Pour la première fois, les réseaux sociaux sont plus utilisés que les médias traditionnels pour s’informer

Le Reuters Institute for the Study of Journalism est un centre de recherche rattaché à l’université d’Oxford, spécialisé dans l’étude du journalisme, des médias et des habitudes d’information. Il est généralement considéré comme une source sérieuse et reconnue dans ce domaine, notamment grâce à son rapport annuel sur les tendances de consommation de l’information, qui est largement utilisé par les chercheurs et les professionnels des médias.

Selon ce rapport, c’est la première fois que les réseaux sociaux et les plateformes vidéo dépassent les médias traditionnels comme source principale d’information à l’échelle mondiale. Cela représente un changement important dans la manière dont les populations accèdent à l’actualité.

Cela ne signifie cependant pas que l’information diffusée sur les réseaux est une information « brute » ou totalement débarrassée de toute influence. Elle échappe souvent aux mécanismes classiques du journalisme : vérification des faits, hiérarchisation de l’actualité, responsabilité éditoriale et relecture professionnelle. Cela permet parfois d’accéder directement à des témoignages, vidéos ou documents originaux avant qu’ils ne soient traités par les médias. Mais cette absence d’intermédiaire a aussi un coût : l’utilisateur doit davantage juger lui-même la fiabilité de ce qu’il consulte.

L’influence ne disparaît donc pas, elle change de forme. Dans les médias traditionnels, elle passe par une ligne éditoriale identifiable, des choix de rédaction et une sélection assumée de l’information. Sur les réseaux sociaux, elle passe davantage par les algorithmes qui décident quels contenus sont mis en avant selon l’engagement, les réactions émotionnelles ou les habitudes de chaque utilisateur. S’ajoutent aussi les influenceurs, les communautés en ligne et les campagnes de manipulation.

Le changement majeur n’est donc pas le passage d’une information influencée à une information neutre, mais le déplacement du pouvoir de sélection : des rédactions vers les plateformes et leurs algorithmes. Cela offre plus de diversité de sources, mais demande aussi plus d’esprit critique pour distinguer une information vérifiée d’une simple affirmation devenue virale.

Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 11h54

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pyjman Vermisseau

On pourra pas sauver tout le monde ...
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