Dispersion des fumées

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La vidéo montre une modélisation NASA (GEOS-CAM / GEOS-CF) de la dispersion des fumées des incendies de juillet 2026 en France (Gironde ~42 000 ha, Landes, Var, Fontainebleau ~2 000 ha) et en Espagne. Les couleurs (beige à brun) représentent l’intensité des fumées via l’épaisseur optique des aérosols (AOD) de carbone brun. svs.gsfc.nasa.gov

Envoyé par Flaneur le 1 août 2026 à 15h06

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BonPublic Vermisseau

Image de BonPublic
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Jakarta Lombric

On dirait un gars qui fait bruler une carte avec une loupe
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Mabritte Vermisseau

je serais curieux de savoir ce que ça représente en tonnes d'aérosols, de cendres et de CO2
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Flaneur En réponse à Mabritte Ver TikToké

Les fumées des grands incendies de juillet 2026 en France (surtout le mégafeu de Gironde-Landes qui a ravagé environ 42 000 hectares, plus Fontainebleau, le Var et d’autres foyers), telles que visualisées par la NASA, correspondent à des rejets massifs dans l’atmosphère. Selon les estimations satellitaires de l’EFFIS et de Copernicus (CAMS), les feux français ont déjà libéré environ 1,4 million de tonnes de CO₂ sur les sept premiers mois de l’année, avec un pic particulièrement intense en juillet où la France a battu son record mensuel d’émissions de carbone liées aux incendies (autour de 0,89 million de tonnes de carbone, soit plusieurs millions de tonnes de CO₂ au total pour la période). Ces chiffres sont probablement sous-estimés car ils ne comptent pas entièrement la combustion des sols et du lignite présent dans les Landes. Les aérosols et particules fines (PM2.5) se comptent en dizaines de milliers de tonnes (autour de 15 000 tonnes selon certaines estimations pour l’ensemble de la saison à fin juillet), formant les panaches denses visibles sur les images, tandis que les cendres restent majoritairement au sol en quantités importantes mais non précisément quantifiées, de l’ordre de plusieurs dizaines à centaines de milliers de tonnes de résidus.

Pour donner une idée concrète de ce que cela représente, 1,4 million de tonnes de CO₂ équivaut grosso modo aux émissions annuelles d’environ 300 000 voitures essence roulant toute une année, ou encore à ce que produirait un gros aéroport international comme Orly ou Nice en quelques mois d’activité. C’est aussi comparable aux émissions d’une ville moyenne française de 100 000 à 150 000 habitants sur une année entière. Les dizaines de milliers de tonnes de particules fines, elles, correspondent à une pollution de l’air équivalente à celle générée par des millions de trajets en voiture diesel en conditions urbaines denses, d’où les pics de pollution extrêmes ressentis jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres (Bordeaux, Limoges, etc.). En résumé, ce n’est pas un événement anodin : c’est l’équivalent d’un « petit pays » ou d’une grande agglomération qui rejetterait d’un coup ce qu’elle émet normalement en plusieurs mois, le tout concentré en quelques semaines de feux.
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Mabritte En réponse à Flaneur Vermisseau

bon ça va : on est loin d'une éruption volcanique ... quoi que : pour le CO2 ça commence à faire ...
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PaulLucas Vermisseau

On dirait un gâteau d'anniversaire.
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Antubis Vermisseau

Ce qui semble brûler dans le maghreb on en parle pas parce que?
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Flaneur En réponse à Antubis Ver TikToké

Pour le Maghreb, les feux de forêt en juillet sont un phénomène habituel lié au climat chaud et sec de la région. En revanche, cette année, la combinaison d’une chaleur extrême et de plusieurs foyers importants dans plusieurs pays en même temps rend la situation exceptionnelle par son intensité, même si elle ne constitue pas forcément une année historique en termes de superficie totale brûlée.
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Antubis En réponse à Flaneur Vermisseau

Donc nous ne faisons que lentement adopter leur climat, incendies inclus.
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le-long-brick Longbric

Paix à ces cendres !
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