Toit toit mon toit

L’annonce de Sébastien Lecornu d'un objectif de 2 millions de logements d'ici 2030 soulève une question centrale : cette ambition est-elle réellement dimensionnée à la demande effective ? Les analystes s'accordent sur le fait que la France fait face à une pénurie structurelle, particulièrement dans les zones tendues. Plusieurs études évoquent un déficit cumulé de 500 000 à 800 000 logements. La production actuelle d'environ 350 000 logements par an ne suffit pas à répondre à la croissance démographique et au desserrement des ménages. L'objectif de 400 000 logements annuels apparaît donc comme un rattrapage nécessaire plutôt qu'une surproduction.
Du côté des propriétaires actuels, l'annonce suscite une certaine inquiétude. Les propriétaires bailleurs privés craignent qu'une arrivée massive de nouveaux logements exerce une pression à la baisse sur les loyers, érodant leur rentabilité locative. Cette crainte est particulièrement vive chez les investisseurs récents qui ont acheté au plus haut du marché entre 2020 et 2022. Certains expriment un paradoxe : ils approuvent le statut du bailleur privé avec ses avantages fiscaux, mais redoutent qu'un afflux de nouveaux investisseurs ne sature le marché et fasse baisser les loyers.
Pour les propriétaires occupants, la perspective est ambivalente. Ceux qui ont acheté leur résidence comme placement patrimonial voient d'un mauvais œil ce qui pourrait freiner l'appréciation de leur bien et réduire leur plus-value espérée. Mais beaucoup sont aussi conscients que leurs proches peinent à se loger face à des prix inaccessibles, créant une tension entre intérêt personnel et souhait d'un marché plus accessible.
Les économistes relativisent ces craintes. L'objectif de 400 000 logements par an reste très ambitieux et les obstacles structurels rendent peu probable une surproduction brutale. De plus, la demande reste structurellement forte du fait de la démographie et de la concentration dans les métropoles. Une augmentation de l'offre devrait donc d'abord stabiliser les prix plutôt que provoquer un effondrement

L’annonce de Sébastien Lecornu d'un objectif de 2 millions de logements d'ici 2030 soulève une question centrale : cette ambition est-elle réellement dimensionnée à la demande effective ? Les analystes s'accordent sur le fait que la France fait face à une pénurie structurelle, particulièrement dans les zones tendues. Plusieurs études évoquent un déficit cumulé de 500 000 à 800 000 logements. La production actuelle d'environ 350 000 logements par an ne suffit pas à répondre à la croissance démographique et au desserrement des ménages. L'objectif de 400 000 logements annuels apparaît donc comme un rattrapage nécessaire plutôt qu'une surproduction.
Du côté des propriétaires actuels, l'annonce suscite une certaine inquiétude. Les propriétaires bailleurs privés craignent qu'une arrivée massive de nouveaux logements exerce une pression à la baisse sur les loyers, érodant leur rentabilité locative. Cette crainte est particulièrement vive chez les investisseurs récents qui ont acheté au plus haut du marché entre 2020 et 2022. Certains expriment un paradoxe : ils approuvent le statut du bailleur privé avec ses avantages fiscaux, mais redoutent qu'un afflux de nouveaux investisseurs ne sature le marché et fasse baisser les loyers.
Pour les propriétaires occupants, la perspective est ambivalente. Ceux qui ont acheté leur résidence comme placement patrimonial voient d'un mauvais œil ce qui pourrait freiner l'appréciation de leur bien et réduire leur plus-value espérée. Mais beaucoup sont aussi conscients que leurs proches peinent à se loger face à des prix inaccessibles, créant une tension entre intérêt personnel et souhait d'un marché plus accessible.
Les économistes relativisent ces craintes. L'objectif de 400 000 logements par an reste très ambitieux et les obstacles structurels rendent peu probable une surproduction brutale. De plus, la demande reste structurellement forte du fait de la démographie et de la concentration dans les métropoles. Une augmentation de l'offre devrait donc d'abord stabiliser les prix plutôt que provoquer un effondrement

