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Comment récompense-t-on un employé qui fait bien son travail ? En lui donnant encore plus de travail ! (maxime non validée mais régulièrement constatée).

Par workchronicles.com
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Comment récompense-t-on un employé qui fait bien son travail ? En lui donnant encore plus de travail ! (maxime non validée mais régulièrement constatée).

Par workchronicles.com

Envoyé par phil_good le 2 janvier 2021 à 13h13

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Oblivionis Taret

Ben oui, c'est exactement ce que j'ai constaté quand j'était "simple" ouvrier.

Pareil pour les coup de speed du genre " commande urgente que le patron a accepté pour justifié auprès du client une hausse du prix due au heure sup nécessaires " mais que tu est censé faire pendant les heures normales (marge de bénéfice plus grosse du coup), mais littéralement en courant a travers l'atelier.

Et quand les mecs y arrivent tout content, le boss leur dit que, puisqu'ils ont réussie a le faire aujourd'hui, ils devrait réussir a le faire demain...
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Thiche En réponse à Oblivionis Colonel Chat-Ver

J'ai eu la même. Nouveau dans une équipe réduite ( et ce depuis des années ) avec une charge de boulot de bœuf, j'ai eu une collègue qui m'expliqua qu'il nous fallait accélérer la cadence par, je cite, "solidarité avec l'équipe de l'après-midi". Et moi de lui expliquer, je me cite, "Si un patron a 4 employés qui font le travail de 8, penses-tu qu'il va en engager plus pour réduire ta charge de travail et, de ce fait, amoindrir sa marge bénéficiaire ? Et par solidarité sans doute ? Ne trouves-tu pas que tu mets de l'humanisme là où il en manque grandement ?" ... Silence ... J'ai voulu lui expliquer l'aliénation du prolétariat mais je pense qu'elle n'était pas encore prête à l'entendre.
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MarcusKhaine En réponse à Oblivionis

Putain de mentalité d'enculé ça... triste :/
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tigana Vermisseau

Le meilleure moyen d'éviter ça, c'est de faire du bon boulot mais de ne pas toujours respecter les délais même si c'est faisable.
J'ai appris ça avec le temps. Et ça n'empêche pas d'être bien considéré.
Il y a l'effet inverse, torcher pleins de trucs et attendre que les autres les répare.
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BonPublic Vermisseau

Toujours attendre un contre-ordre ou une autre demande encore plus urgente.
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Munch Vermisseau

C'est l'histoire de la vie en entreprise...
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Jean_Galfione Jeune asticot

Un jour, y'a un type qu'a dit un truc du genre :"Dans la hierarchie, on a tendance a grimper les échelons jusqu’à ce qu'on ne serve plus a rien". mais c’était mieux dit alors ça paraissait intelligent.
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phil_good En réponse à Jean_Galfione Ver singe (et torix)

Le fameux seuil d'incompétence selon lequel, « dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s'élever à son niveau d'incompétence », avec pour corollaire que « avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d'en assumer la responsabilité ».
https://fr.wiki...incipe_de_Peter
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GuyKet En réponse à Jean_Galfione Vermisseau

Oui, c'est le Principe de Peter (https://fr.wiki...ncipe_de_Peter) : dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s'élever à son niveau d'incompétence. Si tu es bon à ton poste, on t'en propose un autre plus élevé. Dans ce nouveau poste, tu seras incompétent, le temps d'apprendre. Et quand tu seras compétent, on t'en proposeras un autre. Et donc, pour généraliser, il n'y a que des incompétents à leur poste (s'ils étaient compétents, on les aurait fait monter d'un échelon).

Edit : grillée par Phil_good...
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_pepe_ En réponse à GuyKet

Ce principe, qui n'était d'abord qu'une satire, souffre de nombreux biais.

Notamment, les employés ne s'élèvent pas tout seuls dans la hiérarchie, mais ils doivent leur avancement aux choix de leurs supérieurs ou des instances dirigeantes. Généralement, leur promotion ne consiste pas à recevoir un nouveau poste dans lequel ils sont censés acquérir après-coup le niveau de compétence nécessaire, mais plutôt à se voir attribuer un poste auquel les décideurs savent par avance qu'ils conviennent, relativement aux objectifs visés.

Par ailleurs, la principale raison pour laquelle les employés finissent par stagner à un niveau hiérarchique est la structure pyramidale de cette hiérarchie : plus on monte, plus le nombre de postes est réduit. En conséquence, et contrairement à ce que qu'exposaient Peter et Hull, il faut s'attendre à ce que, dans leur grande majorité et faute d'un nombre de places suffisant, les talents d'une entreprise n'atteignent jamais le niveau hiérarchique auquel ils pourraient aspirer, empêchant par principe les incompétents d'atteindre des niveaux équivalents ou supérieurs.

De plus, on peut constater que l'incompétence notoire de certains employés ne les empêche pas de continuer à gravir rapidement les échelons, alors qu'on pourrait s'attendre à ce que l'entreprise se sépare d'eux ou les rétrograde conséquemment à leurs erreurs.

