Merde aux majors!
Bon, voilà, ça pendait au nez depuis un petit moment déjà : le site Grooveshark devient en accès restreint parce qu'en septembre dernier, des putes de majors de l'industrie musicale ont gagné un procès aux Etats-Unis contre ce site pour partage de musique illégale. Le rappel des faits est ici: http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/09/30/victoire-judiciaire-des-maisons-de-disques-contre-le-site-de-streaming-grooveshark_4496700_4408996.html
Sauf que Grooveshark était aussi un site où nombre d'artistes mettaient eux même en ligne leurs créations à une résolution descente.
Alors, même s'il est vrai que l'ancienne reste encore active un temps sous le domaine retro.grooveshark.com, Grooveshark devient quand même une machine à fric, à l’instar de Deezer, Amazon, I-Tune et autres.
S'en suivent l'éternel débat et les questions majeures associées. Combien un artiste gagne-t-il via la musique partagée sur internet et via ce qui est (normalement!) le centre de son métier à savoir le concert. Et combien l'industrie musicale gagne, elle, sur le dos de ces artistes? Combien les jeunes artistes sont supportés par le système de création (p.ex. le Ministère de la Culture en France)? De combien la SACEM remplit ses poches à chaque fois, pour redistribuer ensuite aux principaux intéressés? Enfin, combien de personnes découvrent des artistes via internet (en l'occurrence la fonction radio de Grooveshark) pour ensuite se mettre à acheter les artistes qu'ils aiment réellement?
De grands groupes ont pourtant expérimenté de grandes révolutions dans la distribution musicale. Le plus célèbre est sûrement le génialissime Radiohead qui, bien qu'ayant les moyens de le faire ainsi, met ses disques en téléchargement légal. Mais, quand même, comment Radiohead arrive-t-il à s'en sortir alors que d'autres groupes, apparemment encore plus connus, se plaignent de vive voix?
Reste aujourd'hui quelques sites internet d'écoute, comme Soundcloud ou Stereomood et quelques autres encore (voir infographie). Reste aussi les sites de musiques libres comme les excellents Musique Libre (anciennement Dogmazic) ou Fairtrade Music ou encore Jamendo... et les playlists souvent dégueulasses de Youtube, aussi.

Mais, force est de constater qu'en matière de culture, il reste de moins en moins de place à la découverte et de plus en plus à la consommation qui, si possible, peut rapporter aux putes de majors. Il est pourtant toujours aussi risible de voir que les groupes les mieux payés sont souvent ceux qui se plaignent le plus. Il apparait que le plus important, dans la vie comme dans l'art (puisque l'art est la vie et la vie est art), le plus important donc est de faire toujours plus de fric.
Triste monde, donc.
Et merde, x-fois merde aux majors.
PS.: si vous connaissez des sites de partage de musique, peut-être pouvez les partager ici
ou sur le forum. :)



















