Les livreurs ont obtenu cette hausse grâce à des négociations syndicales menées par des organisations comme Union Indépendants et la FNAE avec les plateformes Uber Eats et Deliveroo, dans le cadre de l’autorité de régulation du secteur. Il s’agit d’un avenant à l’accord de 2023 qui fixait déjà un minimum à 11,75 euros brut par heure. Après des discussions qui ont tenu compte des baisses de revenus observées ces dernières années et des difficultés liées aux temps d’attente, les plateformes ont accepté de relever ce plancher à 19 euros brut par heure, avec une application à partir du 1er septembre 2026. Les pourboires sont désormais exclus du calcul de cette garantie, ce qui les rend entièrement supplémentaires, et le suivi se fait sur une base hebdomadaire plutôt que mensuelle pour mieux protéger les livreurs lors des semaines creuses.
Oui, il est très probable que les prix augmentent pour les clients. Les plateformes répercutent souvent les hausses de coûts sur les frais de livraison, les commissions ou le montant des commandes afin de préserver leurs marges. Cela pourrait rendre les livraisons un peu plus chères, surtout dans un contexte où les consommateurs sont déjà sensibles aux tarifs, même si l’impact exact dépendra de la stratégie commerciale choisie par Uber Eats et Deliveroo.
Pour une semaine de 35 heures, le minimum garanti passe donc d’environ 411 euros brut avant à 665 euros brut après. En net, après cotisations sociales d’environ 22 % pour un auto-entrepreneur, cela donne un minimum d’environ 520 euros net par semaine contre 320 euros auparavant. Sur un mois (environ 150 heures), le minimum garanti correspondrait à environ 2 200 à 2 300 euros net, hors frais. Avec une activité réelle bien remplie, des pourboires et des bonus sur les bons créneaux, beaucoup de livreurs peuvent désormais envisager entre 2 400 et 3 000 euros net par mois pour 35 heures hebdomadaires, après déduction des cotisations mais avant les coûts professionnels (vélo/scooter, entretien, assurance). Cela reste variable selon la ville, la densité de commandes et la capacité à minimiser les temps morts, mais c’est une amélioration notable par rapport à la situation précédente où de nombreux livreurs tournaient souvent autour de 1 500 à 2 000 euros net mensuels ou moins.
Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 18h21
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