Évolution de l'éducation

5 843 vues

Envoyé par Devale le 19 février 2019 à 14h03

+ 19 -

yosegaman Jeune lombric

ya tro de couleure !!! tu ma pri pour un paiday ????
Image de yosegaman
+ 6 -

kapouik Vermisseau

Tu as oublié qu'on obligeait les enfants à être tous homosexuels et musulmans ...

Je ne sais pas ce qui est le pire : que des gens donnent des info aussi débile ou que d'autres les partagent.
+ 0 -

Jean-Rachid En réponse à kapouik Vermisseau

Le pire, c'est ceux qui s'efforcent à ne pas ouvrir les yeux.
+ 7 -

daPookie Lombric Exclu

Étrangement, je travaille dans l'éducation et je n'assiste pas à ce genre de dérive, est-ce donc le fruit d'idées reçues ?
Pour les maths je sais pas, j'ai toujours trouvé ça très facile, mais quand je vois certains sujets de littérature, d'histoire-géo ou de physique-chimie, on est très loin de la caricature ci-dessus !
+ 5 -

sandrine65100 En réponse à daPookie

Je vais à des réunions d'anciens éléves du LEP où j'ai passé mon mon BEP et mon CAP cuisine. Et je peux te confirmer que " Cé tro sa ! ".
+ 7 -

_pepe_ En réponse à daPookie

Je ne sais pas dans quel établissement tu travailles, mais d'après les exercices et devoirs ramenés par les gamins dans ma famille depuis cinquante ans (je m'inclus parmi les premiers), c'est une évolution qui a été très marquée, et remarquée. On avait d'ailleurs déjà de fichiers PowerPoint satiriques qui circulaient sur le sujet il y a une vingtaine d'années.

Et je peux témoigner qu'aujourd'hui on en est effectivement arrivé aux exercices à QCM, avec souvent des solutions qu'on peut trouver par déduction sans forcément bien connaître le cours. L'énoncé de 2015 est à peine exagéré.

Après, ceux de 2018 et de 2022 tiennent plutôt de la science fiction, mais compte tenu de la tendance, il n'est pas impossible qu'on finisse par y arriver un jour.
+ 3 -

daPookie En réponse à _pepe_ Lombric Exclu

Je suis dans le privé et l'un des objectifs de l'établissement est que quelque soit la filière, l'école, la formation, l'orientation que souhaite suivre l'élève, en sortant il doit être admis et capable de poursuivre ses études.
J'ai aussi été élève dans cet établissement il y a plus de 12 ans, et justement je ne constate pas de baisse générale, les livre d'exercices des collégiens semblent répondre aux besoin : s'exercer avec en amont des rappels de la leçon en cours. Je m'amuse à jeter un oeil a la plupart des sujets de bac blanc littéraires, philo, eco, physique-chimie en maths et en anglais et honnêtement, soit je me dis que ces sujets sont top, intéressant, soit qu'ils sont salement difficiles vu les connaissances requises !

Et ils sont régulièrement tirés d'annales d'exams d'il y a moins de 10 ans !

Je me dis que vu qu'ils ont des bouquins qui sont disponibles à tous, des sujets de bacs blanc que n'importe quel prof flemmard peut pondre, le niveau ne semble pas ridicule !

Je n'ai pas d'enfant et je ne suis aucun élève en dehors de cet établissement, j'aime croire que ce qui s'y passe devrait être la norme, voire même le minimum de ce qui devrait se faire partout, mais vos témoignages tendent à me montrer l'inverse... et j'aime pas ça !
+ 0 -

tomteub En réponse à daPookie Vermisseau

Tu bosses dans le privé ...
+ 6 -

daPookie En réponse à tomteub Lombric Exclu

Oui !!! Tu as lu les 5 premiers mots ! une gommette pour toi !
+ 0 -

tomteub En réponse à daPookie Vermisseau

Elle est belle la pédagogie dans le privé, ça marche encore au bon point ...
+ 4 -

