Était ce plus facile avant ou aujourd’hui ?

La vie des jeunes d’aujourd’hui, toutes classes confondues, est plus aisée sur le plan des mœurs, des libertés individuelles et des normes sociales : on assiste depuis des décennies à une nette libéralisation (acceptation beaucoup plus large de l’homosexualité, du divorce, de l’avortement, de l’égalité femmes-hommes, des choix de vie personnels, etc.), avec moins de pressions normatives qu’à l’époque des baby-boomers. En revanche, sur le plan financier et patrimonial, c’est nettement plus dur pour accéder à l’indépendance, en particulier pour le logement : l’effort pour devenir propriétaire a quasiment doublé (une vingtaine d’années de remboursement contre une dizaine dans les années 1970), les emplois sont plus précaires, le chômage des jeunes plus élevé qu’autrefois, et le patrimoine s’est concentré chez les aînés. Pourtant, en termes de confort matériel courant, les jeunes d’aujourd’hui disposent objectivement de davantage de biens et d’équipements (smartphones, Internet, électroménager performant, isolation, salles de bain standard, voyages plus accessibles, temps libre accru grâce à la réduction du temps de travail) et de logements de meilleure qualité qu’il y a cinquante ans, même si le pouvoir d’achat relatif et la capacité d’accumuler du capital restent plus contraints.

Envoyé par Flaneur le 12 août 2026 à 11h44

+ 3 -

BonPublic Vermisseau

Comment faire un débat avec Roger et tata Jeannine.
+ 4 -

Ptilupus Lombric Shaolin

Le plein emploi à l'époque il était aussi dû à un pays qu'il fallait reconstruire et à plus de 500 000 morts pour la France. Je trouve malsain que certains se permettent de critiquer les "boomers" (je déteste ce mot). Ils ne bossaient pas 35h. Maintenant on bénéficie d'un accès extrêmement large à l'information, aux études, aux technologies, à la médecine, aux transports et à de nombreux biens qu'ils n'avaient pas à l'époque. Ils ont épargné et alors ? Ils auraient du tout craquer ? Ces "anti-boomers" oublient que leur train de vie est peut-être là aussi grâce à ses boomers et leur héritage. A l'époque ils sortaient leurs doigts du Luc pour aller bosser. Ma mère à ses 18 ans pile est parti trouver du boulot le jour même, mais son salaire il était pour la famille, pas pour sa tronche. Faites ça maintenant, pas sûr que ce soit apprécier. C'est tellement facile de chercher un bouc émissaire à l'époque actuelle.
+ 4 -

Flaneur En réponse à Ptilupus Ver TikToké

C’est vrai mais Pour accéder à la propriété d’une maison, il fallait en moyenne une dizaine d’années de remboursement en 1975 contre environ 23 ans aujourd’hui, à effort et apport comparables. Et Les loyers et charges pèsent désormais près de 28 % du revenu disponible mensuel des ménages, contre seulement 14 % dans les années 1970.
+ 0 -

gwen En réponse à Flaneur Vermisseau

Vu que tu parle de revenu disponible, il faut faire un parallèle avec les revenus d'une époque a l'autre, et analyser les niveaux de vie d'une époque et l'autre.

Pour faire simple, si au même salaire médian on a de nos jours moins de salaire disponible après loyer et charges, avait on plus de temps libre ou plus de facilité a profiter du temps libre.

Si au même salaire on avait plus d'argent disponible, mais moins de climatisation, internet, piscine, portable, pc, console, bagnole, sécurité, ou même de temps libre; la balance penche dans quel sens? Ces avantages peuvent ils représenter 14% du revenu disponible ?
+ 0 -

Flaneur En réponse à gwen Ver TikToké

Certes, à salaire médian comparable, il restait plus d’argent après le loyer et les charges avant (l’effort logement est passé d’environ 14 % à près de 28 %).

On avait donc un peu plus de marge. Mais on travaillait aussi plus longtemps : environ 40 à 42 heures par semaine contre plutôt 35 heures aujourd’hui, soit 5 à 7 heures de moins par semaine. Et on n’avait ni internet, ni portable, ni clim, ni PC, ni console, ni le même confort et la même sécurité.

Aujourd’hui on a clairement plus de temps libre chaque semaine et un confort quotidien bien supérieur. Ces avantages valent facilement les 14 % d’argent en moins pour la vie de tous les jours.

Par contre, la difficulté pour se loger reste le point central et le vrai gros problème : c’est bien plus dur d’acheter ou même de louer décemment, et ça pèse lourd sur tout le reste.
+ 0 -

gwen En réponse à Flaneur Vermisseau

Le marché de l'immobilier et financier sont ils réellement a mettre sur les épaules des boomers?

Le marché est censé se réguler tout seul.

Ce n'est pas de la faute d'une génération. Ça n'a rien a voir.

Si on a des difficultés à acheter actuellement, c'est soit parceque le marché de l'immobilier est trop haut, soit le financement trop haut.

C'est un souci de marché, pas de génération.

En théorie si un bien ne se vend pas, le marché immobilier devrait descendre. En réalité ca n'arrive pas. Il y a un plancher du marché.

