Les rues vénézuéliennes

Les Vénézuéliens jettent leurs billets dans les rues car ils ne valent plus rien.
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Les Vénézuéliens jettent leurs billets dans les rues car ils ne valent plus rien.

Envoyé par tomteub le 22 mars 2019 à 09h25

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gloupi Lombric Shaolin

La papier n'a de valeur que la seule que notre confiance en lui peut lui accorder.
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Thiche En réponse à gloupi Colonel Chat-Ver

C'est faux. Dans l'absolu, il serait plus juste de dire que la confiance du papier n'a que la valeur que nous lui accordons quand on lui accorde la valeur de notre confiance. Et inversement.
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gloupi En réponse à Thiche Lombric Shaolin

Ha ben te revoila toi ! Et même pas une petite ligne sur le lien avec les petit FDP !
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le-long-brick En réponse à gloupi Longbric

C'est pour cette raison qu'on appelle ça de la monnaie fiduciaire (du latin fides = confiance), contrairement à la monnaie métallique antérieurement en or ou en argent.
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Kudsak En réponse à le-long-brick Vermisseau

"Métallique" qui vient du latin "metalus" qui signifie "la méfiance" !
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Ced En réponse à gloupi Lombrik

Je me dis souvent cela... aux toilettes!
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Limou Vermisseau

J'ai trouvé ceci concernant le contexte de prise de cette photo. Sais pas si c'est très sérieux, mais les autres images sont également très impressionnantes :
https://izismil...ney_4_pics.html
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titouille En réponse à Limou

Exact... Visiblement, une banque (Banco Bicentenario) a été cambriolée le 11 mars par des individus cagoulés pour simplement répandre les billets dans la rue et démontrer que cette monnaie n'a pas de valeur, malgré le taux de change "officiel".

Pour comprendre 2-3 trucs sur l'argent.
https://www.you...h?v=lZ6CmwquKKQ
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_pepe_

Ce ne sont pas « les » Vénézuéliens, ni « leur » argent. Les Vénézuéliens n'en sont pas encore au point de jeter leur argent par les fenêtres.

Les faits : des émeutiers ont dévalisé une banque puis tenté de brûler les billets dans la rue, l'objectif étant de montrer (particulièrement aux observateurs étrangers) que l'argent du pays ne vallait rien.

Effectivement, l'inflation est galopante, à cause d'erreurs imputables au gouvernement (problèmes de corruption, priorité donnée au remboursement des dettes extérieures, etc.), mais également à des acteurs étrangers (blocus économique des États-Unis et affiliés, trafic de change colombien à la frontière, etc.).

Toutefois, les Vénézuéliens ne font pas leurs courses avec des brouettes de billets comme les Allemands en 1923. Déjà, aujourd'hui ils payent souvent par carte. Ensuite, pour se nourrir ils ne comptent plus vraiment sur les réseaux de distribution privés (qui sont lourdement touchés par la crise, quand ceux-ci ne cherchent pas carrément à l'aggraver par conviction politique) mais ils ont plutôt recours aux Comités Locaux de Production et d’Approvisionnement du gouvernement. De plus, les transports en commun, l'eau et l'électricité restent relativement bon marché (ce qui accrédite les causes partiellement externes de cette situation, et explique les récents sabotages contre des installations électriques majeures pour tenter de déstabiliser le pays -- à ce moment, Guaido logeait dans un hôtel de luxe qui avait acheté des génératrices en prévision).

Bref, si une relative pauvreté règne dans le pays (selon nos critères), l'extrême pauvreté y est excessivement réduite : tout le monde arrive à manger (même si ce sont surtout des haricots et des lentilles) et les sans-abri sont rares (on est très loin de trouver des SDF à presque tous les coins de rue comme à Paris).

Ce qui est cocasse, c'est que malgré l'état peu enviable du pays, ces images de billets de banque qui jonchent les rues symbolisent surtout l'échec du capitalisme que les promoteurs de cette démonstration tentent justement de promouvoir.
Image de _pepe_
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tomteub En réponse à _pepe_ Vermisseau

Merci pour cette analyse contextuelle.
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Kudsak En réponse à tomteub Vermisseau

Du coup, tu l'as trouvée où cette info ?
Je me suis fait avoir et je veux connaitre le nom du vilain site/journal qui véhicule des fausses informations ! Grrr !
D'avance merci.
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mersito En réponse à _pepe_ LoMBriK addict !

