Il y avait beaucoup plus de feu de forêt par an dans les années 80 90 2000 en surface et en nombre que maintenant, dans les années 2020 2026
Précédent
Touche Q ou GAUCHE pour passer au fichier précédent
27 commentaires
Tri par popularité
Tri chronologique
Suivant
Touche D ou DROITE pour passer au fichier suivant
9




Bobbybat Vermisseau
C'est peut-être aussi ta confusion avec les départs d'incendies qu'il faut regarder...
Flaneur En réponse à Bobbybat Ver TikToké
1. Moyennes décennie par décennie (France métropolitaine)
1980-1989 : 42 360 ha/an
1990-1999 : 22 720 ha/an
2000-2009 : 19 680 ha/an
2015-2019 : 7 570 ha/an
https://observa...-metropolitaine
https://bdiff.agriculture.gouv.fr/
ZPI En réponse à Flaneur Vermisseau
Flaneur En réponse à ZPI Ver TikToké
la surface totale brûlée en moyenne annuelle reste malgré tout en nette baisse depuis 40 ans. Dans les années 80, on dépassait régulièrement les 30 000 à 40 000 hectares brûlés par an en moyenne, alors qu'aujourd'hui, hors années exceptionnelles comme 2022 ou 2026, la moyenne s'établit plutôt autour de 10 000 à 15 000 hectares.
Bidon85 En réponse à ZPI Vermisseau
1) si une zone a déjà subi un incendie "récent", il y a moins de matière à brûler. Certains lieux de départ de feu "classique", comme les bords de route, sont dans ce cas et donc plus facile à éteindre avec moins de surface brûlée.
2) la surface parcourue dépend aussi bien de l'état de la végétation que des moyens disponible. C'est ce qui explique la forte chute des surfaces brûlées en 1991 alors qu'il y avait déjà une douzaine de canadair.
3) ça fait des années que les gouvernements successifs réduisent les moyens des pompiers notamment le nombre de casernes et la maintenance des bombardiers d'eau réduisant les "surcapacité" au nom de la rationalité économique.
Le problème est qu'un feu a tendance à croître exponentiellement. Plus tu réagis lentement ou faiblement, plus tu peux te laisser déborder facilement. Les surcapacités locales sont donc essentielles.
4) Si l'on te réduit tes budgets, tu va hésiter à engager tout de suite de gros moyen tant que tu n'as pas la confirmation que tu es face à un gros incendie afin de préserver ton budget.
C'est une attitude dangereuse en cas de sous-estimation au départ.
5) Depuis plusieurs années, on limite les débroussaillages (notamment au niveau des haies et fossés) afin de préserver la biodiversité. Ça donne de la matière combustible près des routes qui sont propices aux départs d'incendies.
Le réchauffement climatique est certes une des causes du problème, mais il ne faut pas non plus tomber dans le piège du politique qui cherchera toujours à se défausser avec un "c'est pas ma faute", "qui aurait pu prévoir", "c'est une crise exceptionnelle" ... alors que tout le monde l'avertissait depuis des années.
Montrer que les surfaces brûlées étaient plus importante avant les années 90 et qu'il y avait une baisse tendancielle pendant longtemps permet aussi de montrer que nos dirigeants ont pris une mauvaise trajectoire or beaucoup de gens refusent que l'on pointent du doigt les chefs.
Ombreloup En réponse à Flaneur Lombric Shaolin
Le premier schéma commence en mettant un point haut avec une période de 20 ans sur toute la France, avant d'enchainer sur des périodes de 10 ans dans la zone sud, en oubliant les années 90. Et en plus ta source indique que pour la zone méditerranée seule, donc sans le sud ouest, on a plus de départ de feux.
Les moyennes à droites ne sont pas bonnes (34 375 et 20 478, juste pour la zone méditerranée, donc pas la France !), les années de pic non plus (1990 au lieu de 1991), et jamais au dessus de 70 000 ha....
Je ne reviens pas non plus sur les fautes diverses et variées...
Bref, ça ne vaut pas tripette.
Flaneur En réponse à Ombreloup Ver TikToké
Le nombre de feux a drastiquement chuté : Dans la zone Méditerranée (Prométhée), on est passé d'environ 3 000 feux/an dans les années 80, à 2 200 dans les années 2000, puis autour de 1 500 ces dernières années.
