Parce que l'économie c'est important, enfin non, enfin si, enfin vous me comprenez (récap)

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Parce que cet homme est beau, cet homme est intéressant, et il est utile et il sent bon de la bouche.

Envoyé par GentilYeti le 29 juin 2017 à 19h00

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Ourozuka Goa'uld

La vache, c'était extrêmement intéressant, limite captivant, très cool de pouvoir prendre du recul sur tout les sons de cloches habituellement véhiculés !

Et j'ai cette impression d'avoir enfin compris les bases des rôles des acteurs économiques, ce qui est assez agréable :)
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GentilYeti En réponse à Ourozuka Vermisseau

Tellement ... Je dois avouer ne pas comprendre pourquoi certains ont moinsé la vidéo. Peut être à cause de la demi-heure que le visionnage demande. Mais c'est dommage, il aurait besoin d'être mis en avant, imaginez vous face à un discours de Macron en ayant vu cette vidéo ... Si tous connaissaient ne serait-ce que le contenu de cette vidéo, on pourrait éviter des conneries à la Margaret Thatcher.
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Arsayne Jeune asticot

Mais dis-nous GentilYeti, comment tu sais que Monsieur Heureka sent bon de la bouche ?!! ^^
Blague à part, merci du post : la vulgarisation, particulièrement en économie, c'est vital. Et puis, c'est vrai qu'il me vend un peu du rêve avec son t-shirt Fsociety...
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GentilYeti En réponse à Arsayne Vermisseau

Il est certaines choses, et je dis ça pour ton propre bien et celui de ton entourage (et je dis ça en pensant très fort à ta maman qui m'est très chère) que tu ne veux pas savoir. Mais comme ta curiosité doit être récompensée, je me dois de te donner un indice : il fait du poney.
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Arsayne En réponse à GentilYeti Jeune asticot

Tu as raison : jetons donc un voile pudique sur cette histoire qui m'a l'air beaucoup trop poneyphile à mon goût... (si j'ose dire !)
Sinon, petite remarque quand même sur le contenu de la vidéo (que je voulais faire dans le commentaire précédent, mais que j'ai évidemment oubliée !) : je pense que ce genre d'explications, détaillées et techniques, gagnent à être complétées par des analyses plus critiques, par exemple celles d'un Lordon (https://blog.mo...e-a-phynance-). Je dis ça parce que ça me paraît important de rappeler que la sphère économique n'est pas détachée de la sphère politique, alors même qu'elle semble fonctionner "en vase clos", surtout vu la technicité du sujet.
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GentilYeti En réponse à Arsayne Vermisseau

J'ai pas mal hésité à en mettre dans la description, mais je me disais que ça amoindrissait la portée objective de la vidéo. Il n'y a aucun jugement de valeur dans cette vidéo et c'est ce qui en fait, je trouve, sa force. Il décrit les acteurs économiques pour ce qu'ils sont, ou ce qu'il essaient de faire. Je pense qu'aussi bien un libéral qu'un économiste atterré y trouvera des éléments factuels, libre à chacun selon ses opinions de les utiliser pour construire un argument. M'enfin ce n'est qu'un avis. Si ça se trouve un spécialiste en économie y décèlera une orientation idéologique.
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Arsayne En réponse à GentilYeti Jeune asticot

Je suis en partie d'accord avec toi : il y a un réel effort pour décrire les comportements économiques tels qu'ils sont ; toutefois, je chipoterai en disant qu'Eurêka n'est pas objectif pour autant, les partis pris sont minimes mais ils existent pour autant. Enfin, de toute façon, je pars du principe qu'aucun discours n'est impartial/objectif - ce qui ne veut pas dire que le dit-discours ne soit pas intéressant ! :)
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_pepe_ En réponse à GentilYeti

Il me paraît difficile de parler d'objectivité dans l'absolu, car faire de l'économie, c'est déjà aborder la question selon un angle idéologique. Même si elle s'appuie sur des outils et des justifications mathématiques, il est loin de s'agir d'une science exacte.

Déjà, l'analyse et la synthèse d'une même situation économique peuvent grandement différer selon les priorités données aux éléments étudiés et le choix de leur mode de décomposition.

Mais aussi, la « science » économique ne se contente pas de regarder. Elle agit également sur notre économie en faisant évoluer les lois qui la régissent, ce qui modifie profondément le sujet de son observation. On constate d'ailleurs que l'enseignement de l'économie (ou plus exactement d'une certaine vision de l'économie, variable selon les époques) a toujours servi à justifier et à accompagner un modèle de politique économique ou de société qu'on cherchait à imposer.

Bref, on finit par trouver autant de visions de l'économie que d'écoles [lieux d'enseignement ou mouvements de pensée] dans ce domaine.

