Arguments de l'industrie pour une pêche durable
Le Jan Maria, bien qu'immatriculé en Allemagne et exploité par sa filiale Jan Maria Trawler GmbH, est en réalité contrôlé par le puissant groupe néerlandais Parlevliet & Van der Plas. Dans le paysage européen du chalutage, la France domine numériquement avec environ 350 chalutiers de fond contre seulement 70 pour les Pays-Bas. L'industrie défend que les navires modernes comme le Jan Maria incarnent la pêche durable de demain et sont indispensables à notre sécurité alimentaire. Sans ces chalutiers-usines et sans alternative, l'offre en poisson s'effondrerait : les étals des supermarchés verraient disparaître jusqu'à 40% des produits de la mer à bas prix, les filets surgelés deviendraient un luxe et le prix du poisson augmenterait brutalement, le rendant inaccessible pour les populations modestes. C'est précisément pour éviter cette pénurie que l'industrie justifie ces méthodes de pêche intensives.
Arguments des scientifiques sur l'impact destructeur et les alternatives
Cette réalité capitalistique - un navire allemand sous contrôle néerlandais - et la supériorité numérique française (350 chalutiers contre 70 aux Pays-Bas) ne changent rien à l'analyse scientifique. Certes, sans ces navires et sans solution de remplacement, l'offre actuelle de poisson s'effondrerait. Mais les chercheurs rappellent que cette "abondance" actuelle est un mirage qui mène droit au mur : nous vivons sur le capital naturel des générations futures. Les scientifiques proposent une transition réaliste : réduire progressivement la flotte destructrice tout en développant des alternatives - pêche artisanale, aquaculture durable, algoculture et diversification des protéines végétales. Cette transition créerait autant d'emplois, serait plus équitable et préserverait la ressource à long terme. Le vrai choix n'est pas entre "chalutage ou pénurie" mais entre "continuer jusqu'à l'effondrement total ou construire un système alimentaire résilient".
Envoyé par Flaneur le 19 octobre 2025 à 12h39
Cyclomore Vermisseau
Mais à part ça? Qui sommes nous pour décider si il faut qu'une ONG comme BLOOM change de Siret tous les 2 ans, où si il y à optimisation fiscale sous roche?
Es-ce que les gens qui ont créé le label pêche durable MSC dont ce bateau se targue de respecter les critères sont des fumistes ou des gens sérieux?
Est-ce que 30 salariés, c'est la bonne quantité d'agitateurs qu'il faut à notre société pour nous alerter sur ce problème?
En tout cas, je suis sûr que parler de déforestation pour des files de pêche, c'est un peu osé. Et prétendre que de racler le fond des océans ca va empêcher le plancton de capter le CO2 c'est pas très crédible.
GruikMan En réponse à Cyclomore Vermisseau
Apk En réponse à Cyclomore Vermisseau
Je doute fortement qu'ils soient du genre à se barrer avec l'argent collecté (d'ailleurs, ils ne demandent pas d'argent pour rejoindre leur coalition) ; en revanche, changer d'identité est souvent une manière de contrer les plaintes, espionnages et autres saloperies du gouvernement et des industriels.
yosegaman Jeune lombric
triste monde...
GruikMan En réponse à yosegaman Vermisseau
Tuveuxvoirmabique Vermisseau
Tout ces etals d'animaux marins aussi fournis et aussi rependu sont (pour moi) un non-sens.
Mais non, le consommateur voit comme une intolérable atteinte de ses libertés à ne pas pouvoir se baffrer quand bon lui semble de poissons océanique a bas coût.
L'humanité detruira tout ce qui sera à porté de ses ressources énergétiques.
Ps:je n'ai pas regardé la vidéo.
Mabritte Vermisseau