Des députés ont approuvé en commission spéciale, dans le cadre de la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, une disposition qui élargit le champ du proxénétisme aux actes sexuels rémunérés réalisés à distance via des réseaux en ligne. Cette mesure, qui doit encore être examinée en séance publique début octobre, vise directement les plateformes permettant de vendre des contenus ou des prestations de nature sexuelle à la demande d’un client, comme des vidéos personnalisées ou des sessions en direct.
Selon les promoteurs de ce texte, notamment la corapporteure Isabelle Rauch, il s’agit de proxénétisme parce que les plateformes aident, assistent ou servent d’intermédiaire à la réalisation d’actes de nature sexuelle en échange d’une rémunération spécifique qui en détermine l’exécution. Elles tirent profit de ces transactions en prélevant une commission, ce qui les assimile à des intermédiaires du système prostitutionnel. L’achat de tels actes à distance serait également réprimé, dans la continuité de la loi de 2016 sur la prostitution. Les députés justifient cette extension en soulignant que le monde virtuel constitue actuellement une « jungle » sans protections suffisantes pour les jeunes, et que l’achat d’actes sexuels en ligne représente souvent la première porte d’entrée vers le proxénétisme physique.
Dans le monde, OnlyFans et des plateformes similaires ne sont pas interdites partout sous l’angle du proxénétisme comme le propose la France, mais elles sont déjà bloquées ou fortement restreintes dans de nombreux pays, principalement en raison de lois générales contre la pornographie ou les contenus adultes. C’est le cas notamment en Chine, en Iran, en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Pakistan, en Turquie, en Russie, en Afghanistan, au Bangladesh, au Qatar ou encore au Koweït, où l’accès est souvent filtré au niveau des fournisseurs d’accès internet pour des motifs religieux, moraux ou de censure. En Inde, la consultation reste possible mais la création de contenus adultes est illégale. La Suède a quant à elle restreint depuis 2025 les prestations sexuelles live rémunérées en ligne, les assimilant à de la prostitution numérique, sans interdire entièrement la plateforme. Andorre envisage également d’étendre son interdiction de la prostitution aux activités en ligne incluant ce type de sites. Dans la plupart des pays occidentaux, ces plateformes restent légales et accessibles.
Les chiffres exacts et officiels sur le nombre de Français inscrits sur OnlyFans ou MYM restent approximatifs, car les plateformes ne publient pas de données précises par pays. Pour OnlyFans, la France représenterait environ 1,6 à 3 % du trafic mondial, ce qui correspond à des estimations d’environ 6 millions de comptes fans cumulés et autour de 3 millions d’utilisateurs actifs mensuels. Les dépenses des fans français se situeraient entre 130 et 240 millions de dollars selon les années et les sources. Côté créateurs, les estimations varient fortement : on parle de 25 000 à 70 000 comptes français, même si seulement quelques milliers affichent clairement leur localisation, le nombre réel étant probablement plus élevé.
Pour MYM, plateforme française, les chiffres globaux tournent autour de 14 à 20 millions d’utilisateurs et 167 000 à 400 000 créateurs. Plus de la moitié de l’audience serait française, ce qui en fait un acteur majeur sur le marché national, avec des revenus annuels dépassant les 100 millions d’euros.
Concernant les profils, l’audience des fans sur OnlyFans en France suit la tendance mondiale : elle est très majoritairement masculine, autour de 87 %, avec une tranche d’âge dominante entre 25 et 34 ans. Les créateurs, eux, sont en grande majorité des femmes, souvent jeunes, entre 18 et 24 ans au moment de leur inscription, même si la proportion d’hommes et de couples progresse. Sur MYM, le profil est similaire, avec une forte concentration de créatrices françaises, notamment en Île-de-France et dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Toulouse.
Envoyé par Flaneur Hier à 17h50
powerduck Vermisseau
Bobbybat Vermisseau
Ils préfèrent les putes en physique
Kourath En réponse à Bobbybat
GruikMan En réponse à Kourath Vermisseau
Sto Vermisseau
Et est-ce que l’État ne devrait pas être aussi condamné en tant que proxénète du fait des taxes qu'il impose sur chaque transactions ? Et l'impôt sur le revenu.
misterbeam En réponse à Sto Vermisseau
Orme Dresseuse de lombriks
Beaucoup font ca par précarité, ça serait pas mal de leur donner une autre porte de sortie, sinon elle risquent de se tourner vers un autre milieu du sexe, peut etre bien pire..
Patou En réponse à Orme Jeune asticot
GruikMan En réponse à Orme Vermisseau
THM077 En réponse à Orme Lombric
Sto En réponse à THM077 Vermisseau
KukuLele En réponse à Sto Vermisseau
Bob_Bob En réponse à Orme Vermisseau
PEM1977 Vermisseau
coraumonts Vermisseau
Black Lombric
c'est juste parce qu'ils veulent en croquer...
Je propose :
www.OnlyFemmes.fr
www.JolisFans.fr
(parce qu'il ne doit pas y avoir que des femmes en faite)