Ainsi, pour en revenir à la vidéo, certains pourraient par exemple trouver assez peu objective une explication où l'on regroupe sans distinction des acteurs très différents dans leur rôle économique (le « ménage » du milliardaire Bernard Arnaud avec celui d'un quinquagénaire au RSA, ou l'« entreprise » Axa avec un vendeur de kebab auto-entrepreneur), ou encore où l'on perçoive comme une compensation au déficit de notre balance commerciale le rachat de nos aéroports ou de nos industries stratégiques par des pays étrangers...
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GentilYeti En réponse à _pepe_ Vermisseau

Je me rends compte que je n'étais pas clair quand je parlais d'objectivité. Disons que la façon dont il présente les acteurs économiques se fait sans jugement de valeur sur leur rôle. Il se contente de les référencer et de décrire les flux principaux qui vont de l'un à l'autre. C'est en ça que je le trouve objectif. Et pas forcément dans le résultat que je suis bien incapable de juger, mais dans la démarche, je n'ai pas l'impression qu'il oriente vers un courant idéologique en particulier. Après la modélisation est une simplification d'une réalité complexe. En ça je suis d'accord qu'aucun discours ne peut être vraiment objectif. Et dans une vidéo de 35 minutes, difficile aussi d'être parfaitement représentatif de l'ensemble d'une situation... Mais vis a vis d'un Lordon, dont le discours est lui ouvertement idéologique, et avec jugement de valeur sur les acteurs économiques, le degré d'objectivité n'est pas le même. Et ce même si je suis d'assez près la pensée de Lordon, et que je la trouve intéressante. Maintenant il est vrai que l'objectivité absolue est impossible je suis d'accord. Mais l'objectivité comme démarche reste possible, et on en a un exemple ici, je crois.
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_pepe_ En réponse à GentilYeti

Je ne sais pas si l'on peut dire que l'énoncé qui se voudrait objectif d'un propos subjectif peut être objectif sur le fond.

Sans même énoncer de jugement de valeur, présenter des informations qui dépendent en grande partie de la manière dont le sujet est étudié revient à avoir fait ou s'être fait imposé le choix, même inconsciemment, des interrogations et des conclusions qui en découleront. L'objectivité de la démarche reposerait-elle alors sur l'inconscience de sa part de subjectivité ?

Le dernier paragraphe de mon précédent commentaire donne une idée des biais possibles. Mais des considérations encore plus basiques, comme par exemple la définition du travail ou de la richesse (dont certaines formes peuvent être inclues ou exclues du champs de l'étude économique selon le point de vue adopté), peuvent aussi grandement modifier la façon d'appréhender une situation donnée, et par conséquent impacter sur le fond sa présentation supposément objective.
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GentilYeti En réponse à _pepe_ Vermisseau

Disons que pour moi l'objectivité est un idéal, pas un état de fait et rien n'est véritablement objectif. Maintenant il y a des démarches plus ou moins objectives, qui se placent dans un cadre subjectif, mais qui s'interdisent une forme de subjectivité évitable : jugement de valeur principalement. Ça ne rend pas le propos objectif en soit, et le cadre reste subjectif, ici, le paradigme économique. Maiz rien de comparable avec un Lordon. Donc je maintient que ce serait trahir une démarche d'objectivité que de le citer pour compléter cet exposé.
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Arsayne En réponse à GentilYeti Jeune asticot

Ah là, pas d'accord du tout : admettre ses biais, rendre compte du point de vue depuis lequel on parle, c'est au contraire une preuve de lucidité sur sa propre subjectivité. C'est aider ton interlocuteur à poser un regard critique sur ton discours (ou celui que tu proposes, en l'occurrence celui d'Heurêka) ; et le discours en question n'étant ni neutre, ni objectif ce n'est que de l'honnêteté intellectuelle que de mettre en évidence les discours qui le travaillent. Par exemple, il ne serait pas idiot, je pense, de souligner que Eurêka est probablement un lecteur de Keynes.
Ceci étant dit, il me paraît clair que la démarche de ce vidéaste n'est pas la même que celle de Lordon (que je ne te reproche pas de ne pas avoir cité, hein !) qui, quant à lui, vise une certaine efficacité politique dans ses publications destinées au grand public (qu'il distingue lui-même de ses écrits purement universitaires) ; mais je crois qu'il est important de rappeler dans quel contexte, voire quel(s) courant(s) de pensée, s'inscrit un type qui cherche à faire passer un savoir - et que ce n'est pas "trahir une démarche d'objectivité" que de le faire. Bien au contraire c'est reconnaître la partialité de la démarche plutôt que de pourchasser une idéale (et donc chimérique) objectivité.
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john5

Ce qui fait mal au cul c'est que j'ai l'impression de comprendre en 30 minutes de vidéos ce qu'on a mis 2 ans à essayer de m'expliquer en cours d'Éco au lycée...
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