Ombreloup En réponse à Flaneur Lombric Shaolin
Jakarta Lombric
En revanche, la hausse des températures, la sécheresse, le vent et l’état de la végétation influencent fortement la propagation du feu. Une végétation plus sèche s’enflamme plus facilement et permet aux incendies de se propager plus rapidement, plus longtemps et avec davantage d’intensité.
Une feuille de papier ordinaire peut s’enflammer seule vers 230 à 300 °C, selon son humidité, son épaisseur, sa composition et la durée du chauffage. Le réchauffement climatique ne porte évidemment pas les feuilles ou la végétation à de telles températures. Les quelques degrés supplémentaires ne provoquent donc pas une auto-inflammation, mais ils assèchent les végétaux et les rendent beaucoup plus sensibles à une étincelle, une flamme ou toute autre source d’allumage.
En résumé, l’être humain provoque généralement le départ du feu, tandis que le réchauffement climatique crée des conditions qui peuvent le rendre beaucoup plus difficile à maîtriser.
Flaneur En réponse à Jakarta Ver TikToké
jeanbb En réponse à Jakarta Vermisseau
BonPublic Vermisseau
Reste encore quelques mois.
Flaneur En réponse à BonPublic Ver TikToké
Kourath
Trucusation Vermisseau
Toto769 Vermisseau
Shoot Vermisseau
Bon là c'est trop.
D'ailleurs , plus d'incendie en Corse depuis qu'ils ont abandonné cette technique.
Nioa Vermisseau
feyfey Lombrique girafe cougar chienne poule y dort
Sérieux Flâneur c’est pas possible d’être aussi bas de plafond par moment… On est à peine fin juillet et la France a déjà explosé son record de surfaces cramées. Par chez moi y a des coins qui n’avaient jamais brûlé. J’ai eu un retard de train de 3 heures parce que le feu avait pris aux abords d’une gare sur ma ligne et il avait littéralement traversé les voies…
Et mon frère, pour en revenir à lui, est en train de se barrer de Bordeaux parce que le feu est aux portes de la ville, que l’air est irrespirable. Les services ont réquisitionné le parc des expos, le rocher de Palmer et tout ce qui peut contenir du monde. Ce sont 140000 personnes en train d’évacuer la zone. Ça n’a jamais été vu en France. Donc tes « chiffres » by IA tu peux te les mettre où je pense.
Flaneur En réponse à feyfey Ver TikToké
Nioa En réponse à feyfey Vermisseau
csharpmao Vermisseau
Voici un fichier montrant l'évolution au courant de l'année, comparé à la moyenne 2006-2025
Flaneur En réponse à csharpmao Ver TikToké
baisse tendancielle depuis les années 80-90,
et année exceptionnelle en 2026
Orguy Vermisseau
le-long-brick Longbric
Orguy En réponse à le-long-brick Vermisseau
Petitprout Vermisseau
Mais il ne faut pas en tirer une conclusion erronée sur l’évolution du risque. Cette baisse s’explique largement par les progrès considérables de la prévention et de la lutte contre les incendies : débroussaillement, équipements DFCI, pistes et points d’eau, surveillance, prépositionnement des moyens et attaque rapide des feux naissants. Cette stratégie a permis de diviser approximativement par cinq les surfaces brûlées par rapport aux années 1980.
C’est pourquoi la situation de 2026 mérite précisément d’être interrogée : comment peut-on dépasser les 100 000 hectares brûlés avant même la fin du mois de juillet, malgré tous les progrès accomplis en matière de prévention et d’intervention ??
Flaneur, ton post se veut rassurant, en disant grosso modo "tout va bien, le nombre de feux diminue année après année : 2026 est juste une année exceptionnelle", mais je ne suis pas sûr qu'on ait le droit de se réjouir.
En France, 2020, 2022, 2023, 2024 et 2025 figurent toutes parmi les années les plus chaudes mesurées depuis 1900 ; 2022 et 2023 occupent les deux premières places, mais 2026 a de fortes chances de prendre la première place.
et pour tes moyennes sur 10 ans :
avec 2022 et ses 59k ha brûlés
2025 : 30k ha
2026 : > 100k ha
... on va sûrement battre haut la main la moyenne 1980 -1989 ... malgré toutes les préventions et luttes mises en place.