Bref, si l'on en arrive à trouver des incompétents à des postes élevés, ce n'est généralement pas dû à l'existence d'une soi-disant limite inhérente à chaque employé, mais plutôt aux choix (souvent réalisés en toute connaissance de cause) des décideurs concernant l'évolution des employés dans la hiérarchie.

En revanche, le principe de Peter et Hull a souvent été utilisé pour faire accepter des situations hiérarchiques difficilement justifiables, refusant à certains un avancement sous prétexte qu'ils auraient déjà atteint leur « seuil d'incompétence », et expliquant pourquoi d'autres en obtiennent un et restent en poste en dépit de leur incompétence avérée. Le principe de Peter fait en quelque sorte office de loi naturelle indépassable, de la même manière que certains employeurs utilisent les tarots pour justifier leur gestion du personnel.

En fait, tout cela n'a pas vraiment de sens, et les véritables raisons de telles situations sont généralement toutes autres (lire mon autre commentaire, par exemple ; le népotisme ou la discrimination de classe font aussi parfois partie de l'explication).
+ 3 -

phil_good En réponse à _pepe_ Ver singe (et torix)

Sans compter qu'il y a des systèmes un peu plus pervers comme dans la fonction publique ou dans l'armée, avec pour autant que je sache certaines avancées de grade à l'ancienneté et non au mérite, et une possibilité de rétrogradation/licenciement pour ainsi dire inexistante. Je ne crois pas que ça permette d'atteindre les plus hautes fonctions, mais j'imagine que ça ne doit pas aider à avoir une vraie cohérence compétence/grade pour les autres niveaux.
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_pepe_ En réponse à phil_good

En effet.

Toutefois, la montée en grade automatique avec l'ancienneté n'empêche pas le nombre de postes dans la hiérarchie effective d'être matériellement limité.

Dans la fonction publique notamment, elle ne correspond généralement pas à l'accès à un niveau hiérarchique supérieur, mais plutôt à l'acquisition de nouveaux avantages (augmentation de salaire, notamment). Les promotions peuvent également consister à placer les agents à des postes qui ne sont en réalité que des placards plus ou moins dorés.

Dans l'armée, il n'est pas rare de voir des militaires finir une longue carrière au grade de sergent-chef (pour certains c'est déjà trop, mais à ce niveau, leur hiérarchie parvient encore sans trop de mal à limiter les dégâts). Il est à noter que pour les officiers supérieurs, le passage à un grade de général résulte d'une cooptation par les officiers généraux déjà en place. Ainsi, nombre d'officiers supérieurs ne passeront jamais la barre, juste parce qu'ils ne correspondent pas au profil requis, indépendamment de leurs compétences avérées.
+ 1 -

_pepe_ En réponse à Jean_Galfione

Théorie assez surfaite, parce que dans la pratique la plupart des gens ont plus de compétences que ce qu'exige le poste qu'ils occupent, et parce que le travail qu'ils effectuent dépasse généralement leurs attributions.

C'est d'ailleurs ce qui permet aux entreprises de continuer de fonctionner en dépit des problèmes d'organisation et du relatif décalage entre les attributions théoriques des employés et les tâches qu'on les amène à réaliser. C'est encore plus vrai maintenant que les entreprises, profitant du chômage de masse, parviennent à embaucher des bac+5 pour des postes qui réclamaient un CAP il y a quarante ans.


Concernant la relation entre l'incompétence et le niveau hiérarchique, cela fait déjà un moment qu'on a pu mettre en évidence un phénomène qui apporte une explication bien plus pertinente : la kakistocratie.

En entreprise, cette forme de politique consiste, pour un niveau hiérarchique donné, à confier les pouvoirs du niveau hiérarchique inférieur à des gens préférentiellement médiocres et redevables, afin de s'assurer de leur obéissance et d'éviter qu'ils constituent une menace du fait de leurs mérites ou de leur capacité à être promus à la place de leur supérieur. Les gens compétents sont quant à eux maintenus aux niveaux hiérarchiques les plus bas, là où ils sont plus utiles et profitables pour l'entreprise et moins dangereux pour la carrière de leurs chefs.
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GuyKet En réponse à _pepe_ Vermisseau

Je n'avais jamais entendu parler de la kakistocratie, mais effectivement, ça a beaucoup de sens dans certaines situations. Merci, je vais de ce pas me renseigner plus loin dessus !
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Offerus Ne pas prendre au sérieux

Alain Supiot approuve cette publication.
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yosegaman Jeune lombric

là ou je bosse actuellement en préparation de commande chez un transporteur en sous traitance pour une laiterie, on est plusieurs intérimaires

quand on est 3, on peut éventuellement finir en avance tout ce qu'il y a à faire sur les 7 heures de la journée.
quand ils enlèvent le 3ème on est forcément à la bourre et les supérieurs trouvent que c'est pas normal...
¯\_(ツ)_/¯
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