Le procès du moment

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Aucune image gore ou trash , mais une histoire et une trend tiktok particulièrement dramatique.

Le procès de Lindsay Clancy a débuté fin juillet 2026 devant un tribunal du Massachusetts. Cette ancienne infirmière en salle d’accouchement, aujourd’hui âgée de 35 ou 36 ans et paralysée des membres inférieurs, comparaît pour le meurtre de ses trois enfants. L’accusation la poursuit pour meurtre au premier degré, tandis que sa défense plaide l’irresponsabilité pénale en raison d’une psychose post-partum sévère.

Les faits remontent au 24 janvier 2023, à Duxbury. Ce jour-là, Lindsay Clancy a demandé à son mari Patrick de sortir récupérer un repas à emporter et un médicament. Pendant son absence, elle a étranglé leurs trois enfants – Cora, 5 ans, Dawson, 3 ans, et Callan, 8 mois – avec des bandes de résistance de sport dans le sous-sol de la maison. Elle a ensuite tenté de se suicider en se tailladant les poignets et le cou avant de se jeter par une fenêtre du premier étage. Cora et Dawson sont morts le jour même ; Callan est décédé trois jours plus tard à l’hôpital. Lindsay a survécu, mais reste paraplégique. Elle a reconnu les actes. Selon sa défense, elle aurait entendu une voix lui ordonner de tuer les enfants puis de se suicider. L’accusation, elle, affirme que le crime était prémédité. Patrick Clancy a depuis divorcé. Les parents de Lindsay, Mike et Paula Musgrove, continuent de la soutenir activement.

La psychose post-partum, au cœur de la défense, est une maladie psychiatrique rare qui touche environ une à deux femmes sur mille après un accouchement. Contrairement à la dépression post-partum, bien plus fréquente, elle se manifeste souvent de façon brutale par des délires, des hallucinations (voix, idées de persécution ou de danger imminent), une confusion intense, une agitation ou un état maniaque. La personne peut perdre le contact avec la réalité et, dans les cas les plus graves, devenir dangereuse pour elle-même ou pour son enfant. Elle est généralement traitable par hospitalisation et médicaments, mais exige une prise en charge rapide. Dans l’affaire Clancy, la défense soutient que Lindsay en souffrait de façon aiguë au moment des faits, éventuellement aggravée par une combinaison de traitements médicamenteux, tandis que l’accusation conteste que cet état ait abolí son discernement.

C’est dans ce contexte que s’est développée, surtout depuis le début du procès, une tendance TikTok baptisée « Comme toi, Lindsay » ou « Same, Lindsay ». Des femmes, souvent des mères, se filment en train de pleurer tout en tenant leurs propres enfants dans les bras, en affirmant se reconnaître dans la souffrance de Lindsay Clancy ou en citant des extraits de ses écrits. Certaines expriment de l’empathie pour sa maladie mentale. Une mère célibataire française de six enfants a notamment posté ce type de vidéos ; des internautes les ont signalées comme préoccupantes pour la sécurité de ses enfants, ce qui a conduit au retrait de certains contenus et à une enquête. En parallèle, une cagnotte GoFundMe lancée pour les parents de Lindsay a rapidement récolté près d’un million de dollars (objectif deux millions) afin de les aider à faire face aux frais de déplacement et de vie liés à leur présence constante auprès de leur fille depuis 2023. Cette cagnotte a été créée par une TikTokeuse sans lien familial apparent.

Cette vague de soutien suscite une forte opposition. De nombreux internautes dénoncent une tendance qu’ils jugent indécente et dangereuse, estimant qu’elle normalise ou minimise un infanticide. Ils soulignent que, même en cas de troubles mentaux graves, tuer ses enfants reste un acte d’une extrême gravité, et que se filmer avec ses propres enfants en se comparant à Lindsay Clancy est particulièrement choquant. Certains appellent à une vigilance accrue sur la sécurité des enfants concernés.

L’affaire a pris une ampleur considérable. Le procès est suivi en direct et commenté massivement sur TikTok et les réseaux sociaux, générant des millions de vues, des théories parfois complotistes, des débats passionnés sur la santé mentale post-partum et le rôle des plateformes. Elle cristallise à la fois la réalité d’une pathologie rare mais dévastatrice et les dérives possibles de l’empathie collective face à un drame familial extrême.

Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 12h17

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Orme Dresseuse de lombriks

Qui lève la main sur un enfant n'a plus sa place parmi les hommes.
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coalgan En réponse à Orme Vermisseau

donc il deviens une femme ?
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GruikMan Vermisseau

Elle a déjà une chaise électrique...
+ 0 -

coraumonts Vermisseau

Cette incapacité de prendre le chemin le plus court...
A- tuer les enfants -> avoir mauvaise conscience -> se suicider -> avoir la paix
Il faudrait confier ce genre de truc à des ingénieurs, c'est plus efficace :
B- se suicider -> avoir la paix

Plus sérieux. Quand mes monstres étaient petits, on m'avait rassuré : tous les parents ont envie, à un moment, de passer leur gosse par la fenêtre. Ca crie, c'est con, ça empêche de dormir, et ça recommence. Ca nous fait régresser à l'état animal. Sans compter les femmes qui font une dépression post-partum. J'ai une amie qui a mis 3 ans à s'en remettre...

En même temps, c'est bien de se retenir de les buter...

J'ai de la sympathie pour les parents en galère. Je sais ce que c'est. Mais comme dit le résumé de Flaneur, c'est problématique de soutenir le meurtre.
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