Tomteube et la hache maudite. 3

Par tomteub
le 26 mars 2020 à 13h46
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6 réponses

Bon, merci à toutes et à tous pour vos messages d'encouragement à poursuivre, désolé d'avoir été défaitiste ALORS QU'ON EST EN GUERRE BORDEL !

Merci de m'avoir épargné la cour martiale, je recommencerai plus, promis, j'avais effectivement besoin d'un câlin, et vous me l'avez bien donné. Je ne vous décevrai plus, ne vous laisserai plus tomber. Enfin, pas avant la fin de cette histoire. Revenons donc à nos moutons.


Tomteub remontait le courant depuis plus d'une heure. Il n'avait pas mangé depuis plus de 24h, et commençait à sérieusement crever la dalle, chaque pas était un effort. Il avait failli se casser la gueule en escaladant un petit rocher pour éviter de faire un détour, sa chaussure droite s'étant déchirée, et il avait dû s'arrêter pour la rafistoler avec son lacet. Il commençait à désespérer. A quoi bon fuir ... Ca faisait presque un an et demi maintenant qu'il crapahutait ...

Il s'était réveillé en sursaut. Le bruit de la porte qui éclate, les cris, les pas lourds dans l'appartement du dessus.

"Bouge pas ! Bouge pas ! Police !"

"Ferme ta gueule, bouge pas !"

"C'est bon les gars, il est seul !"

"Fais moins le malin maintenant hein ! Connard d'anarchiste !"

Il avait compris tout de suite. Jérôme, son voisin du dessus, était tout sauf un anarchiste. C'était un gentil musicien, qui faisait de la chanson française, et gagnait sa vie en faisant des reprises de Brassens dans les cafés.

Il était monté lui demander, dès le 2e jour où il avait emménagé, d'arrêter de jouer de la guitare à 2h du matin, "s'il vous plaît, j'adore Brassens, mais pas à 2h du matin ..."

Jérôme s'était excusé, l'appartement était resté vide 3 mois, il n'avait pas remarqué qu'il venait d'emménager, et il lui avait proposé de passer boire une bière le lendemain pour se faire pardonner.

Le lendemain, il lui avait filé ses codes wifi, "c'est toujours plus simple d'avoir internet quand on emménage" , et finalement ils s'étaient apperçu les semaines suivantes qu'une connexion pour deux leur suffisait largement. En échange, Tomteub payait un gueuleton le 2e et le 4e dimanche de chaque mois.

Tomteub se disait que le pauvre Jérôme ne devait rien comprendre à ce qui lui arrivait, et était vraiment désolé pour lui, mais ça lui offrait une chance de fuir l'arrestation, et il n'allait pas la laisser passer.

A l'étage, les cris de protestation de Jérôme s'étaient interrompus après le bruit sonore d'une gifle. Le bruit d'un appartement qu'on retourne méthodiquement envahissait le sien.

Après un discret coup d'oeil par la fenêtre pour s'assurer que la sortie de l'immeuble n'était pas gardée, il avait attaché en catastrophe les sacoches sur son vélo, enfilé son sac à dos, et avait ouvert sa porte le plus discrètement possible. Il l'avait refermée, et alors qu'il descendait l'escalier en essayant de ne pas faire de bruit, il avait senti un regard sur lui. Il avait levé les yeux, et vu un baqueux le regarder de travers.

"Bonjour ..." avait-il réussi à articuler. Ses jambes tremblotaient pendant qu'il descendait les deux derniers étages, il avait failli rater 10 fois des marches, son coeur battait à 10 000 à l'heure ...

Comme il arrivait au rez-de-chaussée, il avait entendu le cri geignard de Jérôme, mi-appeuré mi-en colère : "Mais je vous dis depuis le début que vous vous trompez, bien sûr qu'il y a rien ici ..."

Il avait atteint le hall d'entrée.

"Monsieur. Monsieur !"

