Les coûts irrécupérables — Crétin de cerveau #3

3 757 vues

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore et qui aimeront cette vidéo, n’hésitez pas à visiter sa chaîne Youtube, c'est vraiment un excellent pédagogue et il sait de quoi il parle. Merci à Black pour la découverte :)

Envoyé par Nunchaku le 23 juillet 2016 à 20h12

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Deodorant Lombric Shaolin

Sympa ta vidéo, j'ai été pris du début à la fin.

Gaffe à pas trop en poster si tu veux pas attirer les démons qui vivent ici et qui maudissent les youtubers avec de vilains pouces rouges !!
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OffWood Jeune asticot

J'ai pas compris pourquoi il parle tout le temps de couilles récupérables...
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eyhtern En réponse à OffWood

Nan t'as pas bien entendu, c'est des couilles *irrécupérables :)
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john5

Super intéressant. J'ai réalisé en visionnant cette vidéo que j'avais pris conscience de ce biais (sans en connaître le nom) en essayant de m'améliorer au poker. C'est un comportement très commun pour les débutants au poker de ne pas vouloir se coucher lorsqu'ils ont déjà misé beaucoup, même si le turn ou la river ont révélé qu'on avait un jeu pourri. « Bon, j'ai un jeu pourri mais je vais bluffer parce que j'ai déjà claqué trop de jetons, ça serait bête d'arrêter maintenant »...
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trucmoi En réponse à john5 Ver d'os

Et inversement quand les gens ont un bon jeu. Paradoxalement, les débutants dans ce cas, n'osent pas investir beaucoup, alors qu'avec un gros jeu de merde, beaucoup investissent énormément car ils quoi pouvoir intimider les joueurs.
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Nunchaku En réponse à john5 Lombric Shaolin

Oui moi aussi j'y ai pensé, au poker l'argent investi dans le pot n'est plus à nous en quelque sorte et bluffer pour "rattraper" l'argent investi n'est pas un bon raisonnement. Mais en y réfléchissant et à la difference d'un "coût irrécupérable", au poker, l'historique d'une main (donc le passé) pèse sur nos décisions et les décisions que peut prendre l'adversaire. Par exemple, on peut jouer sur l'historique du coup pour "bluffer" l'adversaire et miser quand on estime que la fold equity est suffisante pour que l'adversaire se couche. Cela relève du jugement sur le range de la main adverse versus ce qu'on représente ainsi que notre image a la table (sérieuse ou pas).
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PandaMan En réponse à john5 LoMBriK addict !

J'ai pensé directement au poker aussi. Une des toutes première règles que j'ai apprise.
"Ne pas tomber amoureux de ses cartes" donc mieux vaut laisser tomber et perdre ce qui est investi que de perdre plus.

Et une autre règle qui pourrait également rejoindre ce qui est dit ici qui est: "si tu ne veut pas perdre de l'argent, ne joue pas". Dans ce cas, n'investis pas dans un projet si tu n'es pas préparé à perdre l'investissement.
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Chaisedejardin En réponse à PandaMan Vermisseau

Je propose qu'on fasse quand même une minute de silence pour tous les AA relancés à 3 fois la bb qu'on a fini par jeter.
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ouiche En réponse à john5

Le poker est un excellent exemple, bien mieux que ceux de la vidéo qui sont largement discutables dans la réalité
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Super_King Lombric Shaolin

Pas mal, comme d'hab', mais je préfère quand il s'en tient à la vulgarisation des sciences "dures", pour l'économie, il y'a trop d'irrationnel et de paramères en jeu pour balancer des conclusions comme ça
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BarneyGumbles Lombric Shaolin

Le mec inscrit il y a plus de 8 ans, jamais posté un fichier, et là il débarque et il nous poste une vidéo super intéressante. Rapport qualité/quantité level 10000
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le_freeman

Le fait d'éplucher des résultats d'études pour définir un biais cognitif est lui-même un biais cognitif.

Tous les exemples présentés sont extrêmement critiquables.

Pour l'exemple du ski, les dés sont pipés dès le départ en imposant la préférence. En outre, on est quasiment sur du 50/50, ce qui en statistique revient à dire "ton étude tu la tailles en pointe et tu t'assoies dessus parce que je calerais même pas une table avec".

