Petite sculpture de l'an 1737

Réalisée sur un noyau d'olive. Oui, oui, sans OGM, ça fait 1,4 centimètres de largeur sur 3,4 cm de longueur pour seulement 1,6 cm de haut.
Le bateau contient huit personnages, dont le fameux poète de la Dynastie Song, Su Shi, assis près de la fenêtre (oui, je sais, vous l'aviez tous déjà reconnu). Sur le fond du bateau est gravé un poème de ce même poète, "Dernière Ode sur la Falaise Rouge", composé de 300 caractères chinois.
Suite à  différentes révolutions et à la relation quelque-peu compliquée qu'entretenait le régime communiste avec la notion de culture ou d'art, cette pièce figure désormais à Taiwan, au Musée National du Palais.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bateau_sculpt%C3%A9_%C3%A0_partir_d%27un_noyau_d%27olive
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Réalisée sur un noyau d'olive. Oui, oui, sans OGM, ça fait 1,4 centimètres de largeur sur 3,4 cm de longueur pour seulement 1,6 cm de haut.
Le bateau contient huit personnages, dont le fameux poète de la Dynastie Song, Su Shi, assis près de la fenêtre (oui, je sais, vous l'aviez tous déjà reconnu). Sur le fond du bateau est gravé un poème de ce même poète, "Dernière Ode sur la Falaise Rouge", composé de 300 caractères chinois.
Suite à différentes révolutions et à la relation quelque-peu compliquée qu'entretenait le régime communiste avec la notion de culture ou d'art, cette pièce figure désormais à Taiwan, au Musée National du Palais.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bateau_sculpt%C3%A9_%C3%A0_partir_d%27un_noyau_d%27olive

Envoyé par phil_good le 7 mai 2020 à 21h04

+ 14 -

Weng-Weng Lombrico de la Cruz

Le fameux poète Su Shi qui connut une fin tragique, dévoré tout cru lors d'un voyage au Japon...
+ 2 -

Pepette Vermicelle

Deuxième (dernière) ode à la falaise rouge :
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La même année, à la pleine lune du dixième mois, à pied, je quittai le pavillon de neige, pour rentrer à Lin'gao ; en compagnie de deux amis, nous passâmes le coteau des terres jaunes.
Le sol était déjà givré et tous les arbres effeuillés. Nos ombres dansaient à nos pieds, la lune brillait au-dessus de nos têtes ; nous les regardions avec ravissement, tandis que nous marchions, chantant à tour de rôle.
Soudain, je soupirai : "j'ai des amis mais pas de vin ! Et même si nous avions du vin, nous n'aurions rien à manger pour l'accompagner. La lune est pleine, la brise suave, que ferons-nous pour célébrer une si belle nuit ?"
L'un de mes amis répondit : "j'ai pêché ce soir un poisson à bouche large et écailles fines, qui ressemble aux perches de la rivière des pins. Mais où trouver du vin ?"
Je rentrait chez moi consulter ma femme, qui me dit : "j'ai un boisseau de vin que je garde depuis longtemps pour le jour où tu en auras besoin à l’improviste". Sur ce, munis de vin et de poisson, nous repartîmes en promenade au pied de la falaise rouge.
Le fleuve bruissait entre les rives déchiquetées de plus de mille pieds de haut. La lune était un point sur l'immensité des monts, des rochers émergeaient des basses eaux. Un temps si bref s'était écoulé et je ne reconnaissais plus ce paysage !
Je retroussai mon vêtement et me mis à gravir la rive escarpée. Je me frayai un chemin parmi les herbes folles, rampai sur des rocs en forme de fauves aux aguets, m'accrochai à des arbres qui se tordaient comme des dragons. Je me hissai vers des nids éperviers vertigineusement perchés, et me penchai dans le vide pour voir le Palais ténébreux du dieu du Fleuve. Mes amis n'avaient pu me suivre jusque là, j'étais seul et poussai le long cri strident des adeptes du Dao ; les arbres frémirent et l'herbe trembla, les montagnes gémirent et les vallées leur firent écho, le vent se leva et l'eau s'enfla. Accablé d'une certaine tristesse et saisi d'effroi, je trouvai ce lieu trop désolé pour m'y attarder.
Je regagnai notre bateau, que nous laissâmes dériver au milieu du fleuve pour s'arrêter où bon lui semblerait.
Il était près de minuit, tout était silencieux autour de nous. Soudain nous vîmes venir à l'est au-dessus du fleuve une grue solitaire aux ailes grandes comme des roues de char, au plumage comme une robe blanche et noire. Elle frôla notre bateau avec un long cri rauque et s'en alla vers l'ouest.
Bientôt, mes amis prirent congé, et je m'endormis, je vis en rêve un taoiste vêtu d'une robe de plumes qui tournoyait dans les airs en contrebas du Lin'gao. Il s'inclina pour me saluer et me demanda : "as-tu été heureux pendant ta promenade à la falaise rouge ?" Je lui demandai son nom, il pencha la tête sans répondre.
"Hélas, hélas", dis-je, "je te reconnais à présent ! N'est ce pas toi qui, cette nuit, as poussé ce cri en survolant mon bateau ?" Il tourna la tête vers moi en souriant.
Réveillé en sursaut, j'ouvris la porte et regardai au-dehors. Il avait désormais disparu à mes yeux.
+ 2 -

Morph Vermisseau

Leur imprimante 3d marchait pas mal
+ 0 -

SuperBiskouaz Vermisseau

Gros noyaux d'olive tout de même.
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