Il savait que le gars sur le palier l'appelait.

"Monsieur !! Arrêtez-vous ! Police"

Il ne s'était même pas retourné, les bruits de course dans l'escalier lui suffisaient pour savoir ce qu'il se passait, il avait passé la porte aussi vite que son chargement le lui permettait, et avait enfourché son vélo, démarré en danseuse en poussant de toutes ses forces, putain de merde il était sur le gros plateau, il commençait à réussir à s'arracher du bitûme quand il avait entendu la porte d'entrée s'éclater contre le mur du hall, il avait un peu de vitesse quand il avait entendu le flic derrière lui qui lui gueulait de s'arrêter, il roulait enfin quand il entendit les pas d'un sprint s'approcher puis s'éloigner un peu plus à chaque coup de pédale. Il avait pris la première à droite comme l'autre lui gueulait qu'il allait tirer, et alors qu'il allait tourner immédiatement à gauche il avait entendu une voiture démarrer sur les chapeaux de roues.

Ses cuisses le brûlaient, mais il avait continué à rouler à en perdre haleine pendant vingt minutes, avant de s'autoriser une pause, dans la cour intérieure d'une résidence. Il s'était écroulé contre un mur sans même enlevé son sac, il tremblait, il était en sueur, il crevait de soif, il allait s'évanouir. Il s'était passé les mains sur le visage. Puis les avait essuyé sur l'extérieur de ses cuisses. Il avait pris soudain conscience qu'il pouvait faire ça. Que ses mains étaient libre. Sans menottes.

Il les avait bien niqué. Il avait respiré un grand coup, s'était mis à rigoler comme un con, en lachant un magnifique "oh putain de bordel de chiottes de couilles d'ours de merde de sa race la grand-mère la chienne en rût !"

Il avait eu putain de chaud au cul.

Tomteub se trouvaît devant la paroi rocheuse d'une petite cascade, en pente relativement abrupte. Il allait l'escalader quand il avait remarqué un petit sentier de bêtes qui la contournait et arrivait à la vasque à côté de laquelle il se tenait. Il l'avait emprunté, et juste en haut de la petite côte, le sentier piquait sur un petit pont de chasseur. Les bêtes ne l'étaient pas tant finalement ...

Il était soulagé. Tout n'allait pas si mal. Il s'était engagé sur le pont, et s'était même arrêté pour contempler un peu la cascade et la rivière qui s'écoulait.



+ 5 -

tomteub Vermisseau

Option 1 : Tomteub regarde en contrebas, en se relaxant, et aperçoit du mouvement. En se concentrant un peu plus, il devine un homme qui longe la rivière. Ses poursuivants sont à moins d'un kilomètre !

Option 2 : Tomteub regarde rapidement le panorama, et se remet en marche, fatigué, mais déterminé à avancer, et un peu détendu. Ses poursuivants sont certainement tombés dans son piège, qui leur a sûrement fait perdre un temps fou.
+ 9 -

Guaruda Asticot

Option 1
À moins que au final c'est le décompte de ton commentaire qui fixe le score?
Dans le doute j'ai plussé.
+ 0 -

Pepette En réponse à Guaruda Vermicelle

je pose l' OPTION 2 ici pour qu'on puisse voter
+ 1 -

Thiche Colonel Chat-Ver

Option 1 : ça sent le coup foireux. Option 2 : trop vague pour que ce soit un coup foireux.

... OPTION 1 !
+ 0 -

tomteub En réponse à Thiche Vermisseau

Raté. Je voulais pas te répondre avant la parution de l'épisode d'aujourd'hui, mais le vrai coup foireux était l'option 2, sans ça, l'épisode du jour aurait été bien différent, et sûrement plus dangereux pour "moi". Et surtout j'aurais dû imaginer tout autre chose, ça m'aurait fait chier.
+ 2 -

BonPublic Vermisseau

D
La réponse D
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