On peut imaginer que l'exemple du théâtre est pollué par des gens moins intéressés par le théâtre qui n’auraient pas acheté le billet si il n'avait pas été en promo. donc évidement, la moyenne de pièces vues baisse.

L’exemple de l'avion furtif n'est pas fiable non plus. Ils ont très bien pu se dire que l'autre avion était plus performant sur le papier, mais ne se vendra pas pour X raisons. Dassault n'a pas arrêté d'injecter du fric dans le Rafale face au F-35 qui le bat à plate couture sur le papier parce Dassault sait très bien que tous les pays ne vont pas acheter le F-35 pour des raisons politiques, ou qui ont des doutes sur sa fiabilité et son efficacité réelle.

Les affaires de canal, du Concorde et du Vietnam sont tellement polluées par des considérations politiques que je ne comprend même pas ce que ça fout dans la vidéo.

Pour le foot américain, si le joueur a été choisi tôt dans le draft, c'est qu'il a été repéré tôt, donc qu'il a du potentiel. Tu testes pas le potentiel d'un joueur en le laissant sur le banc.

Je ne dis pas que ce que je dis plus haut est arrivé, mais si il y a un doute, les études ne valent pas un clou.
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eyhtern En réponse à le_freeman

Ouf ! Je ne suis pas le seul à penser ça !
Dès le premier exemple j'ai pas compris... Comment on peut savoir à l'avance quel sera le plus mauvais choix ?
Même sans aller skier, on peut toujours aller manger des fondues, aller voir le resto/café du coin, faire des rencontres, prendre l'air de la montagne, le simple fait de 'voyager', être au calme dans son chalet avec un bon bouquin/son laptop, ... y'a pas à revenir sur son achat, surtout que voir GoT avec un pote tu peux le remettre à dans une/quelques semaines, tandis que le voyage - qui était une bonne une occasion donc qui ne se re-présentera pas de sitôt - non.
Si le type vit mal sa semaine au ski et qu'après il regrette de l'avoir fait, ben ça change rien au fait qu'il n'aurait initialement pas pu savoir que l'investissement n'en valait pas le coup, puisqu'il aurait pu y prendre du bon temps comme décrit ci-dessus.
Enfin j'ai dû mal comprendre l'idée derrière ces exemples
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Actarus Vermisseau

Intéressant mais les "coûts irrécupérables" évoqués ici sont tous d'un ordre purement financier comme si c'était la seule variable à prendre en compte lors d'une décision.C'est totalement stupide. Raisonnez par le fric, et à court terme, c'est tout ce qui est important on vous dit !
J'ai l'impression que le biais cognitif, pour le coup, c'est de prendre pour argent comptant ce genre d'étude.
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Gawel Lombric

Mouais, il y a un paramètre largement sous-estimé dans ces études et dans cette vidéo, c'est l'impact psychologique de l'échec... Si t'as 1million à miser sur un projet qui t'en a déjà coûté 9, et que tu le fais pas et que tu arrêtes le projet en disant que c'est un échec... T'es financeurs te diront qu'il aurait fallu aller jusqu'au bout du job... Et tes équipes se démotiveront en se disant que tout ce job n'aura servi à rien... Idem pour le retrait d'une armée sur un terrain difficile... La frustration d'un échec est toujours moins importante quand on est allé jusqu'au bout du chemin que si on s'arrête avant la fin.
Est-ce que le bien être moral et la cohésion vaut 1million de plus? La question n'est pas que financière...

Comme quoi c'est dangereux de ne donner le pouvoir qu'à des économistes!!!

Le_Freeman, je suis totalement d'accord avec ta vision aussi! :)
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john5 En réponse à Gawel

On a eu un débat avec ma copine hier exactement sur le sujet de ce que tu viens de dire... Que peut-être que si ce biais était aussi puissant, c'est parce que la persévérance est un puissant moteur de l'humain et donc globalement plutôt utile dans la vie même si effectivement dans certains cas ça nous pousse dans la mauvaise direction.
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Gawel En réponse à john5 Lombric

Oui, c'est exactement ca, et puis il y aura toujours quelqu'un pour dire qu'on ne peut jamais être sur d'un échec si on ne va pas jusqu'au bout...!!!
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