feyfey En réponse à tomteub Lombrique girafe cougar chienne poule y dort

Vas-y développe, ça m’intéresse.
+ -1 -

tomteub En réponse à feyfey Vermisseau

Dans le privé tu as des enfants dont les parents, soit ont du fric et veulent que leur enfant reproduise la condition sociale et culturelle, soit se saignent aux quatre veines pour que leur gamin reçoive la meilleure éducation scolaire possible.
Dans tous les cas t'as un suivi des gamins par les parents, et ils savent que si ils font les fous ils se font engueuler à la maison.
Ce qui n'est pas forcément le cas dans le public.
Et quand tu cumules dans tes classes des gamins en situation de handicap dont la famille refuse la classification, des gamins dont la situation familiale entraîne des comportements violents, des gamins dont les parents ne peuvent pas ou ne veulent pas suivre la scolarité, des gamins qui ont besoin de soutien parce qu'ils veulent mais que le capital culturel est proche du néant, et des gamins qui comprennent vite et qui se font chier en cours, sans parler du temps moyen passé devant les écrans qui augmente de façon inversement proportionnel au capital culturel ...
Bah tu t'amuses bien en cours, mais t'as pas le temps de faire autre chose que les grandes lignes du programme ...
+ 4 -

feyfey En réponse à tomteub Lombrique girafe cougar chienne poule y dort

Belle enfilade de clichés... Tu trouves exactement les mêmes problématiques dans le privé ( sous contrat) que dans le public. Et quand je dis exactement je pèse mes mots : gamins de cassos plus habitués à entendre crier que merci, gamins avec handicap scolarisés de force parce que, je cite « on paye donc vous instruisez ». Et oui c’est aussi ça le privé. Les parents restent les parents... Par contre je trouve en face une équipe pédagogique plus soudée, avec un travail d’equipe Et ça se ressent sur les gamins.
Perso j’ai fait la grande majorité de ma scolarité en public parce que mes parents croyaient en l'école publique, et puis j’ai fait une année en privé français avec uniformes et tout. J’ai jamais reçu autant d’education Civique qu'à ce moment là.
Quand Godzilla est née chéri chéri était pion dans le public, il en a été dégoûté du système : aucun soutien pour les élèves, rien pour les sortir de leurs carcans et les profs encore moins que les autres... Donc oui Godzilla est en privé mais pour moi c’est aussi un contrat social : l'école instruit ma fille, j’aide l'école pour toutes les manifestations durant l'année. Le problème vient peut-être de là : où sont les parents ?
+ 3 -

daPookie En réponse à tomteub Lombric Exclu

J'ai du mal saisir le sujet de l'image alors. J'ai cru qu'on se moquait de ceux qui fabriquaient les exercices en prenant les élèves pour des attardés. D'après ton constat, on est arrivé à un stade bien plus critique ou les élèves sont bels et bien attardés...

Comme je l'ai écrit, je suis mal placé pour comprendre ! mais si c'est le cas, soit nous sommes dans de beaux draps, soit tu es très pessimiste...

L'été, j'ai par contre l'occasion d'être avec des tout petits de milieu bien mois favorisé et même si le manque d'éveil et de réactivité de certains est alarmant, je ne suis pas sur que de les considérer comme débiles soit la bonne voie...
+ 0 -

Chaisedejardin En réponse à tomteub Vermisseau

On idéalise beaucoup le privé, mais les problématiques sont les mêmes. Le privé se récupère des gamins avec des gros problèmes de comportement et dont les parents sont persuadés que "c'est la faute de l'école". Et non, ils ne sont pas renvoyés si facilement qu'on le croit.
Quant aux parents qui refusent que leur gamin "handicapé" soit orienté, c'est très rare. Le problème, c'est plutôt que les files d'attente s'allongent chaque année pour les classes spécialisées. Alors on se dit que c'est pas grave, qu'il va avoir une AVS, mais là aussi c'est le parcours du combattant pour les familles avant d'obtenir éventuellement une AVS, souvent à temps partiel.
A l'entrée au collège, on en arrive parfois à des situations hallucinantes du genre "l'enfant n'a même pas le niveau pour aller en segpa, mais comme il n'y a plus de places en ulis, on le balance en 6e générale parce que vous comprenez, il y a déjà des enfants qui attendent pour avoir une place en segpa et pour qui ce serait plus bénéfique".
+ -1 -

