La France figure parmi les trois plus gros producteurs d’électricité nucléaire au monde avec environ 360 à 380 TWh produits en 2024, ce qui la place aux côtés de la Chine et des États-Unis malgré une superficie et une population bien plus modestes, parce que son parc nucléaire est historiquement très développé et constitue la base de son système électrique depuis plusieurs décennies, avec une part très élevée de cette énergie dans le mix national, ce qui permet d’exploiter intensivement les réacteurs. En 2024, cette forte production a aussi permis à la France d’exporter massivement de l’électricité vers ses voisins européens, avec un peu plus de 100 TWh exportés au total et un solde exportateur net d’environ 89 TWh, un niveau record, ce qui montre à quel point le pays est redevenu un fournisseur majeur d’électricité en Europe.
Malgré cela, beaucoup de Français ont le sentiment que l’électricité est devenue chère, car les factures ont nettement augmenté depuis la crise énergétique de 2022-2023 : la flambée des prix sur les marchés européens s’est répercutée sur les tarifs, et même si la France reste en moyenne légèrement en dessous de la moyenne européenne, l’écart s’est réduit. Le bouclier énergétique a justement été mis en place pour amortir ce choc en limitant temporairement les hausses pour les ménages, mais sa sortie progressive et le rétablissement de certaines taxes ont rendu les augmentations plus visibles sur les factures. Au final, même avec une production nucléaire abondante et des coûts de production relativement contenus, la combinaison des hausses passées, de l’exposition partielle aux prix de marché et de la fin des protections exceptionnelles explique pourquoi beaucoup de Français perçoivent aujourd’hui leur électricité comme trop chère.
Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 17h18
Gnat Vermisseau
On paye pour installer de nouvelles éoliennes et de nouveaux panneaux solaires, via des mécanismes de soutien financés collectivement.
On paye aussi pour transformer en profondeur le réseau électrique, car il faut désormais raccorder et gérer des milliers de petites sources de production dispersées au lieu de quelques grandes centrales. RTE estime ces investissements à environ 100 milliards d’euros d’ici 2040.
On paye enfin lorsque les énergies renouvelables produisent massivement et en même temps, ce qui est une caractéristique des filières intermittentes, puisque les mécanismes de soutien conduisent l’État à compenser les producteurs lorsque les prix de marché s’effondrent.
Tout ça sans bénéfice pour le climat vu que notre électricité était déjà bas carbone avec le nucléaire.
Enderion En réponse à Gnat Vermisseau
Bob_Bob En réponse à Gnat Vermisseau
timotheo Vermisseau
Jomil En réponse à timotheo Vermisseau
Cela s'explique par le fait que la chine n'était pas vraiment intéressée par la fission de l'uranium, trop cher, trop d'entretien.
Ils viennent de livrer leur première centrale nucléaire au sel fondu de thorium et est plus efficace et plus sur à beaucoup de point de vue.
Je pense que d'ici 10 ans la chine aura dépassé la production des USA.