Les Jeunes (la génération Y)

3 458 vues

Dernière vidéo Usul

Envoyé par Shyendalar le 8 juin 2015 à 13h27

+ 4 -

Alix LeLoMBriK

(je l'ai reposté en version embed et supprimé le lien vers la page daily)
+ 0 -

Shyendalar En réponse à Alix Jeune asticot

Merci Alix ! :p je me fait avoir à chaque fois ^^
+ 1 -

magnussoren Ver (re-)cyclable

je le trouve un peu optimiste usul sur ce coup....
Sinon, la sortie de Lepage pour prendre la défense de Bruckner me fait toujours autant marrer..
+ 3 -

Terdr Verdtr

Moins objectifs qu'Usu(e)l-ellement mais toujours agréable à regarder. L'aspect sur la révolution qui viendra de manière différente aurait mérité dès plus approfondie pour prendre la chose plus au sérieux.
+ 4 -

TheMetroidPrime Verxit

Enfin une vidéo qui sort un poil de la grille de lecture Trotskyste. Bon, sauf peut-être la fin où il se fait pousser avec la révolution en marche derrière 5 péquenauds qui jettent des bouteilles sur des flics et un intellectuel qui généralise les 5 péquenauds à "la jeunesse". Et aussi le passage qui nous dit que oui y'a eu le goulag et le totalitarisme, mais le communisme c'était quand même bien cool parce que c'était la classe quand on marchait dans la rue avec des drapeaux.

Évidemment, de part son biais politique, Usul aimerait voir la génération Y comme celle qui mettra à bas la "verticalité" pour une société "horizontale" (ce qualificatif est juste parfait en ce sens qu'il m'évoque le fait de couper tout ce qui dépasse). Ça n'est pas mon point de vue. Autours de moi, ce que je vois, c'est plutôt des auto-entrepreneurs, des innovateurs, et pourquoi pas des futurs colons et pionniers -la conquête spatiale n'est qu'à ses débuts hein-. Pas des déprimés de la vie qui geignent déjà à l'idée de bosser en bureau où comme ouvriers.
Certes beaucoup de jeunes sont paumés au moment de faire leurs études, ou après avoir eu leur diplôme et ne savent pas réellement quoi faire ou ce qu'ils ont envie de faire. Seulement le système actuel n'est pas sans outils pour cela. Usul mentionne alors les rapports du Medef et se range du même côté qu'eux en considérant la génération Y comme la prochaine génération de salariés. Personnellement, je vois plus une génération d'entrepreneurs, de patrons et de cardes qui réinventent l'entreprise (et ça se fait déjà depuis 15 ans), ou plutôt qui restaurent un espèce de capitalisme à la André Godin. Patron pas surpayé, plus proche des employés, qui fait des salariés des actionnaires, qui éventuellement (si la boite marche bien) fourni logements, scolarité, formations, etc...

Usul fait un bon constat quant à la situation du capital et de l'héritage et des inégalités propres à une société développée à croissance faible. Pourtant les jeunes dont je parle ci-dessus ne sont pas de grands héritiers. Ces derniers finissent de toute manière par intégrer l'appareil ou les grandes corporations qui risqueront bien un jour de s’essouffler à cause de la pression d'autres grands héritiers actionnaires en plus de la concurrence de modèle provenant des nouvelles générations.

Bon, c'est très angélique tout ça, mais c'est quand même plus attrayant qu'une 5814e tentative d'application du trotskysme qui "cette fois va marcher vous allez voir, et ça sera super".
Et ça n'est certainement pas un tel système qui pourra aider à faire face aux problèmes tels que le réchauffement climatique, ou l'épuisement des ressource tant l'égalitarisme bride la créativité et l'innovation par essence.
+ 2 -