Ced En réponse à _pepe_ Lombrik

J'ai ma petite nièce en garde en ce moment, elle a 9 ans et ses exercices de géométrie mathématique sont bien du type de ceux d'en haut. Je précise (puisque ça a l'air important dans le débat du dessous qui ne prend pas en compte l'existence d'un programme scolaire...) qu'elle est à l'école publique dans des quartiers très populaires. Et, sinon, les énoncés des problèmes sont justes - ce qui n'est pas le cas ici, dès le premier exercice.
+ 4 -

Oblivionis En réponse à daPookie Taret

Je dirait peut être que ca dépend de l'établissement et/ou de la spécialisation des cours.

C'est sur que si c'est une classe de prépa scientifique, on peut s'attendre a un certains niveaux en math, ou domaine du genre, mais peut etre que le niveau baisse dans d'autre domaine de la même prépa... a voir...

Sinon, pour rajouter ma pierre au truc, quand j'ai passé mon bac pro ( il y a presque 13 ans déja ) pendant les révisions, notre prof principal nous avait filé comme exercice l'examen du bac pro fait 15 ans plus tot. Globalement, quasiment aucun élèves n'a réussi le test ( alors qu'on a eu des notes correct au vrai BAC cette année la ).

Actuellement, j'ai le fils d'un ami qui fait les même études que moi a l'époque ( bien que le nom du diplôme ai changé ) Pour son Bac pro, la difficulté des cours et des exercices est équivalente ( pour moi du moins, et pour le moment de l'année ) a celle que j'avais pour le CAP... Si j'y pense, fin d'année scolaire, je lui demanderait ses feuilles d'exo du bac pour comparé avec les miennes.
+ 2 -

trucmoi En réponse à Oblivionis Ver d'os

Ils s'étaient peut être déjà tous ramassés au test à l'époque il y a 15 ans.
+ 2 -

desBranchies En réponse à daPookie Vermisseau

Tu veux dire des idées reçues du style "c'était mieux avant" ? Naaan pas en France quand même !
+ 4 -

_pepe_

Je pense qu'il y a du vrai là-dedans (au moins jusqu'à 2015). On faisait déjà le constat il y a une vingtaine d'année, et aujourd'hui les gamins doivent effectivement souvent se contenter de répondre à des QCM.

En revanche, dans les années 70, dans les énoncés on n'employait pas la seconde personne du singulier, autrement dit le tutoiement. On utilisait une forme distante, impersonnelle (infinitif) ou à la rigueur plus respectueuse (deuxième personne du pluriel).
Image de _pepe_
+ 5 -

Guss En réponse à _pepe_ Corpoworm Interstellar

J'ai eu mon bac en 2001, et les exercices étaient aussi énoncés de la sorte.
+ 9 -

titouille

Pas vraiment. J'ai aidé ma nièce dans ses cours de math, et j'étais surpris du niveau. Elle avait 15 ans, et ils abordaient déjà les notions de vecteur et la représentation paramétrique d'une droite.

C'est surtout que c'est inégal. Les bons élèves sont toujours plus poussés tandis que les moins bons sont toujours plus délaissés.
+ 4 -

Devale En réponse à titouille Vermisseau

Ici on parle de surface de base, c'est plus pour 9, 10 ans ....

A 15 ans je pense que c'est normal les vecteurs
+ 7 -

_pepe_ En réponse à titouille

Cela n'a rien d'étonnant si l'on considère que le calcul vectoriel est au programme de seconde. De mémoire, ça l'était déjà dans les années 70/80. Quant à la représentation paramétrique d'une droite, à l'époque on me l'avait enseignée au collège.

Mais la question n'est pas là.

Le sujet de ce fichier n'est pas le niveau des matières enseignées (dont il n'est d'ailleurs pas indiqué à quelle classe il correspond) ni celui des élèves, mais la forme et le contenu des exercices donnés, qui semblent de moins en moins enclins à faire réfléchir et travailler les élèves et à les préparer à affronter la vie réelle.

