Pays autosuffisants sur le plan alimentaire

La France est considérée comme autosuffisante sur le plan alimentaire parce qu’elle produit globalement plus de calories et de denrées qu’elle n’en consomme, avec un taux d’autosuffisance global qui tourne autour de 110 % à 115 %, grâce à une combinaison de grande surface agricole utile (environ 27 millions d’hectares), de diversité climatique et de rendements élevés : elle produit chaque année autour de 70 à 80 millions de tonnes de céréales (dont près de 35 millions de tonnes de blé), plus de 25 milliards de litres de lait et environ 4 millions de tonnes de viande, ce qui permet de couvrir les besoins d’une population d’environ 67 millions d’habitants tout en dégageant des excédents exportables. À l’inverse, le Royaume-Uni a un taux d’autosuffisance alimentaire plus faible, souvent estimé autour de 60 % à 70 %, parce qu’il manque de surface agricole par habitant et dépend des importations pour une part importante de ses céréales, fruits, légumes et protéines végétales ; l’Allemagne a un taux également en dessous de 100 %, environ 80 % à 90 %, malgré une production importante de céréales (40 à 45 millions de tonnes), car sa population est nombreuse et elle importe des produits qu’elle ne couvre pas totalement ; l’Italie et l’Espagne peuvent être proches de la suffisance pour certaines filières spécifiques comme les fruits, légumes, vin ou huile d’olive, mais leurs taux d’autosuffisance globaux restent souvent en dessous de 90 % parce qu’elles sont déficitaires en céréales, en fourrages et en aliments pour le bétail, ce qui les rend dépendantes de l’importation de blé, de maïs ou de soja ; la Pologne, malgré une agriculture étendue, affiche aussi un taux d’autosuffisance global inférieur à 100 % à cause de rendements plus bas et d’une dépendance sur plusieurs produits transformés et intrants. Plus généralement, la plupart des pays européens sont excédentaires sur certaines filières mais déficitaires sur d’autres, ce qui empêche une autosuffisance globale, alors que la France combine volume, diversité de production et excédents sur les aliments de base, ce qui la place à part à l’échelle du continent.

La France est considérée comme autosuffisante sur le plan alimentaire parce qu’elle produit globalement plus de calories et de denrées qu’elle n’en consomme, avec un taux d’autosuffisance global qui tourne autour de 110 % à 115 %, grâce à une combinaison de grande surface agricole utile (environ 27 millions d’hectares), de diversité climatique et de rendements élevés : elle produit chaque année autour de 70 à 80 millions de tonnes de céréales (dont près de 35 millions de tonnes de blé), plus de 25 milliards de litres de lait et environ 4 millions de tonnes de viande, ce qui permet de couvrir les besoins d’une population d’environ 67 millions d’habitants tout en dégageant des excédents exportables. À l’inverse, le Royaume-Uni a un taux d’autosuffisance alimentaire plus faible, souvent estimé autour de 60 % à 70 %, parce qu’il manque de surface agricole par habitant et dépend des importations pour une part importante de ses céréales, fruits, légumes et protéines végétales ; l’Allemagne a un taux également en dessous de 100 %, environ 80 % à 90 %, malgré une production importante de céréales (40 à 45 millions de tonnes), car sa population est nombreuse et elle importe des produits qu’elle ne couvre pas totalement ; l’Italie et l’Espagne peuvent être proches de la suffisance pour certaines filières spécifiques comme les fruits, légumes, vin ou huile d’olive, mais leurs taux d’autosuffisance globaux restent souvent en dessous de 90 % parce qu’elles sont déficitaires en céréales, en fourrages et en aliments pour le bétail, ce qui les rend dépendantes de l’importation de blé, de maïs ou de soja ; la Pologne, malgré une agriculture étendue, affiche aussi un taux d’autosuffisance global inférieur à 100 % à cause de rendements plus bas et d’une dépendance sur plusieurs produits transformés et intrants. Plus généralement, la plupart des pays européens sont excédentaires sur certaines filières mais déficitaires sur d’autres, ce qui empêche une autosuffisance globale, alors que la France combine volume, diversité de production et excédents sur les aliments de base, ce qui la place à part à l’échelle du continent.

Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 13h04

+ 0 -

le-long-brick Longbric

Quelques surprises (mais sans doute dues à des idées préconçues) : J'aurais plutôt vu l'Ukraine autosuffisante (on nous a tant rabâché que c'était le grenier de l'Europe), et pas l'Inde (avec une expansion démographique énorme). Par contre, il faut se souvenir de la Chine et de ses formidables famines, c'est tout à l'honneur de ses dirigeants si ce phénomène n'est plus réapparu depuis des décennies.
+ 0 -

g012 En réponse à le-long-brick Asticot

Oui mais justement, si tu lis la description tu vois qu'il ne faut pas produire que des céréales pour être classé auto-suffisant. Ça doit être le reste qu'il manque à l'Ukraine, probablement la diversité : ils n'ont pas suffisamment de climats différents contrairement à la France.
+ 1 -

Nioa Vermisseau

Ici en UK on voit que beaucoup beaucoup beaucoup de produits alimentaires viennent majoritairement de France.
+ 0 -

Black En réponse à Nioa Lombric

Si tu es là bas (long terme?), j'ai une question :
Est ce que les produits "Made in UK" ont toujours le Union Jack sur l'emballage pour le montrer aisément aux consommateurs ?
+ 5 -

Jakarta Lombric

L'Australie autosuffisante. Tu m'étonnes, tout le monde bouffe tout le monde là-bas.
+ 1 -

olivier99 Asticot

Il ne faut pas oublier les engrais, les produits phytosanitaires, le matériel (et l'énergie pour le faire fonctionner).
Sur ces 4 postes, nous sommes loin, très loin, de l'autosuffisance.
Du coup, dire que nous sommes autosuffisants sur le plan alimentaire est faux.
Ce qui est vrai c'est que nous produisons plus que nous consommons.
+ 1 -

Flaneur En réponse à olivier99 Ver TikToké

La France pourrait techniquement relocaliser sa production d'engrais azotés grâce à son parc nucléaire, qui fournit une électricité bas carbone et stable idéale pour l'ammoniac vert (via électrolyse de l'hydrogène). Cela permettrait de remplacer les importations de gaz naturel, notamment russes, et de couvrir les besoins nationaux sans dépendre de l'étranger.

Cependant, cela reste freiné par des investissements massifs requis (milliards d'euros, 3-5 ans de délais), des réglementations environnementales strictes (réductions d'intrants prioritaires via Écophyto), et des arbitrages énergétiques (nucléaire déjà saturé). Pour les phytosanitaires, le nucléaire aide moins car ils dépendent davantage de pétrochimie importée.

En bref : le nucléaire offre un potentiel unique de souveraineté, mais les choix économiques et politiques favorisent pour l'instant les importations low-cost.
+ 0 -

Peevee LoMBriK addict !

En Inde, ils ont la meilleure street-food du monde, ceci explique cela.
Image de Peevee
Inscrivez-vous ou Connectez-vous pour envoyer un commentaire
52