Il y'a quelque chose comme 250 milliards de dollars d'avoirs vénézuéliens qui ont été bloqués dans les banques occidental. C'est une vieille technique des USA pour promouvoir leur "démocratie" d'étouffer un pays et d'imputer la faute à son dirigeant. Là, pour le coup, on va y avoir le droit à toutes les sauces sur le Venezuela vu que leurs remodelage du moyen orient c'est lamentablement retourné contre eux en Syrie en renforçant l'influence Chiite dans la région à un point jamais vu au lieu de l'avoir éradiqué comme ils le prévoyaient. Du coup, il leur reste leur vieux terrain de jeu qu'est l’Amérique du Sud pour essayé de se refaire mais le vilain Poutine leur à montré que c'était tout autant risqué pour eux en envoyant des TU-160 faire un petit show aérien.
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TheMetroidPrime En réponse à _pepe_ Verxit

>"(blocus économique des États-Unis et affiliés, trafic de change colombien à la frontière, etc.)."
ÇAYLAYZUESSA, épisode 196465: Electric Boogaloo.
Je ne supporte plus les apologistes des cauchemars collectivistes. C'est suintant de mauvaise fois et de mensonges, au point de réussir l'exploit de ne pas mentionner la seule excuse à peu près valable qu'un apologiste pourrait donner, à savoir la chute du cours du pétrole. Allez, débunkage du bullshit en règle.

1) La crise économique et d'hyperinflation ont commencé bien avant les premières sanctions américaines. Le taux d'inflation dépassait déjà les 25% en 2008. En 2008, l'unique sanction américaine qui touchait le pays était une interdiction d'exportation d'armes à feu vers le Vénézuela.
2) Il n'y a PAS de blocus économique américain. Les imbéciles qui font croire que ce pays subit le même sort que Cuba mentent. Jusqu'en 2017 (soit l'année de l'élection tout à fait réglo de Maduro pour son 2e mandat), il n'y avait AUCUNE sanction économique touchant le pays en lui-même. Seules existaient des sanctions contre des individus et leurs sociétés, tous liés au gouvernement. Depuis, les seules sanctions touchant des biens entrant ou sortant de Vénézuela concernent les obligations vénézuéliennes, le Petro (le plus grand shitcoin de l'univers) et enfin, depuis le 29 janvier 2019, le pétrole. La crise n'a pas commencé il y a deux mois à ce que je sache. L'inflation atteignait le million de % sans qu'aucun biens ne soient empêché d'entrer ou de sortir du pays pas les USA.
3) Les Vénézuéliens ne font pas leurs courses avec des brouettes, parce qu'ils les font soit, effectivement, via paiement électronique (quand il y a du courant), mais surtout maintenant en dollar ou real. On notera que sur la photo, il n'y a personne pour venir chercher les putains de billets.
4) Le grand retour du "c'est les koulaks qui planquent les récoltes". Un classique dont on ne se lasse pas. On notera l'absence de preuves crédibles. Encore une fois, RIEN n'empêche l'importation de nourriture dans le pays. C'est avant tout la production nationale qui s'est effondrée. On se demande bien pourquoi.
- https://www.was...m=.bba8351fe3af
- https://www.bbc...merica-42398814
6) >"De plus, les transports en commun, l'eau et l'électricité restent relativement bon marché"
Qu'est-ce que le contrôle des prix et quelles sont les conséquences d'un prix fixé trop bas par rapport à son prix d'équilibre ? Je pense que c'est un truc qu'on voit dans les 5 premières séances du moindre cours d'économie. La conséquence ? Le dépérissement des moyens de production et de la production elle-même. Exactement ce que l'on voit au Vénézuela. Je ne sais pas dans quel monde tu vis pour croire que des prix plafonnés sont signe de bonne santé de l'infrastructure.
Et les sabotages, j'imagine que ça doit être les reptiliens qu'ils les ont pratiqués vu le nombre de preuves. Ça me sidère que sur un site où les vidéos de zététique sont si populaires, on puisse balancer ce genre d'argument et prendre des +1 à tire-larigot.
Concernant l'eau, certes elle est on marché. Encore heureux. Imaginez payer cher pour de l'eau non-potable et parfois tellement sale qu'elle n'est plus bonne qu'à servir pour la chasse d'eau.
7) L'ensemble des quelques hôtels de luxe qui restent disposent de groupe électrogène car la panne récente n'est absolument pas un cas isolé. Le courant saute quotidiennement et toutes les grosses entreprises se sont équipé.
8) La pauvreté règne dans le pays selon TOUS les critères. Non tout le monde ne mange pas. Les petites ville et ruraux non paysans crèvent de faim. La plus grande peur des habitant est de tomber malade car ils n'ont plus AUCUNE chance se soigner. Le diabète est une condamnation à mort.
9) >"les sans-abri sont rares (on est très loin de trouver des SDF à presque tous les coins de rue comme à Paris)."

Taux de SDF en France: 0.21%
Venezuela: 6.68%

Sans compter les centaines de milliers parmi les 3.4 millions qui ont fui le pays.

