Ça a l’air anodin mais ce moment où ces filles découvrent dans quelle sororité elles ont été acceptées marque en réalité l’entrée dans un système qui va souvent déterminer leur réseau professionnel, amical et amoureux pour des décennies.
Le recrutement (appelé rush) qui précède le Bid Day est un processus très sélectif qui s’étale sur plusieurs jours et plusieurs rounds (présentation, philanthropie, sisterhood, preference). Les chapitres évaluent les candidates sur leur personnalité, leurs notes et leurs activités, mais aussi très clairement sur l’apparence (look, style, manière de se présenter, attractivité), le statut de legacy (mère, sœur ou autre proche déjà membre de la sororité, ce qui donne un avantage net sans être une garantie) et les signaux de richesse ou de milieu social (vêtements et bijoux de marque, style de vie visible sur les réseaux, lettres de recommandation d’anciennes influentes, capacité à assumer les cotisations élevées). Dans les sororités les plus cotées, ces critères pèsent lourd : on cherche des filles qui « matchent » l’image et le standing de la maison.
En rejoignant une sorority, surtout une des plus cotées, elles intègrent un réseau d’anciennes très organisé : ces alumnae occupent fréquemment des postes influents dans la finance, le droit, le consulting ou le marketing et recrutent, recommandent et ouvrent des portes en priorité à « leurs » sœurs. Le cercle amical qui se forme est exceptionnellement durable : elles vivent ensemble, partagent les mêmes codes et rituels pendant des années, ce qui crée des amitiés qui restent le principal réseau social bien après le diplôme, avec des recommandations de jobs, de contacts et de services. Sur le plan amoureux, les liens étroits avec les fraternities créent un marché matrimonial filtré : on sort et on se marie souvent à l’intérieur du même milieu socio-économique, ce qui renforce la reproduction du statut social.
L’importance pour l’avenir est donc majeure : ce n’est pas seulement une histoire d’amitié ou de fêtes, c’est un accélérateur de capital social qui conditionne l’accès aux meilleures opportunités professionnelles, la qualité du filet de sécurité amical et même le type de partenaire et de famille que l’on construira.
Envoyé par Flaneur Hier à 14h35
le-long-brick Longbric
Ascaris En réponse à le-long-brick Vermisseau
GruikMan Vermisseau
Weng-Weng Lombrico de la Cruz
GruikMan En réponse à Weng-Weng Vermisseau
Y en a même qui se pointe avec leurs parents a un entretien d'embauche....
Bobbybat En réponse à Weng-Weng Vermisseau
Après faut un compte OF
Nioa Vermisseau
Tuveuxvoirmabique En réponse à Nioa Vermisseau
Ils les sélectionnent juste en leur offrant une tribune validé par d'autre narcissiques.
Les narcissique ont existé bien avant les rézosocio.
Je suis sûr que Narcisse lui même n'a jamais entendu parler de twitok ou instabook.
Tout comme les psychopathes pré-existent à nos organisations sociales "modernes". C'est juste que les contraintes et nécessités inhérentes à celles-ci sélectionnent les plus égoïstes, insensibles, compétitifs pour les postes de pouvoirs.
glurp En réponse à Tuveuxvoirmabique LoMBriK addict !
Ça crée un mouvement culturel, et même si certains jeunes trouvent ça con ils suivront le mouvement pour ne pas être socialement exclus.
Sans même parler de la relation "exhibi-voyeur" que ça entretient.
KukuLele Vermisseau
jeanbb En réponse à KukuLele Vermisseau
Mais après... Je gagne pas lus ni moins si je le fais, ça peut jouer dans la balance du karma.
trucmoi Ver d'os