Envoyé par Flaneur Hier à 17h55

+ 2 -

UNiTY Vermisseau

Pour faire simple :

L’objectif de logements vise à rattraper une pénurie structurelle, pas à créer une surproduction.
Les propriétaires craignent une baisse des loyers et des prix.
Les économistes anticipent surtout une stabilisation du marché.
+ 1 -

OSEA En réponse à UNiTY Vermisseau

Si il suffit de dire ça comme ça.. entre le black sur les logements non vaqués et la spéculation sur le pris de l'immobilier c'est juste faux et dans des mentions légales très arrangeantes pour ce lobby !
+ 6 -

Kourath

Ils ont qu'à acheter au Japon
+ 4 -

Bidon85 Vermisseau

Par contre, mettre des moyens et modifier la législation afin de traiter rapidement les litiges du logement entre le groupe "locataire et squatteur", le groupe "propriétaire, bailleur" et le groupe des escrocs qui jouent les eux rôles simultanément pour encaisser de l'argent sur un bien squatté, surtout pas...

Virer toutes les lois sur le mal-logement qui ne font que générer du non-logement et donc la hausse des loyers ? Non plus.
+ -1 -

IPZ En réponse à Bidon85 Vermisseau

C'est énorme comme annonce car ça fait 10 ans qu'il dégoute tout le monde d'investir
+ 2 -

GruikMan Vermisseau

En murika ils font pareil... ICE toussa toussa c'est pour libérer des logements...
+ 1 -

Orme Dresseuse de lombriks

Une bonne petite guerre réglera les problèmes d'offre ET de demande :D
+ 1 -

coalgan En réponse à Orme Vermisseau

ha si c'est comme en palestine ou ukraine ou tout le monde est mort et tout les batiment detruit ?
+ 1 -

Tuveuxvoirmabique En réponse à Orme Vermisseau

Ce n'est pas une guerre qu'il faut, mais une pandémie maîtrisée.
La guerre détruit tout, là où la pandémie conserve les actifs.
Comme avec l'arrivée des espagnols en Amérique aux 16eme siècle.
Après il faudra juste retrouvé une main d'oeuvre corvéable pour exploiter les restes
À l'image des peuples africains fouettés à l'exploitation de terres fertiles fraîchement debarassées de ses propriétaires historiques.

Et en plus ça tombe bien, parce que la main d'oeuvre humaine bon marchée risque de redevenir très abondante dans les dizaines d'années à venir.
+ 1 -

Tuveuxvoirmabique Vermisseau

C'est fou de se dire que des personnes continuent de prendre aux sérieux ce qui sort de la bouche de nos gouvernements macronocentrés.
Avec le décès de la génération babyboomeuse dans une france qui aura de moins en moins de capitaux et d'énergie, doublé d'une population indigène déclinante et d'une inflation qui s'annonce s'installe durablement.
Un gros nivellement vers le bas du marché de l'immobilier Français arrivera avec où sans les bonimensonges gouvernementaux.
Si vous avez acheté dans une logique d'investissement avec un crédit sur 25ans. Pas complétement sûr que vous n'y perdiez pas de plumes.
+ 0 -

Black Lombric

Sinon il faut appliquer les oqtf, ça libérera des logements tout en améliorant la sécurité : une pierre deux coups !
+ 0 -

feyfey Lombrique girafe cougar chienne poule y dort

C’est vraiment l’annonce du vent…
Promettre des logements qu’on ne peut pas construire c’est cynique. Depuis la loi Élan les constructions ne doivent plus s’y étaler indéfiniment sur les terres agricoles. Donc plus d’extension urbaine, donc plus ou très peu de maisons individuelles, si ce n’est pour les très riches. Le reste… Ça va se construire à la verticale, on va revenir aux p*tains de barres HLM des années 60/70 et entasser de nouveaux pauvres là dedans.
C’est ça que ça veut dire le soutien aux bailleurs et la simplification immobilière.
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