(Anglais) Le sens de la vie sans travail ?

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"La plupart des emplois qui existent aujourd'hui pourraient disparaître au cours des décennies. L'intelligence artificielle surclasse les humains dans de plus en plus de tâches, et peu à peu, remplace l'homme dans de plus en plus d'emplois.

Qu'allons nous faire quand il n'y aura plus de tâche à exécuter ?
La religion ? Jeux vidéo ? Monde virtuel ?"

Et si nous étions déjà dans un jeu vidéo car on s'ennuyait à la réalité du dessus ? We need to go deeper.

Envoyé par Palanga le 11 mai 2017 à 16h10

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_pepe_

Je me rappelle qu'on prédisait déjà la même chose il y a trente ans, à propos de l'IA et de la robotique. On allait entrer dans l'ère de la société de loisirs.

Mais face à cette idée insoutenable, le grand capital a repris le dessus. Au lieu de passer aux 32 heures et de partager les bénéfices des avancées technologiques, on a doublé le taux de chômage réel et la paupérisation des Français s'est accrue tandis que la caste des riches s'est enrichie plus que jamais.
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Procrastinateur En réponse à _pepe_ Vermisseau

Faut dire que dieu il a dit que vu qu'on avait bouffé la pomme, ben il fallait bien en chier sur cette terre et que le rien foutage et le bonheur, c'est après, quand t'es clamsé.
Alors le grand capital, il fait rien de mal, il applique la volonté divine.
T'imagines bien que ces idées socialo communistes dégénérées soixante huitardes de rien foutre sur terre, c'est pas très moral et qu'heureusement qu'ils sont là pour défendre nos sociétés contre cette déliquescence.
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_pepe_ En réponse à Procrastinateur

Ton point de vue que l'exploitation de l'humanité par le grand capital serait la volonté divine ne me surprend pas compte tenu de nos derniers échanges. Pratiquement tous les grands régimes totalitaires s'en sont réclamés, après tout.

Quant aux "idées socialo communistes", elles ne préconisent pas de ne rien foutre sur terre, mais (entre-autres) plutôt de ne pas se faire voler le fruit de son travail par une bande de parasites riches et oisifs. Mais du point de vue des exploiteurs, quand le travail d'autrui ne leur rapporte pas, ce ne peut forcément pas être du travail.

Ces idées sont malheureusement défendues par des gens qui ne sont pas aussi méchants que leurs détracteurs, et sont régulièrement récupérées par des usurpateurs qui mènent en leur nom des politiques en faveur du grand capital ou de leurs intérêts personnels.
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Procrastinateur En réponse à _pepe_ Vermisseau

Alors non, c'était suffisamment cliché pour ne pas avoir de réponse dithyrambique.
Mais sinon , vu que tu en parles, si, le capitalisme est d'inspiration protestante et les catholiques ont même supprimé des péchés le droit d'usure pour pouvoir s'en servir.
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_pepe_ En réponse à Procrastinateur

Dans la catégorie des stéréotypes ressassés, celui que tu nous as servi juste au-dessus ne dépasse-t-il pas de loin le mien ?

Quoi qu'il en soit, même si elles en ont été le prétexte durant des millénaires, les croyances religieuses ne justifient pas l'exploitation d'une catégorie de la population par une autre. Et le fait que la religion puisse évoluer pour légitimer un nouveau mode d'exploitation humaine est bien la preuve de son instrumentalisation et de l'ineptie de ce qu'elle préconise en la matière.
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Sioux7 En réponse à _pepe_ Vermisseau

C'est sur que par la loi, les ouvriers remplacés, ou tt les ouvriers de la boite seraient coproprios des chaines robotisées, que cela produirait un résultat un chouilla différent...

C'est clairement pas la voie que ça prend si la population laisse pisser, ni ça, ni les soluces de type Salaire à Vie à la Friot (pourquoi pas), mais quand on voit ce qu'Hamon en faisait...
Même l'alternative molle met tellement d'eau dans son vin...
Taillée sur mesure pour handicaper ce qu'il reste de vraie gauche, ne pas passer face aux deux candidats boosté par le PPA, Le Pen, marchepied d'un Macron dont personne ne veut...

Caricature hypocrite de démocratie, coproduction d'une caste politique à l'idéologie féroce travestie en rationalisme bienveillant, Valets conscients d'une hyperclasse très restrainte de possédants, qui, sachant que les promesses dont ils habillent leurs projets communs ne convainquent plus grand monde, que métaphoriquement, leurs crocs de prédateurs et leur déprédations commencent à se voir, nettement dessinés sous le masque de la bonne mère-grand, probablement conscients aussi qu'un jour seule la force leur permettra de verrouiller une situation inacceptable, mais qui, tant que toutes les chaînes ne sont entièrement forgées ont besoin de continuer un peu plus la mascarade.
Il y'a en premier un putain de combat culturel et idéologique à mener contre une presse Oligarchique papier, TV et Internet, marchant comme un seul homme, verrou de l'illusion selon laquelle il n'est d'autre monde possible, entre précaires qui ont besoin de croûter, convaincus aux œillères partisanes en oreilles d'éléphant tannées, et les pires, éditorialistes et chefs de rédac' conscients des torsions qu'ils infligent à la vérité qu'ils prétendent révérer, chiant allègrement sur la charte de Munich, persuadé que leur rôle est d'éviter à autrui de "mal penser" et non de l'informer, aux choix éditoriaux pétris par la conviction que toutes les vérités ne sont bonnes à dire...

Par contre, même si le désaccord est fréquent avec Procra, il était assez clair qu'il était d'accord et surenchérissait avec Ironie.
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Terdr Verdtr

Ah... Simulacron 3, rien a changé en 50 ans !
En gros, c'est un très bon livre de 1964 sur le sujet où la société humaine s'est divisée en deux catégories, les sondeurs et les sondés. Réaliser des sondages étant le seul moyen viable pour leur économie mais prenant 50% de leur main d’œuvre, ils décident de réaliser une réalité virtuelle dans laquelle les sondages y seraient réalisés, libérant de facto 50% des travailleurs dans la "réalité".
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