Bien entendu, ça reste une caricature, mais sur le principe j'y trouve clairement un fond de vérité.
+ 34 -

Jampol3

J'en parle régulièrement avec les collègues... On en arrive à un point où, si on pré-mâchait plus le travail, on leur tiendrait le stylo. C'est terrible, et ce qui est triste, c'est que moins on leur donne à réfléchir, moins ils réfléchissent. On a donc l'impression qu'ils ont un niveau très faible parce qu'ils arrivent encore à se planter, mais ils n'ont juste pas appris à faire l'effort. En gros, on les croit tellement en sucre et on les prend tellement pour des cons qu'ils en finissent par le devenir...
Mais le plus triste encore, c'est qu'on n'a pas le choix : les directives viennent d'en haut, et en plus les parents s'en satisfont (voire gueulent quand on essaie un tant soit peu de responsabiliser les gosses).
Et même nous, on est pris pour des cons, y a qu'à regarder les énoncés des fameuses évaluations nationales où les consignes de passation sont affligeantes : "S’assurer que tous les élèves sont attentifs avant de dire les phrases. Prononcer chaque phrase en articulant (une seule fois). Laisser aux élèves 10 secondes à chaque fois pour entourer l’image choisie. Vérifier tout le long de cet exercice que les élèves sont à la bonne page et au bon endroit sur la page (haut, bas)."
Sans déconner ?! Moi qui voulais donner les consignes en russe, depuis le parking, le dimanche matin et les laisser se démerder la semaine avec ça...

Ah, pis allez, une petite perle d'une de mes gamines de CM2 pour rigoler un peu quand même :
On parlait de la sonde Parker qui va aller visiter le soleil, "mais ne vous inquiétez pas, elle ne va pas se faire brûler, ils sont pas fous, ils l'envoient de nuit..." court silence, quelques rires, nouveau silence puis des "aaaah, mais oui" puis la gamine qui me dit : "mais je comprends pas, ils vont voir le soleil la nuit ?"... Je sens que ça mouline bien fort là-haut... Un camarade l'encourage :"allez, fais un effort : le soleil... la nuit... ?" et elle de répondre : "aaah bah oui ! La nuit, ils l'éteignent !"
+ 15 -

yosegaman En réponse à Jampol3 Jeune lombric

mais enfin ?
tout le monde sait que le soleil c'est un bébé et que la nuit il s'éteint et dort !
Image de yosegaman
+ 28 -

Foxsking En réponse à yosegaman Lombric Shaolin

Parce que les bébés dorment la nuit ? Il faudra que j'explique ça au mien !
+ 18 -

Oblivionis En réponse à Foxsking Taret

Y a un vieux proverbe qui dit :

