L’affaire autour de Murphy Campbell et de Vydia concerne un problème de plus en plus courant dans l’industrie musicale numérique. Murphy Campbell, une artiste indépendante, a découvert que des morceaux avaient été publiés à son nom sans qu’elle en soit à l’origine, certains étant probablement générés par intelligence artificielle ou ajoutés frauduleusement. Ces titres ont ensuite été distribués via des services comme Vydia, qui permettent de diffuser de la musique sur des plateformes comme YouTube et d’activer des systèmes automatisés de protection des droits d’auteur. Une fois intégrés, ces morceaux déclenchent des revendications automatiques, notamment via Content ID sur YouTube, ce qui peut entraîner la monétisation ou le blocage de vidéos sans lien réel avec l’artiste. Le problème ne vient donc pas d’une perte volontaire de droits de la part de Murphy Campbell, mais d’une usurpation de son identité artistique combinée à un système automatisé qui ne vérifie pas suffisamment l’authenticité des œuvres. Cette situation est complètement dingue parce qu’elle inverse la logique même du droit d’auteur : ce n’est plus l’artiste qui protège ses créations, mais un système automatisé qui peut attribuer des droits sur des œuvres inexistantes ou frauduleuses, et faire peser la charge de la preuve sur la victime. Autrement dit, quelqu’un peut créer du faux contenu à ton nom, le faire reconnaître comme officiel par des plateformes, et c’est ensuite à toi de te battre pour prouver que ce n’est pas le tien. Elle a d’ailleurs précisé sur Instagram : « UPDATE : Vydia a depuis retiré chacune de leurs réclamations de droits d'auteur grâce au soutien que j'ai reçu de cette vidéo... », ce qui indique que la situation a été corrigée après mobilisation, mais seulement après que le problème soit devenu public.
Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 09h00
Temsa1dit Vermisseau
Tuveuxvoirmabique En réponse à Temsa1dit Vermisseau
GruikMan Vermisseau
Bidon85 Vermisseau
Réclamer des droits sur des choses qui ne sont pas à soi et qui sont antérieure aux produits de l'IA en question, c'est juste illégal.