Ce n'est pas de la faute des boomers.

Que c'était plus facile de trouver du travail, ok, mais il fallait travailler. Comme maintenant.

Qu'un salaire ne soit pas suffisant pour vivre comme on le voudrait en 2026? C'est une autre question. Et pas forcément en rapport avec une polarisation des générations. (Et en vrai, en 2026 on ne voudrait pas vivre comme dans les années 60-70 ou même 80)
+ 8 -

Bellus

Plus facile sur certains points plus compliqué sur d'autres. Voilà ça c'est du débat constructif.
+ 7 -

Ombreloup Lombric Shaolin

"J'avais 30 ans".... Mec !! T'avais une résidence principale gratuite, t'as acheté une résidence secondaire à 30 ans ! Maintenant les gens peuvent espérer acheter leur résidence principale à 36,5 ans.
Mais ouais, c'était pas plus facile, c'est sûr....C'est surtout plus facile pour toi maintenant qu'avant, mais pour ceux qui sont jeunes maintenant, c'est plus dur que ça ne l'était pour toi dans ta jeunesse.
+ 0 -

Ptilupus En réponse à Ombreloup Lombric Shaolin

Je pense que la vrai question est : « À âge égal, quelle génération avait le meilleur niveau de vie, toutes dépenses et tous avantages confondus ? » Et la réponse est je pense moins évidente.
Comparer un jeune de 30 ans aujourd'hui au patrimoine que possède un boomer après 40 ans de carrière n'a pas beaucoup de sens. Il faut comparer les deux générations à âge égal, avec leurs revenus, leurs dépenses, leurs taux d'emprunt, leur chômage et leur niveau de consommation. Oui, l'immobilier est devenu beaucoup plus difficile d'accès, surtout dans les grandes villes, mais ça ne suffit pas à démontrer que la vie dans son ensemble était plus facile pour les boomers. Et les taux d'intérêt, le chômage et le niveau de consommation de l'époque sont souvent complètement oubliés dans cette comparaison.
+ 0 -

gwen En réponse à Ptilupus Vermisseau

Un jeune de moins de 10 ans en 2026 a un meilleur niveau de vie qu'un gamin de 10 ans en 1960.

Le gamin a accès a du divertissement, de la culture, du chauffage, de la sécurité, des facilités de déplacement etc.... En 1960 en campagne, t'avais pas l'eau courante partout, (chez mes grands parents il y a toujours eu une pompe à main pour le puits "au cas où"), le chauffage était au bois, (donc pas dans toutes les pièces), le téléphone et la tv c'était du luxe.

Un gamin de 10 ans en 2026, sait nager, (Yavait pas trop de cours de piscine dans les années 60...), sait lancer une application informatique, et maîtrise des technologies impensable pour un gamin des années 60.

Un gamin des années 60 lui savait traire une vache, l'emmener au pâturage, ou maitrisera le jardinage. Ce qu'il avait besoin pour vivre. Pas pour se divertir...
+ 2 -

trustland Vermisseau

Voilà ! Comme mes parents ! " NON ! Ce n'était pas plus facile avant ! Bon on avait, ci, ça... et puis ça ! Mais c'était dur !!"
Mon CUL oui ! Ils m'ont toujours dit "On quittait notre boulot à 10h00 à 14h00 on en avait un autre ! On partait en vacances 3 semaines avec un salaire et en location !"

Bord d'aile de merle !
+ 2 -

Ezellar Lombric Shaolin

"Les sorties étaient plus ou moins interdites".
N'importe quoi Jean-Michel Trovieux. Ma mère a fait la fête toute sa jeunesse. Il y avait des bals toutes les semaines de l'année dans les villes et les villages alentour.
"Moi avec mon premier salaire".
Avec son premier salaire d'institutrice, ma mère a acheté une Renault Gordini sport qu'elle a mis dans le fossé et en a racheté une dans la foulée.
Quant à l'immobilier, les taux d'intérêt était certes à plus de 10% mais l'inflation était à 15%. Donc on s'enrichissait en achetant à crédit.
Pour devenir instit, ma mère a eu son bac dans une école payée par l'Etat puis 2 ans de stage. Aujourd'hui, c'est bac +3 avec 2 ans de formation.
Son cousin a eu le certificat d'études, est devenu manoeuvre puis a évolué dans sa boîte pour finir ingénieur et aller ouvrir des usines en Inde. Mon cousin à moi, boomer aussi, est rentré guichetier à la BNP, avec juste le bac et a terminé responable RH BNP Sud de la France.
C'est pas pour rien qu'on a appelé ça "les 30 Glorieuses".
ETC.
Au final, ce qui fait qu'on est heureux, c'est qu'on fait des progrès. Dans ces années-là les progrès étaient immenses. Aujourd'hui, c'est pied-à-pied et c'est pour ça que c'est aussi dur.
+ 1 -

Laruche82 Vermisseau

Le mec est typiquement le genre de personne qui n'a pas conscience des facilités qu'il a eu et qui va reprocher aux jeunes d'aujourd'hui de se plaindre d'avoir une vie moins facile.
Inscrivez-vous ou Connectez-vous pour envoyer un commentaire
66