" S'il dort pas la nuit, rajoute du whisky "
+ 7 -

Thiche En réponse à Jampol3 Colonel Chat-Ver

Cependant, d'un autre côté, je peux t'en filer des phrases de merde balancées par des profs durant ma scolarité. Des trucs du genre : "De toute façon, tu ne finiras pas l'année scolaire ici ( NB : parce que j'avais oublié de faire signer un papelard administratif à mes parents )" ou "Même mon fils arrive à faire cet exercice tout seul, c'est dire ton niveau" ou "Moi, je m'en fous. Mon diplôme, je l'ai !" ou "Je pense que votre fils n'a pas le niveau intellectuel suffisant pour qu'on puisse l'inscrire dans notre établissement" ou "Il est préférable de l'inscrire dans une filière adaptée à ses aptitudes." etc. Et je ne parlerais même pas de certains profs qui pouvaient être violents en te collant un taquet ou en te prenant par le col pour te plaquer contre le mur alors que tu n'avais que 9 ou 10 ans. De gros winners, ceux-là ! Ce qui est admirable, c'est que tout ce petit monde n'avait pas perçu que mes parents avaient eu une scolarité limitée aux études primaires, dans un pays étranger et dans une autre langue. Avant les deux dernières années de mes primaires, le soutien scolaire qu'ils pouvaient m'apporter était en fin de vie. Pour te donner le ton, avec l'introduction de la théorie élémentaire des ensembles, ils étaient complètement largués et, à partir de là, je devais me démerder. J'entends encore les paroles de mon vieux : "Quand on veut, on peut". Aujourd'hui adulte, je lui répondrais : " Quand on veut, encore faut-il savoir comment on peut.". Loin de moi l'idée de faire supposément pleurer dans les chaumières avec un pathos de fils d'immigré ( qui n'a aucun intérêt dans l'absolu et qui sert juste à illustrer objectivement et concrètement ce qui suit ) mais il faut souligner que certains gosses, enfants d'immigrés ou non du reste, partent de très loin de par leur condition sociale de départ. Quand tu nais dans un milieu qui te stimule peu ou proue intellectuellement, tu galères vachement pour rattraper le retard. Force est de constater que certains profs n'en ont rien à foutre. Or, ma foi, un parcours scolaire (et quelque part, existentiel quand on prend un peu de hauteur ) ne se juge pas forcement au point d'arrivée mais également en le mettant en perspective avec son point de départ, ce qui induit que ce parcours aura été plus laborieux pour certains que pour d'autres. Alors oui, il y a des gosses qui déambulent dans des milieux où investir 10 ou 20 boules dans un livre sur la guerre de Crimée ou l'implication de la pensée aristotélicienne dans la scolastique juste parce que ça peut éventuellement ouvrir des horizons, constitue une démarche hors norme ou, en tout cas, qui ne fait pas partie des impératifs de vie. En tout état de cause, dans ces milieux-là, on ne voit pas trop comment ça peut remplir une assiette, ce qui est bien dommage en soi, mais peut éventuellement expliquer le pourquoi du comment quant à certains accidents dans un parcours scolaire. Note qu'en toute objectivité, je ne reproche rien à mes parents vu qu'ils ont vraiment fait ce qu'ils pouvaient, avec les moyens du bord et conformément à leur propre logos. Par contre, quand on a la prétention de détenir une certaine forme de savoir et émettre la volonté de le transmettre avec professionnalisme, un peu de subtilité d'approche quant au contexte dans lequel évolue l'enfant serait la bienvenue. Entendons-nous bien : il n'est pas question de faire bêtement dans le "social" et apprendre aux gosses des trucs de base comme "Bonjour", "Merci", "S'il-vous-plaît", soit des trucs qui relèvent intrinsèquement de l'éducation parentale, mais juste de tenir compte de ce fameux point de départ cognitif pour pouvoir juger pertinemment de la praticabilité du chemin à parcourir pour l'enfant.
+ 1 -

gwen En réponse à Mylo Vermisseau

Un donut ?
+ 4 -

Jampol3 En réponse à Thiche

Je comprends pas bien ta réponse... La phrase de la gamine, c'est juste une perle, elle s'en est rendu compte après et on en a tous bien rigolé, c'est tout. Ça n'illustrait aucun propos, c'était juste pour détendre l'atmosphère après l'avoir plombée :p..
Cela dit, en ce qui me concerne, j'ai bossé avec une bonne centaine de profs et n'en ai rencontré que quatre ou cinq qui me faisaient penser qu'il serait bon qu'ils se reconvertissent... Je pense que l'échantillon est assez large pour être représentatif.
Après, on est bien d'accord, l'égalité des chances, en vrai, elle existe pas. Et les profs (en tous cas la plupart de ceux avec qui j'ai bossé) font ce qu'ils peuvent compte tenu des directives gouvernementales et des invectives parentales... Bon, pis faut pas oublier qu'ils sont humains aussi et que, comme tout le monde, ça leur arrive de dire ou faire des conneries... (et pis je ne nie pas qu'il y a aussi des connards, comme partout...)
+ 2 -

