Upside food

Upside Foods est une entreprise américaine qui fabrique de la viande de poulet à partir de cellules animales, sans élever de poulets entiers. Concrètement, on prélève quelques cellules sur un animal, puis on les fait grandir dans de grandes cuves appelées bioréacteurs, remplies d’un mélange nutritif, un peu comme on ferait pousser des levures. En quelques semaines, ces cellules deviennent de la vraie viande. L’entreprise a levé plusieurs centaines de millions de dollars pour développer cette technologie et construire ses premières installations. Aujourd’hui, la production reste faible et très coûteuse, car les équipements, l’énergie et surtout les milieux nutritifs nécessaires sont chers, ce qui empêche encore toute production massive à bas prix. À terme, l’objectif affiché est d’arriver à des prix proches du poulet classique — par exemple un burger au poulet cultivé vendu quelques euros — mais on en est encore loin. En théorie, cette méthode pourrait devenir plus rentable que l’élevage traditionnel grâce à une moindre utilisation de terres et d’eau et à l’absence d’élevage et d’abattage, mais en pratique l’élevage industriel reste pour l’instant beaucoup moins cher et bien plus facile à déployer à grande échelle. Certains observateurs sont d’ailleurs sceptiques et pensent que ce secteur vit surtout grâce aux investissements de publics sensibles aux arguments éthiques et écologiques (souvent des investisseurs aisés proches des milieux végans), avec le doute que cette technologie puisse réellement atteindre un jour une production de masse compétitive. Et même dans l’hypothèse où elle y parviendrait, se poserait la question d’un monde potentiellement divisé en deux : d’un côté les pays ou groupes capables de maîtriser ces biotechnologies coûteuses et centralisées, produisant une viande “propre” en usine, et de l’autre ceux qui continueraient à dépendre de l’élevage traditionnel et de l’abattage, faute d’accès au capital, aux brevets ou aux infrastructures. Autrement dit, la viande cultivée est aujourd’hui perçue à la fois comme une piste prometteuse à long terme et, pour certains, comme un pari très spéculatif dont la viabilité industrielle, économique et même géopolitique reste à prouver.

Envoyé par Flaneur Aujourd'hui à 08h47

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BonPublic Vermisseau

Pas de la vraie viande.
Ou alors le mot vrai n’a pas le même sens que celui auquel je pense.
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Tirelipimpesque En réponse à BonPublic Vermisseau

Protéine synthétique/de culture d'origine gallinacée?
Je demande à voir niveau durabilité (c'est tout un système de tuyauterie et autres capteurs, faut entretenir tout ça aussi), pollution, et niveau goût aussi. Je reste dubitative, ça a l'air trop beau pour être vrai.
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Zirokaii Jeune lombric

Ça ne sauvera la vie d'aucun poulet !
Ces poulets sont élevés spécifiquement pour être tué pour leur viande, ils ne seront donc pas élevé du tout. Ils ne seront pas nés, donc pas sauvés.
Je ne dis pas que c'est bien ou mal juste que l'argument du sauvetage de poulet est tout pourrie...
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Flaneur En réponse à Zirokaii Ver TikToké

D’après ce que j’ai compris, c’est pas des poulets qu’ils créent mais juste leur viande
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Bidon85 En réponse à Flaneur Vermisseau

D'après ce que j'ai compris, tu n'as pas compris.
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UNiTY Vermisseau

Si un jour il ne reste plus que ce genre de viande, je crois que je me tournerai vers le végétarisme.
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Orguy Vermisseau

Un ami anglais qui travaille sur ce genre de biologie en Suisse m'a dit ( je cite mes sources) que ça fonctionne mais que ça produit un genre de pâté de foie homogène très cher. En même temps, je parle ni anglais ni suisse.
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Bidon85 En réponse à Orguy Vermisseau

Si c'est pour faire des nuggets, cela ne se verra pas.
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nimajneB LoMBriK addict !

Je suis sûr que si je le cuisine bien, sauce + épices + chapelure frite, vous ne verrez pas la différence entre un vrai burger au poulet et un burger fait avec un chien mort récupéré dans la rue ! Et même en me motivant un peu j'arriverai à le faire passer pour une dinde de noël
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