Cette photo montre la Terre vue depuis Orion peu après le départ de l’orbite terrestre, pendant la trajectoire vers la Lune. La photo aurait été prise depuis l’intérieur du vaisseau par l’un des astronautes, probablement Reid Wiseman, avec l’équipement photo embarqué, et non par une caméra extérieure. À ce moment-là, la capsule se trouvait déjà à des dizaines de milliers de kilomètres de la Terre, autour de 64 000 à 66 000 km d’après les premières images publiées, avec une vitesse de trajet pouvant atteindre environ 40 000 km/h aux phases les plus rapides de la mission. Pour une image vraiment comparable, il faut remonter à Apollo 8 et à la célèbre Earthrise de 1968, ce qui fait plus d’un demi-siècle.
Envoyé par Flaneur le 3 avril 2026 à 18h05
gloupi Lombric Shaolin
coraumonts En réponse à gloupi Vermisseau
BonPublic Vermisseau
Je ne me compte pas, bien sûr, parmi ceux-ci.
Flaneur En réponse à BonPublic Ver TikToké
On part d'une base solide : la population mondiale adulte (18 ans et plus) est d'environ **5,8 milliards de personnes** en 2026. C'est notre dénominateur de référence pour tous les calculs.
La définition la plus rigoureuse scientifiquement s'appuie sur les troubles de la personnalité du DSM-5, notamment le trouble narcissique et le trouble antisocial, qui correspondent assez bien à ce qu'on appelle communément un "connard". La prévalence combinée de ces deux troubles est estimée à environ 1% de la population adulte dans les grandes méta-analyses (dont celle de Stinson et al., 2008). Cela donne : 5,8 milliards × 1% = **58 millions de personnes**. C'est l'estimation basse, la plus défendable cliniquement.
Si on élargit avec le concept de "dark triad" de Paulhus & Williams, qui capture des profils subcliniques — pas fous, mais franchement pénibles — on monte à environ 5% de la population. Le calcul donne : 5,8 milliards × 5% = **290 millions de personnes**. C'est probablement l'estimation la plus honnête pour quelqu'un qui se comporte de manière structurellement mauvaise envers les autres, sans forcément avoir de diagnostic.
Enfin, si on intègre les travaux de Zimbardo sur la "situational evil" — l'idée que le contexte (pouvoir, anonymat, pression de groupe) peut transformer n'importe qui — on arrive à des proportions bien plus élevées, autour de 20 à 30%. Ce qui donnerait entre **1,16 et 1,74 milliard** de personnes capables de se comporter comme un connard dans de mauvaises conditions. Mais attention : ici on mesure un comportement ponctuel, pas un trait de personnalité stable.
En synthèse, l'estimation scientifiquement la plus défendable se situe entre **58 et 290 millions** de "connards stables", avec une fourchette haute autour du milliard si on inclut les comportements situationnels. Soit entre 1% et 5% de l'humanité adulte — ce qui, paradoxalement, est à la fois beaucoup (290 millions, c'est l'équivalent de toute la population des États-Unis) et relativement peu (95 à 99% des gens ne le sont donc pas structurellement).
le-long-brick En réponse à Flaneur Longbric
Flaneur En réponse à le-long-brick Ver TikToké
Narf En réponse à le-long-brick LoMBriK addict !
BonPublic En réponse à Narf Vermisseau
coraumonts En réponse à Flaneur Vermisseau
KukuLele Vermisseau
iksaar En réponse à KukuLele Vermisseau
Regardez ce point. C'est ici. C'est notre foyer. C'est nous. Sur lui, tous ceux que vous aimez, tous ceux que vous connaissez, tous ceux dont vous avez entendu parler, tous les êtres humains qui aient jamais vécu, ont vécu leur vie. Toute la somme de nos joies et de nos souffrances, des milliers de religions aux convictions assurées, d'idéologies et de doctrines économiques, tous les chasseurs et cueilleurs, tous les héros et tous les lâches, tous les créateurs et destructeurs de civilisations, tous les rois et tous les paysans, tous les jeunes couples d'amoureux, tous les pères et mères, tous les enfants pleins d'espoir, les inventeurs et les explorateurs, tous les professeurs de morale, tous les politiciens corrompus, toutes les “superstars”, tous les “guides suprêmes”, tous les saints et pécheurs de l'histoire de notre espèce ont vécu ici, sur un grain de poussière suspendu dans un rayon de soleil.
La Terre est une toute petite scène dans une vaste arène cosmique. Songez aux fleuves de sang déversés par tous ces généraux et ces empereurs afin que, nimbés de triomphe et de gloire, ils puissent devenir les maîtres temporaires d'une fraction d'un point. Songez aux cruautés sans fin perpétrées par les habitants d'un recoin de ce pixel sur les habitants à peine distinguables d'un autre recoin, comme ils peinent à s'entendre, comme ils sont prompts à s'entre-tuer, comme leurs haines sont ferventes.
Nos postures, l'importance que nous nous imaginons avoir, l'illusion que nous avons quelque position privilégiée dans l'univers, sont mises en question par ce point de lumière pâle. Notre planète est une infime tache solitaire enveloppée par la grande nuit cosmique. Dans notre obscurité, dans toute cette immensité, il n'y a aucun signe qu'une aide viendra d'ailleurs nous sauver de nous-mêmes.
La Terre est jusqu'à présent le seul monde connu à abriter la vie. Il n'y a nulle part ailleurs, au moins dans un futur proche, vers où notre espèce pourrait migrer. Visiter, oui. S'installer, pas encore. Que vous le vouliez ou non, pour le moment c'est sur Terre que nous prenons position.
On a dit que l'astronomie incite à l'humilité et fortifie le caractère. Il n'y a peut-être pas de meilleure démonstration de la folie des vanités humaines que cette lointaine image de notre monde minuscule. Pour moi, cela souligne notre responsabilité de cohabiter plus fraternellement les uns avec les autres, et de préserver et chérir le point bleu pâle, la seule maison que nous ayons jamais connue.
GruikMan Vermisseau
Mabritte Vermisseau
Pepette Lombrikette
Orguy En réponse à Pepette Vermisseau
GruikMan En réponse à Pepette Vermisseau
pour la même image de la terre en haute résolution:
https://apod.na...d/ap260404.html
THM077 Lombric