Thiche En réponse à Jampol3 Colonel Chat-Ver

Ce n'était pas une réponse, au mieux un autre point de vue concernant plus particulièrement la partie qui précédait l'anecdote de la gamine. Je t'accorde qu'il y a effectivement des profs admirables qui tiennent à cœur leur fonction. Heureusement du reste. Par contre, j'ai plus de difficultés à concevoir cette nuance chez des enfants. Il n'y a pas, selon moi et contrairement aux profs, de bons ou de mauvais élèves étant donné qu'un enfant ne vient pas au monde avec une méthodologie et une acuité innée pour comprendre ce qu'on lui enseigne, à moins que son instance de socialisation primaire, en d'autres termes sa famille, ne lui ait fourni ces outils en amont et tout au long de sa scolarité. Si en plus, tu considères que les parents ne les ont pas eux-mêmes et qu'ils n'en comprennent pas les rouages, c'est encore plus relevant pour expliquer cette absence de distinction entre bons et mauvais élèves. Il y a aussi le fait que par cette absence de méthodologie des parents, tu pourrais tenir le stylo de leur gosse à leur place qu'ils penseraient que tu sais très exactement ce que tu fais parce que tu incarnes, au sens propre du terme et par argument d'autorité, la transmission du savoir et le détenteur de la méthodologie appropriée qu'ils n'ont définitivement pas. Enfin, je ne te visais pas personnellement et je ne remettais pas en doute tes capacités d'enseignant, loin s'en faut. Y'a juste que des fois, sur LLB, je me crois au bistro avec une chope en main en train de refaire le monde avec des potes que je ne connais même pas ;)
+ 7 -

Jampol3 En réponse à Thiche

"Il n'y a pas, selon moi et contrairement aux profs, de bons ou de mauvais élèves." Si, y a ceux qui bossent, ou du moins qui essaient et ceux qui s'en branlent allègrement. Sauf qu'aujourd'hui, ceux-là, on ne peut plus les mettre face à leurs responsabilités parce que tu comprends, le pauvre chou... Nan, les p'tits cons, ça existe aussi.

"Si en plus, tu considères que les parents ne les ont pas eux-mêmes et qu'ils n'en comprennent pas les rouages, c'est encore plus relevant pour expliquer cette absence de distinction entre bons et mauvais élèves."
Si tu savais le nombre de parents qui viennent pendant le temps d'accueil essayer de nous apprendre notre métier :p.

"Y'a juste que des fois, sur LLB, je me crois au bistro avec une chope en main en train de refaire le monde avec des potes que je ne connais même pas ;)" Mais c'est trop ça ! :p et c'est bien sympa :D
+ 3 -

tomteub En réponse à Jampol3 Vermisseau

+1 pour les ptis cons, les parents relous (dont le plus souvent les enfants sont ceux qui foutent rien), et +1 à tous les deux pour le bistrot du coin.
+ 0 -

g012 En réponse à Jampol3 Asticot

Stratégie d'éradication de la classe moyenne.
+ -3 -

tomteub En réponse à g012 Vermisseau

La classe moyenne n'existe pas. Soit t'es un prolétaire, soit t'es un petit bourgeois.
Grâce à l'éducation nationale, les prolétaires peuvent (ou pouvaient) s'élever et devenir des petits-bourgeois, ou en tout cas concurrencer les petits-bourgeois sur le marché de l'emploi. Seulement ça veut dire que tu as des prolétaires éduqués, qui savent réfléchir, et qui gueulent quand ils s'aperçoivent que l’ascenseur est bloqué. Et puis ça veut dire que les petits-bourgeois sont déclassés, et que du coup ils gueulent contre les grands-bourgeois.
Alors que si tu flingues l'éducation nationale, les prolos restent des prolos, les petits-bourgeois mettent leurs enfants dans le privé pour leur garantir une reproduction sociale correcte, et ferment leurs gueules, satisfaits des privilèges qu'ils ont. Et en plus tu développes le marché privé de l'éducation, et sa hiérarchisation en fonction du prix.
Et ouala !
+ 2 -

Tomate En réponse à Jampol3 Vermisseau

C'est pour mieux leurs apprendre à tenir le bulletin de vote à leurs places, et leurs dire que tout ce que l'on fait est plus intelligent que ce que eux feront.
+ 1 -

tomteub En réponse à Jampol3 Vermisseau

Perso j'en arrive à la conclusion que le but est de faire de l'éducation nationale un dépotoir, pour que les enfants des milieux aisés aillent dans le privé, et développer le marché privé de l'éducation. (cf. Accord Général sur le Commerce des Services).
+ 2 -

Chaisedejardin En réponse à Jampol3 Vermisseau

Je rejoins ton analyse. Si on a des élèves qui ne sont pas en réussite, on (la hiérarchie, les parents) nous fait comprendre que c'est de notre faute. Du coup on est encouragé à s'interdire d'avoir une vitrine dégueue. Les exercices prémachés, c'est malheureusement une façon d'avoir un belle vitrine. Par contre, les QCM, à part dans les dernières évals nationales, je n'en ai jamais vus dans aucune méthode, ce n'est vraiment pas un truc qui se fait couramment en primaire, ne serait-ce que parce tout est prétexte à les faire écrire le plus possible.