10)>ces images de billets (...) promouvoir.

War is peace. 2+2=5
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tomteub En réponse à TheMetroidPrime Vermisseau

Merci pour ces éléments de réflexion.
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_pepe_ En réponse à TheMetroidPrime

Du calme.

Il ne me semble avoir avoir fait l'apologie de quoi que ce soit, ni dressé un portrait idyllique de la situation au Venezuela, ni même prétendu avoir donné une liste exhaustive des raisons de la situation actuelle de ce pays.

Mais il n'aurait pas dû d'échapper que l'Amérique du Sud vit la sous domination des États-Unis et subit de gré ou de force leur interventionnisme économique et militaire depuis le XIXème siècle (doctrine Monroe, 1823), soit bien avant 2008. Certains pays étrangers, souvent occidentaux (dont la France), ont également pu abuser de la fragilité politique induite par cette situation, en faisant des affaires à leurs détriments (j'en ai été le témoin directement, durant les nombreuses années où j'ai travaillé dans des entreprises impliqués dans des contrats aussi mirobolants qu'ignominieux avec ces pays, particulièrement avec le Venezuela).

Pour ma part, ce que je ne peux pas saquer, c'est qu'on vienne m'accuser de mensonge et de mauvaise foi parce que je rapporte des états de fait non conformes aux préjugés insufflés par les grands médias et des instituts d'étude statistique occidentaux (et particulièrement anglo-saxons) dont le rôle est de promouvoir le modèle politique dominant au travers d'une vision opportunément faussée de la réalité, notamment via des chiffres bidonnés assaisonnés d'interprétations fallacieuses. Quand on a un minimum le soucis de l'objectivité, on ne s'abreuve pas auprès des premiers producteurs de fake news de la planète, mais on tente de recouper les infos, voire on va soi-même sur place pour constater, et on en fait une analyse personnelle raisonnée et sans a priori.

Si tu penses que les mesures vexatoires (pour ne pas dire les attaques) des États-Unis contre le Venezuela se limite à une interdiction officielle d'exportation d'armes à feu, alors il te manque assurément beaucoup d'informations. Dans un pays qui devrait vivre de sa manne pétrolière, ce sont pour une grande part les restrictions financières étrangères qui empêchent les Vénézuéliens d'importer 95% des médicaments dont ils ont besoin. [Relire le commentaire de mersito ci-dessus.] Les errements politiques internes et la chute du cours du pétrole n'arrangent pas les choses, mais ce n'est pas le fond du problème.

Quant à la pauvreté (que je n'ai jamais niée, bien au contraire), il ne faut pas être souvent sorti de chez soi pour penser qu'elle serait partout perçue et subie de la même manière. La vision de la pauvreté dans les yeux d'un capitaliste consumériste est très loin d'être universelle, dans le monde et au travers des époques. Bizarrement, ce sont souvent les mêmes qui pensent qu'en France nos 9 millions de pauvres vivent bien et qu'on ne crève de faim qu'à l'étranger dans les pays qui n'ont pas adopté notre système politique et économique idéal.

Concernant les sans-abri, il se trouve qu'une équipe de la BBC a récemment sillonné le Venezuela incognito pour filmer la fameuse « misère profonde » dans les rues du pays, mais elle est revenue sans avoir réussi à la trouver ! La faute au « cauchemar collectiviste » qui est parvenu en quelques années à réduire l'extrême pauvreté (de 40% à 7%) et à endiguer l'errance des miséreux... laquelle s'avère finalement être bien plus la marque de nos riches sociétés capitalistes occidentales. Ce soir encore, en faisant seulement 250 m à pied dans Paris, j'ai croisé neuf SDF qui faisaient la manche ou tentaient de dormir sous un porche.

Alors avant d'accuser les autres d'Orwellisme, vérifie que le monde qui t'abreuve d'informations et de certitudes n'en présente pas déjà les caractéristiques.
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pYranha Lombreek

Quand j'étais tout gosse (6-8 ans), vers la fin des années 90, j'ai vécu quelques temps en Irak.
C'était encore sous Saddam, la monnaie était le dinar irakien, et lui non plus ne valait pratiquement plus rien.

A tel point que quand quand les gens faisaient leurs courses, il était commun de payer l'épicier avec des liasses entières. Et il s'emmerdait pas à compter les billets: il les pesait. (Avec l'élastique.)
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GnouBoo Lombric Shaolin

mouais, il aurait du planquer les billets et attendre que le cours remonte ... d'ici quelques années si les sanctions diminuent ...

ou bien ca peut toujours servir de PQ, c est surement moins chere qu un vrai rouleaux de PQ a l heure actuelle .....
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TheMetroidPrime Verxit

Une sacrée aubaine. Le PQ manque.
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