Terdr En réponse à TheMetroidPrime Verdtr

J'aime bien le point de vue diamétralement opposé à celui d'Usul. Mais ce dont tu parle est quand même très propre à une région restreinte de la vie professionnelle actuelle, à savoir les nouvelles technologies. (Dis moi si je me trompe.) Celles-ci changent du schéma habituel car le domaine est jeune et est très probablement à son age d'or (difficile d'en être certain cela dit).
Dans le reste des métiers, qu'ils soient manuels ou bureaucratiques, l'héritage, ne serait-ce que par les études reste très fort. Et même dans l'informatique, tout le monde n'a pas le moyen des 40 000euros d' -insérer le nom de votre école Ionis ici- type EPitech
+ 0 -

TheMetroidPrime En réponse à Terdr Verxit

T'as raison. C'est pour ça que je parlais d'angélisme. Tout le monde ne peut pas ouvrir sa propre boite dans n'importe quel secteur. Cependant à mon sens, les startups se répandent actuellement dans des secteurs bien éloignés des nouvelles technologies, et ce parfois grâces aux nouvelles technologies.
Je prends pour exemple un cas qui me parle en tant que Belge, l'explosion des petites brasseries. Doublement du nombre en 15 ans. +70% ces 5 dernières années. On arrive à plus de 2000 marques en Belgique.

Parallèlement, on est à mon sens en train de vivre une revalorisation du travail manuel et artisanal. Ça a commencé par la cuisine, et ça enchaine maintenant avec l'artisanat traditionnel. Donc en soit, ce qui se passe pour les nouvelles technologies n'attend plus que d'investir les autres corps de métier.
+ 1 -

Terdr En réponse à TheMetroidPrime Verdtr

Sur le plan de la revalorisation de l'artisanat, je sus entièrement d'accord avec toi, et ça m'est déjà arrivé de me demander pourquoi. Pour moi, si je me suis acheté cette bibliothèque à 500boules plutôt qu'une IKEA à 50, c'est pour ce désir d'avoir un truc qui dure et qui me donne de la fierté pour un élément auquel j'accorde beaucoup d'importance (la lecture). Mais de manière générale je penses qu'on a de nouveau envie de léguer des choses, l'héritage comme qui dirait.
+ 2 -

Zoubdi En réponse à TheMetroidPrime Vermisseau

Je n'ai pas vraiment le répondant intellectuel pour entrer dans une discussion sur des "grilles de lecture", qu'elles soient trotskystes ou autres. Je ne m'opposerai pas à ton point de vue (que j'arrive quand même à suivre, hé ho, suis pas totalement couillon non plus...) mais j'aimerai en extraire ce passage et le commenter paisiblement :
"Certes beaucoup de jeunes sont paumés au moment de faire leurs études, ou après avoir eu leur diplôme et ne savent pas réellement quoi faire ou ce qu'ils ont envie de faire. Seulement le système actuel n'est pas sans outils pour cela."
Je nuancerai par ma pratique, depuis 2 ans, d'encadrement de 16/25 ans en Service civique; des jeunes allant du décrocheur scolaire quasi désocialisé à l'ingénieur agronome (par exemple).
Déjà, ton propos est restreint aux jeunes qui vont/peuvent faire des études... pas tant que ça déjà et encore moins si on ne retient "que" celles et ceux qui les auront menées à termes avec le diplôme qui va bien. Et, en restant dans cette catégorie, il y a ceux qui auront commencé un cycle LMD porteur au départ et cul-de-sac professionnel à l'arrivée et qui, ça arrive, feront une Licence Pro après un Master parce qu'elle augmentera leur "employabilité" (mot beurk). Voilà qui m'amène à dire qu'est un peu éculé l'argument de jeunes"qui font des études parce qu'ils ne savent pas trop quoi faire ou envie de faire"... parce que le système ne fournit plus assez d'activités ou de possibilités de création d'activités professionnelles (toutes natures confondues) à celles et ceux qui savaient ce qu'ils voulaient faire au travers de filières choisies et qui se retrouvent, malgré tout, le bec dans l'eau. Et ce n'est pas par manque d'esprit d'entreprendre, c'est parce que le paysage du vieux monde est toujours devant eux... celui précisément tracé en filigrane par cette vidéo. Elle ne dit pas tout, assume une vision et le fait, me semble-t-il, avec honnêteté. Et le système n'a pas les outils du changement, parce que le changement... c'est pas encore maintenant ! :)
+ 0 -

TheMetroidPrime En réponse à Zoubdi Verxit

C'est une bonne remarque. En fait j'aurais du rajouter à "au moment de faire leurs études, ou après avoir eu leur diplôme", "où même sans faire d'études du tout".

