Aujourd’hui le monde est mort 3

LE BON DICTATEUR
Aujourd’hui, le monde est mort. Ou peut-être hier, je ne sais pas. Une fois la démocratie répandue dans le monde entier, les abus commis en son nom sont apparus au grand jour. L’opinion du peuple n’est pas toujours synonyme de choix politique avisé, ainsi que l’a prouvé autrefois l’élection de Hitler en toute l’égalité, qui a conduit à l’abolition de la Constitution de Weimar et l’établissement du régime dictatorial nazi. Le système démocratique a sombré dans un état de dysfonctionnement tel que la démocratie ne pouvait plus assurer la protection des intérêts des classes sociales ou des groupes majoritaires.
Au terme des dernières élections qui eurent lieu dans le monde, des régimes dictatoriaux dirigés par des despotes éclairés ont été instaurés pour veiller sur les intérêts de la société. Un système politique que les philosophes de la Grèce antique considéraient comme idéal. Ce système a bien fonctionné au début. Mais une dictature se corrompt inévitablement sur le long terme. L’établissement d’un système anti-corruption et antidynastique, dont on attendait beaucoup, abouti à un échec. Des hommes considères comme sages au départ sont devenus des dictateurs, et le résultat a été épouvantable. Les conflits armés entre dictateurs ont mené le monde à sa perte. Finalement, ce qu’on appelait « l’au-delà du bien et du mal », c’était le monde après sa fin.




















