La Chine est-elle sur le point de faire trembler le marché de la RAM pour la première fois depuis les années 90 ?

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Pendant des décennies, le marché de la DRAM était verrouillé par un oligopole à trois : Samsung, SK Hynix et Micron, qui contrôlaient ensemble environ 95% de la production mondiale. Personne n'avait les moyens de les challenger — jusqu'à aujourd'hui. CXMT, fabricant chinois soutenu financièrement par l'État, arrive au moment le plus opportun : les trois géants ont progressivement délaissé la DDR5 grand public pour se concentrer sur la mémoire HBM ultra-rentable destinée aux puces IA, provoquant une pénurie mondiale et une flambée des prix — un kit 32 Go DDR5 qui coûtait 150€ il y a un an frôle désormais les 400€. C'est exactement la fenêtre dont CXMT avait besoin pour s'imposer. Ses puces tiennent désormais la comparaison en conditions réelles, avec moins de 2% d'écart face aux meilleures puces SK Hynix en gaming, et des grands OEM comme ASUS, Dell ou HP explorent activement cette alternative. Des puces CXMT ont même été repérées à l'intérieur de kits Corsair Vengeance DDR5 fin mai 2026 — un signal fort qu'une marque internationale de référence est prête à intégrer de la mémoire chinoise dans ses produits grand public. Ce mouvement s'inscrit dans une dynamique encore plus large : la Chine cherche à construire une filière hardware complète et indépendante, comme en témoigne le lancement de la carte graphique Lisuan LX 7G100, première GPU chinoise grand public gravée en 6nm à obtenir la certification WHQL de Microsoft. La probabilité d'une sortie de la RAM CXMT en Europe et aux États-Unis d'ici fin 2026 est estimée à environ 75%, mais la vraie question reste le prix : avec une pénurie structurelle qui pourrait durer au-delà de 2026 selon Micron, un tarif vraiment compétitif semble plus réaliste à horizon 2027-2028. Le vrai joker reste les sanctions américaines — si Washington coupe l'accès de CXMT aux équipements de fabrication occidentaux, la progression serait sérieusement freinée. Mais si les conditions géopolitiques le permettent, ce ne serait pas un séisme soudain, plutôt une tectonique des plaques — dont les effets pourraient bien constituer la première vraie disruption du marché de la mémoire depuis les années 90.

Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 08h28

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