Les quatre sociétés citées dans la vidéo sont Corteva (américaine), Bayer (allemande), BASF (allemande) et Syngenta (groupe dont le siège est en Suisse mais propriété d’un conglomérat chinois, Sinochem). Elles contrôlent selon la source environ 65 % des semences produites dans le monde. Le sujet porte sur la concentration extrême du marché des semences et des intrants agricoles (pesticides, herbicides, biotechnologies dont les OGM et nouveaux OGM) entre les mains d’un petit nombre de multinationales. Cette domination est relativement récente : dans les années 1990, les plus grandes entreprises ne détenaient qu’environ 20 % du marché, avant une forte accélération via des fusions et rachats massifs dans les années 2000 et 2010 qui a porté la part des quatre leaders à des niveaux estimés entre 50 et 65 % aujourd’hui.
Pour les consommateurs, cela implique une dépendance accrue des agriculteurs vis-à-vis de semences souvent brevetées et non reproductibles, ce qui peut augmenter les coûts de production, réduire la biodiversité cultivée et limiter la variété des produits disponibles. Les produits associés (herbicides comme le glyphosate chez Bayer/Monsanto, ou d’autres pesticides) se retrouvent dans l’alimentation, l’eau et l’environnement, avec des débats sur les résidus et l’impact à long terme sur la santé humaine (troubles hormonaux, risques cancérigènes potentiels selon certaines études et procédures judiciaires) ainsi que sur la dégradation des sols. Les consommateurs font donc face à une moindre transparence sur les traitements agricoles et à des choix restreints face à un système intensif.
Concernant le risque potentiel pour la santé lié à leurs activités passées et actuelles, oui, il existe des préoccupations documentées et des controverses sérieuses. Bayer (via son héritage IG Farben et le rachat de Monsanto) a fait face à de multiples procès sur le Roundup et le glyphosate, avec des indemnisations importantes. Historiquement, IG Farben a produit le Zyklon B pendant la Seconde Guerre mondiale. BASF et les autres ont aussi un passé dans la chimie lourde avec des pollutions et substances aujourd’hui réglementées. Actuellement, les critiques portent sur la promotion de modèles agricoles dépendants des intrants chimiques, favorisant résistances et usage accru de traitements. Ces entreprises affirment cependant investir dans des solutions plus durables et respecter les normes en vigueur. Le risque réel dépend de l’exposition, des réglementations locales et des choix individuels (alimentation bio ou locale), mais cette concentration récente soulève des questions légitimes de vigilance pour la santé publique et environnementale.
Envoyé par Flaneur Hier à 16h33
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C'est ce que je dis à ma femme.
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jeanbb Vermisseau
Ça a changé y'a quelques années pour la vente te aux particuliers et semancier bio.
C'est con, pourquoi acheter des semis tous les ans quand tu peux réutiliser les graines de tes plants.