien plus importante que celle de l’Europe seule.
En termes de qualité versus quantité, l’Europe a un avantage relatif en nombre de soldats et d’artillerie cumulés, ce qui lui permettrait de soutenir efficacement une ligne de front terrestre et d’infliger des pertes si elle se concentre sur un théâtre limité et défensif. Cependant, l’Europe souffre d’un manque d’un commandement militaire unique et pleinement intégré, ainsi que d’une logistique centralisée comparable à celle des forces américaines, ce qui limite sa capacité à coordonner de grandes opérations combinées. Les États-Unis, eux, ont un avantage fort en projection de force, en transport stratégique, en capacités aéronavales globales et en guerre des réseaux, mais disposent de moins de soldats que tous les pays européens cumulés.
Peut-on imaginer que l’Europe l’emporte localement sur le Groenland ? La réponse est possiblement oui dans des scénarios très spécifiques, mais pas de manière évidente sans conditions particulières. L’Europe pourrait tenir ou gagner localement si elle concentre l’essentiel de ses forces terrestres et aériennes dans une zone restreinte, si le conflit reste limité et défensif, et si les États-Unis ne peuvent pas déployer leur puissance totale pour des raisons logistiques ou politiques. En revanche, les États-Unis auraient l’avantage si ils déploient pleinement leurs forces, utilisent leurs capacités de guerre multi-domaines et leurs moyens de projection.
Enfin, les indices comme ceux de Global Firepower mesurent la quantité brute de matériel mais ne prennent pas en compte la qualité, l’interopérabilité, la logistique ou la formation, qui sont essentielles pour prédire l’issue réelle d’un conflit. En synthèse, l’Europe possède un avantage relatif sur le plan terrestre et en effectifs, ce qui pourrait lui permettre de tenir une position ou de gagner des engagements locaux dans un théâtre défini, tandis que les États-Unis conservent un avantage global en projection, logistique, aéronavale et technologies, ce qui leur donne un net avantage dans un conflit prolongé contre une coalition européenne. L’issue dépendrait donc beaucoup des objectifs, du théâtre et des alliances politiques.
Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 10h46
le-long-brick Longbric
Enderion Vermisseau
Infographe qui ne sert à rien pour la situation donc.
ouchdinw Vermisseau
Flaneur En réponse à ouchdinw Ver TikToké
Tuveuxvoirmabique Vermisseau
Usa: plein mais cher.
UE: presque rien, mais on a des idées.
Sans énergie tu envoies des cailloux à la catapulte.
Munch Vermisseau
Et pui on a bien vu que maintenant les tanks et véhicules blindés ne servent plus à grand chose...