Les baby-boomers, nés entre 1946 et 1964, ont aujourd'hui entre 62 et 80 ans en 2026. Dans 15 ans, ils auront donc entre 77 et 95 ans, et oui, une part significative sera décédée, surtout les plus âgés — l'espérance de vie en France étant d'environ 82-85 ans, on peut s'attendre à une accélération des décès à partir de la fin des années 2020 et surtout dans les années 2030.
Sur la question du patrimoine immobilier, les baby-boomers sont effectivement surreprésentés parmi les propriétaires en France : les ménages de 60 ans et plus détiennent aujourd'hui autour de 40 à 50% du patrimoine immobilier résidentiel, ce qui est considérable. Leur disparition progressive va donc mécaniquement générer un afflux de biens sur le marché, par héritage ou vente anticipée des héritiers, potentiellement plusieurs centaines de milliers de logements par an supplémentaires sur une période de 15 à 25 ans.
Sur la question d'un effondrement des prix, c'est plausible mais pas automatique, car plusieurs facteurs jouent en sens inverse : la demande reste forte dans les grandes métropoles, la construction neuve est structurellement insuffisante depuis des décennies, et les héritiers ne soldent pas toujours immédiatement les biens reçus. L'effet sera probablement très inégal géographiquement : les zones rurales, les villes moyennes peu attractives et certaines régions vieillissantes comme le Limousin ou certaines parties de Normandie pourraient connaître des baisses de prix très significatives, là où l'offre excédera clairement la demande. Les grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Bordeaux seront beaucoup plus protégées.
Enfin, sur le calendrier, ce phénomène commence déjà maintenant et s'accélère progressivement — il n'attend pas 15 ans pour démarrer. La tranche des 78-85 ans entre déjà dans une phase de mortalité élevée, et les transmissions de patrimoine s'intensifient. Certains économistes et démographes parlent déjà d'un "choc patrimonial" en cours, avec des effets mesurables sur l'offre immobilière dès la fin des années 2020, qui s'amplifieront dans les années 2030-2040. C'est donc un phénomène graduel, déjà en cours, et non un événement futur unique.
Envoyé par Flaneur le 25 mai 2026 à 10h07
Ombreloup Lombric Shaolin
Flaneur En réponse à Ombreloup Ver TikToké
nimajneB LoMBriK addict !
il a même l'air totalement possédé
GruikMan En réponse à nimajneB Vermisseau
GruikMan Vermisseau
Car 65 ans c'est un peu jeune...
Cyclomore Vermisseau
L'économie, c'est encore plus difficile à prévoir que la météo. alors 15 ans à l'avance...
les héritiers de demain, ils vont peut-être se mettre à louer pour couvrir les frais de succession (pour ceux qui dépassent les plafonds, c'est pas si fréquent avec deux parent et des frères et sœurs) où pour se partager la manne entre fratries qui ne se déchirent pas.
Si ça se trouve, c'est juste le prix des locations qui va baisser un peu. Ou peut être pas. Il y aura peut-être une vague de grands remplaçants qui se diront bon ça va le barrage des castors à tenu en 2027, je peux m'installer en provisoire pour voir si je me sent bien ici.
jeanbb Vermisseau
C'est déjà le cas actuellement... Ça se vend pas car trop cher et ça fini occupé par héritier ou en location.
Les biens qui dépassent la franchise de frais de succession sont pas nombreux et ces biens qui dépassent , sont souvent dans des familles où les frais peuvent être payés.
Le type tente une impro mais la 'hausse des taux devait déjà faire baisser les prix et c'est pas le cas.
eowyn Lombriko-san
Gnat Vermisseau
Mephisto Jeune lombric