Sélection

L’idée que “l’ovule choisit” ne veut pas dire qu’il réfléchit ou qu’il analyse un par un tous les spermatozoïdes comme dans une compétition consciente, mais plutôt qu’il existe des mécanismes biologiques de sélection très fins autour de lui. Des travaux récents en biologie de la reproduction, notamment menés par des équipes en Europe et en Australie, ont montré que l’ovule et surtout les cellules qui l’entourent (appelées cumulus) émettent des signaux chimiques qui attirent certains spermatozoïdes plus que d’autres, un phénomène lié à la chimiotaxie. Ces signaux ne sont pas universels : ils varient selon la compatibilité génétique entre l’ovule et le spermatozoïde, en particulier au niveau du complexe majeur d’histocompatibilité, ce qui signifie que certains spermatozoïdes sont “favorisés” parce qu’ils offrent une meilleure combinaison génétique potentielle pour l’embryon.

Concrètement, l’ovule ne “voit” pas tous les spermatozoïdes et ne compare pas toute la population : il agit plutôt comme un filtre local. Seuls les spermatozoïdes arrivés à proximité (déjà très sélectionnés par le trajet dans l’appareil reproducteur féminin) sont concernés, et parmi eux, les signaux chimiques et les interactions moléculaires à la surface de l’ovule vont faciliter l’entrée de certains et en bloquer d’autres. Les critères ne sont pas simplement “le plus rapide” ou “le plus fort”, mais incluent l’intégrité de l’ADN, la qualité des protéines de surface, et surtout la compatibilité biochimique avec l’ovule. On ne peut pas dire qu’il choisit “le meilleur” au sens absolu, ni “le moins pire” de manière consciente, mais plutôt qu’il favorise celui qui a la meilleure compatibilité dans ce contexte précis. C’est donc une sélection probabiliste et biochimique, pas un tri exhaustif ni un jugement actif, mais un ensemble de filtres successifs qui augmentent les chances d’une fécondation viable.

L’idée que “l’ovule choisit” ne veut pas dire qu’il réfléchit ou qu’il analyse un par un tous les spermatozoïdes comme dans une compétition consciente, mais plutôt qu’il existe des mécanismes biologiques de sélection très fins autour de lui. Des travaux récents en biologie de la reproduction, notamment menés par des équipes en Europe et en Australie, ont montré que l’ovule et surtout les cellules qui l’entourent (appelées cumulus) émettent des signaux chimiques qui attirent certains spermatozoïdes plus que d’autres, un phénomène lié à la chimiotaxie. Ces signaux ne sont pas universels : ils varient selon la compatibilité génétique entre l’ovule et le spermatozoïde, en particulier au niveau du complexe majeur d’histocompatibilité, ce qui signifie que certains spermatozoïdes sont “favorisés” parce qu’ils offrent une meilleure combinaison génétique potentielle pour l’embryon.

Concrètement, l’ovule ne “voit” pas tous les spermatozoïdes et ne compare pas toute la population : il agit plutôt comme un filtre local. Seuls les spermatozoïdes arrivés à proximité (déjà très sélectionnés par le trajet dans l’appareil reproducteur féminin) sont concernés, et parmi eux, les signaux chimiques et les interactions moléculaires à la surface de l’ovule vont faciliter l’entrée de certains et en bloquer d’autres. Les critères ne sont pas simplement “le plus rapide” ou “le plus fort”, mais incluent l’intégrité de l’ADN, la qualité des protéines de surface, et surtout la compatibilité biochimique avec l’ovule. On ne peut pas dire qu’il choisit “le meilleur” au sens absolu, ni “le moins pire” de manière consciente, mais plutôt qu’il favorise celui qui a la meilleure compatibilité dans ce contexte précis. C’est donc une sélection probabiliste et biochimique, pas un tri exhaustif ni un jugement actif, mais un ensemble de filtres successifs qui augmentent les chances d’une fécondation viable.

Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 11h43

+ 23 -

Doupitoum Vermisseau

On sait qu'il ne choisit pas le meilleur, on a IPZ.
+ 5 -

UNiTY En réponse à Doupitoum Vermisseau

Peut-être que les autres étaient pires.
+ 5 -

Doupitoum En réponse à UNiTY Vermisseau

Le niveau en dessous et l'individu est incapable d'avoir un compte sur LLB puisqu'il serait sous tutelle.
+ 0 -

lebaud07 En réponse à Doupitoum

Tu m'as bien fait rire !
... Même si t'as raison
+ -3 -

yosegaman Jeune lombric

ça aurait été pratique si l'ovule était capable d'interdire son accès aux spermatozoïdes qui ont un lien familial proche...
http://www.dida...4/Moussouni.htm
Image de yosegaman
+ 2 -

Flaneur En réponse à yosegaman Ver TikToké

En France, avant la modernisation début 1900, la consanguinité était comparable aux pays du tableau, pouvant atteindre 20 à 30% dans les villages ruraux isolés, voire davantage au sein de la noblesse. C'est l'industrialisation, le développement du chemin de fer et l'exode rural aux XIXe et XXe siècles qui ont provoqué une chute drastique, ramenant ce taux à environ 1-2% aujourd'hui, l'un des plus bas au monde.
+ 6 -

Ascaris En réponse à Flaneur Vermisseau

Mais en excluant le Nord des statistiques.
(Je sais, c'est méchant, je sors --> [ ] )
+ 1 -

coalgan En réponse à Flaneur Vermisseau

yavais pas des etudes qui demontrais que etre trop eloigné etais mauvais aussi ?

le top est cousin du 3eme degré
+ 1 -

KukuLele En réponse à coalgan Vermisseau

Y'a bien Dirtybiology qui a tenté de "démystifier" certains préjugés sur la consanguinité : https://youtu.be/DgcLhmk1ij8 (il me semblait qu'il en avait fait une plus parlante mais je ne retrouve pas).
Le meilleur exemple est d'ailleurs l'Islande, dont la population (forcément isolée puisque vivant sur une île plus ou moins lointaine), également touchée régulièrement par des famines et des épidémies, a survécu.
La consanguinité ne génère pas forcément des tares, c'est la croyance. Notez que ce n'est vraiment pas pour défendre cette "pratique", juste qu'il faut savoir éviter des raccourcis faciles.
Effectivement que la facilitation des voyages pour la plupart des quidams a permi d'échapper à la consanguinité, mais c'est pas parce que nos ancêtres "auraient pu" (notez le conditionnelle) pratiquer la consanguinité qu'ils étaient forcément plus teubé que nous (un moment donné il faut se reproduire...). La contextualisation, la contextualisation toujours...
+ 1 -

PEM1977 En réponse à Flaneur Vermisseau

La normandie et l'ariège profonde; attention... on a de beaux spécimens
+ 0 -

GruikMan En réponse à yosegaman Vermisseau

L'ovule ne détecte pas ni le bruit ni l'odeur....
+ 0 -

trilouli Vermisseau

Je suis l élu de plusieurs milliard
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