Je ne voulais pas dénoncer ceux qui font des études faute d'avoir d'autres plans (et il y en a, surtout dans les années d'études inférieures ce qui explique en partie le taux d’échec retentissant en 1ere licence), encore moins ceux qui se font planter au sortir de leur école diplôme en main. Je dis juste que bien au contraire, avec ou sans diplôme, avec ou sans emplois disponible dans son domaine de prédilection, on peut créer sa boite. Innover et créer, c'est LA solution quand "le vieux monde" t'empêche d'aller plus loin. Je ne supporte pas Stéphane Hessel, mais il avait raison sur un point : Créer, c'est résister.
Pas besoin d'une révolution sanglante ou un égalitarisme oppresseur pour s'extraire de la soi-disant fatalité du système.
Alors certes, c'est une tâche beaucoup plus difficile pour certaines personnes que pour d'autres, tu es là pour en témoigner. Mais rien ne force à ce que les gens doivent être seuls dans cette démarche. Généralement, c'est l’État qui doit être là pour donner un coup de pouce, or l’État actuellement ne t'aide qu'à consommer où à accéder à l'emploi, jamais à créer.
+ 4 -

Weng-Weng Lombrico de la Cruz

Trop cool la musique de "Il était une fois la vie"!
+ 2 -

kalka LoMBriK addict !

Pas qualifié pour parler de la question, mais je remarque 2 choses:
dabord c'est que les enfants de profs arrivent statistiquement plus souvent à "monter" dans "l'échelle sociale" que les autres.
Ensuite, c'est que de tous les gens de ma génération (la fameuse Y) que je connais, pas un se trouve être à la fois bosseur et sans travail. Des emploies galère ou précaires parfois mais ils s'en sortent tous financierement.

Après, pour ce qui nous rend si différent, ben oui on a pas eu la même éducation que nos parents, du coup on a tendance à avoir moins de traits de personnalité rigide et plus de type histrionique... En gros ca veut dire qu'on s'attarde de plus en plus sur la forme plutôt que le fond. Mais ça, c'est à la génération d'avant qu'on le doit.
+ 2 -

Zoubdi En réponse à kalka Vermisseau

Comme dirait Karadoc... "C'est pas faux"... mais je nuancerai ta dernière phrase en dépotant ma confiture culturelle (j'en ai peu => je l'étale). Sur ce qui serait le fait de "la génération d'avant", je citerai Sartre : "l'important n'est pas ce qu'on a fait de nous mais ce que nous faisons nous-même de ce qu'on a fait de nous". Tout est toujours à faire, non ? ;)
+ 0 -

Ibra En réponse à Zoubdi Vermisseau

Et à refaire
+ 0 -

kalka En réponse à Zoubdi LoMBriK addict !

Bien sur! ce n'est pas parcequ'on grandit avec des défaut qu'on ne doit pas chercher à les corriger et personne d'autre que nous-même ne peut être tenu responsable de nos actes! (Enfin, sauf pathologie psychiatrique bien sur...)
+ 0 -

S8N Asticot

Très bonne vidéo et aussi de très bon commentaire plus haut merci à vous.

j'espère que si révolution il y a, alors qu'elle ne soit pas violente ni brutale car à la fin nous, le peuple on se fait toujours baisser (Révolution française et mai 68)
car dans un état d'esprit de guerre, de haine, notre jugement sera embrumé et facilement manipulable comme pendant Révolution française et mai 68.

je trouve que cet argument de créer une boîte etc... est très bon.
Inscrivez-vous ou Connectez-vous pour envoyer un commentaire
122