Les instructions du moment, c'est que comme les mômes sont soi-disant incapables d'être attentifs à 25, il faut les prendre en petits groupes : on bosse avec un quart de la classe seulement et les trois-quarts restants sont en autonomie (= ne glandent pas grand chose à part les plus débrouillards) les trois-quarts du temps. Super.

Sur un ton un peu plus léger, et concernant le fichier, je connaissais la version plus datée avec l'étape : "Colorie ce rectangle, ou fais ce que tu veux à condition de respecter les valeurs de la République." Avec le coup des drapeaux, je trouve cette étape plus que jamais d'actualité.
+ 0 -

Jean-Rachid Vermisseau

C'est là qu'on voit la différence entre les cancres et les enfants (rois) hyperactifs. Environ 50 ans...
+ 4 -

tametame En réponse à Jean-Rachid Jeune lombric

Tu veux dire que les cancres sont devenus des enfants-rois hyperactif ?
+ 7 -

eyhtern

Dans la mesure où de toute façon Y'A PAS DE BOULOT, on s'en fout un peu du niveau acquis par les élèves à la sortie de l'école dans les matières classiques...
pensez printemps, merde ; y'a qu'à traverser la rue et on a un boulot de serveur, de manutentionnaire, de sous-fifre quelconque sous-payé et sous-qualifié
+ 0 -

emerson En réponse à eyhtern Archi-ver

Même pas, phénomène de surqualification toussa, les bac+4 sont en train de nous les piquer ces boulots de merde...
Tiens, c'est chez toi: http://www.skol...akCXeW14iYfsOHA
+ 0 -

eyhtern En réponse à emerson

ouais par sous "sous-qualifié" je voulais donc dire qu'on va vers des boulots qui réclament "moins que qualifications" que ce que le travailleur a acquis durant ses études, ce que corrobore ton lien : "215.000 travailleurs qualifiés de plus seront obligés d’occuper un emploi qui ne correspond pas du tout à leur niveau de qualification"
Et tout ça sans évoquer en plus les délires de polyvalence/réorientation/flexibilité/formation_constante ...
+ 10 -

pwetpwet Jeune asticot

Il faut saluer le progrès de l'auteur des consignes, qui a appris, entre 1970 et 1985, qu'un rectangle a quatre angles droits.
+ 11 -

Ivy LoMBriK addict !

Pfff, en CP en 1800 ils faisait des factorisations a base de googleplex et sur des figures en 4D en employant la théorie des cordes.
Tout se perds.
+ 12 -

Mylo En réponse à Ivy Ver correcteur

Même la conjugaison
+ 1 -

vwseb Jeune lombric

Pour voir la baisse de niveau suffirait de faire passer le certificat d’étude primaires des années 60 à un panel de collégiens. Ça risque de piquer !
+ 6 -

daPookie Lombric Exclu

Autre question à soulever : ces personnes qui ont réçu à l'époque cette super éducation top moumoutte, ils ont pondus des débiles du coup ? ou des personnes qui ont pondus des débiles ?
Où se situe le problème ?
+ 2 -

Bellus

Plus les exercices sont facile plus tu les professeurs ont des chances d'avoir des élève qui réussissent leur exercice. Ce que demande le rectorat au professeur c'est que les enfants réussissent pas qu'ils soient instruit.
+ -2 -

Ced Lombrik

Si on veut donner des leçons, il faudrait peut-être être sûr de pouvoir les donner : la faute commence dès la première ligne de l'énoncé en fait.
+ 0 -

damdie Vermisseau

On a bien progressé en 1970 ils savaient même pas ce qu'était un rectangle visiblement...
Inscrivez-vous ou Connectez-vous pour envoyer un commentaire
90